17 octobre 2009
Universal War One (spécial: cette fois, c'est la guerre!)
Dessinateur: Bajram |
Entre Saturne et Jupiter, au cœur des jeunes États les plus prospères
de la Fédération des Terres Unies, la troisième flotte de l'United
Earthes Force veillait inlassablement sur le périphérie du système
solaire. elle assurait par son gigantisme un incroyable sentiment de
sécurité à ses habitants.
Mais le MUR est apparu. Si grand, si sombre. Insondable.
Ici commence la Première Guerre Universelle.
Comment peut-on écrire encore de la science-fiction après Bajram ?
J’ai relu hier les six albums de cette série et je redescends sur terre
à tâtons… « Redescendre sur terre » est l’expression juste, tant le
cadre dans lequel l’auteur nous projette semble littéralement
extra-terrestre. Nous sommes loin de nos préoccupations de tous les
jours, nous sommes loin de nos tracas pragmatiques du quotidien, nous
sommes loin de ces petits ennuis qui ponctuent les journées de
l’occidental moyen. Nous sommes loin, et pourtant… Et pourtant… C’est
notre monde : le cosmos, le soleil, les étoiles, les trous noirs, la
relativité du temps et de l’espace, l’univers enfin !... C’est là que
nous sommes, dans l’infiniment grand, parmi toutes ces données que
notre pauvre cerveau peine à appréhender, peine à concevoir. Cioran
écrivait qu’un matin, après avoir entendu à la radio un astronome
évoquer les milliards de soleils errant dans l’univers, il avait décidé
de ne pas aller faire sa toilette ; à quoi bon se laver finalement ?
Notre existence paraît bien insignifiante lorsque l’on considère la
Vérité à l’échelle universelle. Celui qui a déjà pissé contre une
fourmilière est-il moins coupable que l’assassin d’un seul individu ?
Lorsque l’on entre dans UW1, une image nous apparaît : Celle d’un plan
très, très, très, très large de la voie lactée… Un soleil au premier
plan ; un trou noir un peu plus loin ; une planète, une autre, une
autre encore ; peut-être un autre trou noir ; peut-être un autre soleil
dans le fond ; d’autres étoiles, d’autres planètes, des comètes… Et là,
quelque part, perdu dans ce noir infini, une petite flèche indiquant un
point imperceptible, une petite flèche perdue, accompagnée de ces mots
: « Vous êtes ici ».
Ils sont six, l’escadrille Purgatory. Rarement une BD ne nous aura tant
fait tomber en affection devant ses protagonistes. Du génial Kalish au
minable Mario, tous sont vivants de façon si violente, si pure, si
vraie que nous nous y attachons bien plus que d’ordinaire. C’est là le
génie de ce maître des paradoxes qu’est Bajram; il lui suffit de faire
de ses héros les pantins pathétiques d’un déchaînement causal universel
pour que nous nous y retrouvions projetés. Ses personnages sont
insipides, grotesques, stupides, prétentieux… Kalish a beau redresser
la barre, lui aussi n’est qu’un jouet ; il le sait, c’est tout. Quelle
bande de crétins que cette escadrille Purgatory! Leur destin pourtant
nous interpelle et l’on réalise à quel point, perdu aux quatre coins du
cosmos ; ces individus sont vivants et atrocement éphémères. Mais si
dans l’Absolu la vie paraît insignifiante, la mort l’est encore plus.
Ces personnages peuvent souffrir, mourir, tuer… On s’en fout. Ce qui
importe, c’est qu’ils aient vécu. Oui, il suffit d’avoir vu le visage
dément d’un Mario en colère, le regard impuissant d’un Kalish éclairé,
la gueule bouffie d’orgueil d’un Balti humilié… L’escadrille Purgatory
a existé, quelque part, quelques temps ; et quoi qu’il arrive, ils
auront vécu ; c’est là tout ce qui compte.
UW1, c’est aussi une utopie génialement crédible. Le principe de
colonisation des planètes, de mondialisme sublimé à l’échelle de
l’univers, de bases de transit, etc. A l’heure où l’on parle de plus en
plus fréquemment d’un Nouvel Ordre Mondial, il est bon de plonger dans
une fiction qui transcende ce projet par delà notre planète. Aucun
manichéisme déplacé, aucun bouc émissaire, aucune alternative politique
proposée. Juste une projection pertinente de l’homme dans un 22ème
siècle péniblement probable. Car c’est aussi ça Bajram, la lecture
lucide et pertinente d’une époque nauséabonde, l’approche
eschatologique d’une humanité en déclin (ou plutôt en fin de cycle).
Viennent ensuite les maths et la physique. Bajram joue sur la notion de
paradoxe temporel comme aucun autre auteur (à ma connaissance). Quelle
maîtrise du temps et de l’espace ! Quelle érudition ! Cette faculté de
retomber sur ses pattes en permanence, ce talent d’équilibriste, cette
rigueur imparable ! (ou presque... Quelques détails demeurent un peu
flous mais enfin, cela ne perturbe en rien l'harmonie de l'œuvre).
Bajram vagabonde dans sa page noire constellée de calculs et de
formules obscures… On le suit sans peine cependant. Les mathématiques
sont trop souvent considérées comme anti-poétiques alors que durant
bien des siècles, mathématiciens et physiciens étaient aussi musiciens,
poètes et écrivains. Bajram réconcilie ces deux sphères : « littéraire
» et « scientifique ». C’est pareil ! En effet, si le chiffre lui est
manifestement coutumier, il n’oublie pas qu’au commencement était le
Verbe. Son œuvre est autant littéraire que scientifique, sinon
davantage. Il aborde les mathématiques avec une profondeur
philosophique et la philosophie avec une rigueur mathématique. La
physique prend du sens lorsque ses conclusions ont un impact direct sur
la manière qu’à l’homme d’appréhender son existence, Bajram l’a bien
compris. Il relativise l’humain au sein de l’univers mais n’omet pas
pour autant que si notre vie est vaine et dérisoire par essence, elle
demeure cependant tout ce que l’on a.
L’Absolu universel versus l’individu. Tiraillement millénaire. Comment
rallier ces deux notions en conservant la Vérité de l’Absolu et
l’intégrité de l’insignifiance humaine ? Par la poésie, pardi ! La
poésie rassemble l’Eternel et l’éphémère. La poésie témoigne de cette
dualité et ce témoignage devient un pont entre l’intérieur et
l’extérieur de ce que Platon nommait la caverne. Or, est-il œuvre
poétique plus riche et plus profonde que la Bible ? Pas à ma
connaissance. L’obscurantisme religieux fit bien des dégâts au gré des
siècles, le plus grave d’entre eux fut de discréditer la valeur
fondamentalement éclairée des saintes Écritures. Qui ose encore scander
quelque propos christique en brandissant sa Bible ainsi qu’un talisman
se fait – au mieux – rire au nez ou – au pire – traité d’ignorant
sanguinaire attardé. Bajram démontre avec cette série que l’approche
évangélique d’un phénomène reste la plus profonde et la plus percutante
manière d’en extraire la Vérité. « Évangélique » n’est peut-être pas le
meilleur terme à employer ici puisque Bajram part de la Genèse et
s’appuie sur les premiers livres de l’Ancien Testament pour faire
progresser son intrigue. Il y insère aussi quelques allusions
pertinentes à l’Apocalypse de Jean… Bref, il pioche ici et là au sein
de la Bible et parvient à créer une cohérence géniale entre ses
références (ce qui - sommes toutes - est normal puisque, de la Genèse à
l’Apocalypse en passant par les Evangiles, le message est similaire.)
Lorsque l’on se penche sur le tout premier livre de la Bible, on
remarque que le septième jour – celui ou l’Eternel se repose (ou se
retire) – est le seul à ne pas se clore sur « un soir et un matin ».
Aussi, le septième jour ne se termine pas et l’ultime acte du Démiurge
fut de créer « l’Homme à son image »… A l’image du Créateur, donc.
Ainsi, l’Homme est appelé à créer. Bajram l’a compris et nous offre à
son tour sa Vérité avec UW1. Bajram est un artiste, il est donc
Patriarche. Les extraits de la Bible de Canaan qui ponctuent cet
ouvrage sont en réalité une mise en abime de l’ouvrage lui-même, car la
seule Bible véritable dont il faut se souvenir lorsque l’on ouvre
"Universal War One" est celle que l’on tient entre ses mains durant
cette transcendantale lecture.
Je resterai hanté longtemps encore par ces visages, ces expressions,
ces dialogues, ces couleurs, ces décors, ces inventions… Bajram est un
auteur incontournable, un Mystique illuminé, un scientifique borné, un
Révolutionnaire dans l’âme comme le sont les vrais et rares artistes…
Bref, Bajram est un écrivain immense qui sait exploiter de manière
imparable les vérités physiques et mathématiques pour transcender son
sujet qui est l’âme de l’individu errant dans l’infiniment
inconcevable. « Errer humanum est » écrivait encore HFT…
Bajram offre une œuvre emplie d’espoir. Il prend sur lui les tourments,
les doutes et les maux de son époque, il sublime ceux-ci et en fait
jaillir une étincelle inouïe qui scintillera longtemps encore dans
l’œil du lecteur transporté. Un poncif vulgaire stipule que le
scientifique ne peut croire en Dieu. J’ignore si Bajram affirme croire
en quelque Eternel que ce soit, cependant – à l’instar de Kalish – il
choisit de garder la Foi. En Dieu ? En l’Homme ? En l’Art ? En la
Science ? En la Poésie ? En la Vérité ? En l’Absolu ?... Qu’importe,
tout se vaut tant qu’on y met une majuscule ; et des majuscules il y en
a dans UW1 !
Comment peut-on écrire encore de la science-fiction après Bajram ?
07 septembre 2009
GTO (Great Teacher Onizuka)
Informations générales
- Auteur: Fujisawa Tôru
- Origine: Japon
- Année de création: 1997
- Titre original: GTO
- Nombre de volumes: 25
- AKA: - 반항 하지마!
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: GTO
- Editeur: Pika Edition

Eikichi Onizuka, 22 ans, célibataire, est un ancien voyou de Tokyo qui
cherche à tout prix à se trouver un travail. Seulement, il collectionne
les échecs, passant de compagnie en compagnie à cause de son manque de
sérieux, de sa tenue et surtout de son comportement de jeune
délinquant.
Eikichi décide donc de devenir professeur. Et ce dans l'unique but
d'enterrer sa virginité à jamais avec une des délicieuses lycéennes ou
collégiennes qu'il rencontrera sur son passage.
Quoiqu'il en soit, au fur et à mesure de son insertion dans la vie
professionnelle, notre cher Onizuka se rendra bien compte de quoi est
faite l'école... Il lui faudra ainsi être fin diplomate et fin
pédagogue pour aider et comprendre les jeunes -tourmentés-
d'aujourd'hui.
GTO est une référence et on comprend pourquoi, ne serait-ce que par le charisme de Onizuka, véritable terreur au coeur d'or. L'histoire part d'un principe déjanté. Comment un membre de gang
redouté de tous peut prétendre à devenir professeur ? Mais cette idée
loufoque fait la force du manga qui sort des cadres conventionnels et
nous offre une oeuvre humaine, pleine de bons sentiments et d'humour.
Le parcours d'Onizuka est plein d'embuches mais il évolue et cette
évolution se répercute sur ses élèves. Très mal embarqués au début, le
prof et les élèves entament une aventure où chacun va devoir lutter
contre ses démons et trouver un sens à sa vie. Même si Onizuka parait
ne pas évoluer, il change en bien. Après avoir errer dans la société,
il trouve enfin un sens à son existence dans un domaine où personne ne
le voyait. Outre une bonne histoire pleine d'humour, le charisme des personnages
pousse le manga vers le haut. Onizuka est charismatique certes mais il
n'est pas le seul. Kanzaki est ma préférée car elle est complexe et
mature, ce qui la pousse à s'isoler. D'ailleur, elle apparait de plus
en plus souvent pour devenir un antagoiste récurent. Miyabi est très
intéressante aussi mais elle n'est présente que de façon ponctuelle,
trop peu pour "exploser" vraiment. En règle général, les persos
féminins sont les plus recherchés. Elles dirigent en quelque sorte le
manga car elles sont toujours à des postes importants (directrices par
exemple). Le dessin, ensuite, est typique de ce genre de manga. Pas réaliste pour
2 sous mais parfait pour mettre en valeur les aspects comiques, mais je
me lasse assez vite de ce design particulier à force. Encore une fois,
les femmes sont à l'honneur car elles sont toutes magnifiques. Onizuka propose un panel d'expressions faciales toutes plus improbables les unes que les autres. Le décor est fourni
juste ce qu'il faut mais ce n'est qu'un élément secondaire. Par contre, la fin est décevante. Je veux dire que le dernier tome est
excellent mais les dernières pages me laissent un peu sur ma fin. Pour
moi, il n'est pas réellement terminé et quand on voit la qualité du
manga, je trouve dommage que ca se finisse comme cela. Tout était là
pourtant, avec une fin mouvementée, tragique, mature, qui ne s'est pas
confirmée dans les dernières pages. Cependant, l'auteur propose depuis quelques mois une suite s'intitulant "GTO Shonan 14 days". Bientôt dans toutes les bonnes crèmeries !
06 septembre 2009
Quartier Lontain
Informations générales
- Auteur: Taniguchi Jirô
- Origine: Japon
- Année de création: 1998
- Titre original: Harukana machi e
- Nombre de volumes: 2
- AKA:
- - 遙遠的小鎮
- - Distant Neighbourhood
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Quartier Lointain
- Editeur: Casterman Ecritures

Alors qu'il devait prendre le train pour Tokyo après un voyage
d'affaires, Hiroshi Nakahara (48 ans) se retrouve dans un train en
destination de sa ville natale sans savoir ni pourquoi, ni comment...
Mais une fois dans la ville en question, plusieurs souvenirs
ressurgissent, notamment celui de sa mère morte trop tôt. C'est
pourquoi il décide de profiter de l'occasion pour aller se recueillir
sur sa tombe. Et c'est à ce moment-là que l'improbable se produit :
Hiroshi se retrouve dans le corps du garçon de 14 qu'il était...
Il est transporté 34 ans en arrière forcé de revivre ce qu'il connaît
déjà : l'école, le départ prochain de son père, etc... ! Mais à la
différence qu'il a gardé son caractère, son expérience d'homme mûr, et
donc plus apte à comprendre les choses qu'à l' époque. Est-ce un rêve?
Cela semble si réel...
Doit-il tout faire pour changer son passé, ou doit-il simplement le revivre sous un autre angle? 
Le voyage dans le temps est un thème récurrent dans la littérature et
au cinéma. Dans Quartier Lointain, Jirô Taniguchi emprunte néanmoins
une voie intéressante en transférant l’esprit de d’un homme de
quarante-huit ans dans le corps de l’adolescent qu’il était
trente-quatre ans auparavant. Il revient donc à l’époque de son collège
mais avec l’expérience et les souvenirs d’un homme mûr, marié et père
de deux filles. Passé la stupeur et l’émerveillement, notre héros
Hiroshi se pose alors quelques questions essentielles : va-t-il
retrouver son corps et son époque et – si jamais il y parvient – quelle
influence auront ses nouveaux choix sur son futur ? L’histoire est donc plutôt simple, sans grand délire philosophique ni
tentative foireuse d'expliquer l’inexplicable. Le lecteur se contente
de suivre la deuxième adolescence du personnage principal : sa vie
d’écolier, ses après-midi avec son meilleur pote, son premier amour,
etc. Toutefois, un élément particulier se retrouve vite au cœur du
récit : le départ programmé de son père qui, Hiroshi le sait, s’enfuira
sans explication de la maison à la fin de l’été. Pour éviter ce drame
familial, notre héros de quatorze ans va donc essayer de se rapprocher
de son paternel (voire de le prendre en filature !), d’interroger sa
grand-mère bref, de comprendre ce qui a poussé un homme en apparence
heureux à quitter son foyer. Si les décors fourmillent de détails et sont bien mis en valeur par des
prises de vues très cinématographiques, le chara-design m’a semblé plus
quelconque. Non pas que les personnages soient moches ou difformes,
c’est juste qu’ils manquent un peu de charme et de variété. Cela se
voit notamment au niveau de la représentation des émotions qui ont
parfois un peu de mal à passer, à cause d’un léger manque de précision
des expressions du visage. Fort heureusement, ce petit défaut est
compensé par la richesse psychologique des protagonistes, finalement
très humains et parfaitement réalistes. On est vite happé par la quête
et les interrogations de Hiroshi qui essaye tant bien que mal de percer
les secrets de sa famille. Pour ma part j’ai vraiment dévoré ce manga sans prétention. Sans pour
autant crier au génie, j’avoue avoir passé un excellent moment.
Emouvant et prenant, voilà deux adjectifs qui qualifient bien cette
courte et belle histoire.
Icare
Informations générales
- Auteur: Moebius, Taniguchi Jirô
- Origine: Japon, France
- Année de création: 2000
- Titre original: Icare
- Nombre de volumes: 1
- AKA:
- - イカル
- - Icaro
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Icare
- Editeur: Made in (Kana)

Icare, est le nom de code pour un jeune homme doué du pouvoir de voler.
Enfermé dans un centre de recherches gouvernementales pour études sur
ses capacités, il tente tant bien que mal de s'émanciper et surtout de
vivre pleinement sa relation amoureuse avec Yukiko, l'anthropologue
chargée de l'étu
Drôle de collaboration que ce duo Moëbius / Taniguchi ! L'interview du
scénariste français en fin d'ouvrage est assez éclairante sur ce point.
Elle explique en plus ce qu'était le projet Icare au départ, quelque
chose de beaucoup plus long et adulte. Dommage qu'au finish on ne
dispose que de ce court one-shot. L'histoire est finalement toute simple mais le talent des deux auteurs
suffit à la rendre attrayante. Un enfant capable de volé est élevé en
cage par des scientifiques qui tentent de percer le secret de son
incroyable faculté. Rajoutez là dessus une intéressante relation avec
la jolie anthropologue du coin et le tour est joué. La patte de Taniguchi se retrouve sans problème au niveau du
chara-design et aussi des environnements SF très détaillés comme le
fameux centre de recherche. De nombreuses images s'étendent sur une ou
deux planches: du grand art ! Les dialogues sont rares, du coup pas de
superflu, on se concentre sur l'ambiance et l'action. Et ça bouge bien
! On est loin des historiettes reposantes que produit habituellement le
dessinateur nippon. Une belle aventure qui aurait sans aucun doute mérité un développement
plus long. La menace terroriste et l'aspect politique semblent
étonnement réduits, dommage. Dans l'état, ça reste un joli conte SF.
Gunnm Last Order
Informations générales
- Auteur: Kishiro Yukito
- Origine: Japon
- Année de création: 2001
- Titre original: Gunnm Last Order
- Nombre de volumes: 12+
- AKA:
- - 銃夢 Last Order
- - Battle Angel Alita: Last Order
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Gunnm Last Order
- Editeur: Glénat

Tombée dans le dernier piège tendu par Desty Nova, mais ramenée à la
vie par ce dernier, Gally se réveille dans Zalem, la cité flottante,
qu'elle découvre en pleine anarchie. Retrouvant peu à peu ses souvenirs
et déterminée à retrouver son amie Lou, Gally va alors entreprendre une
quête qui l'emmènera jusque dans les étoiles. 
Étrange destin que celui de Gunnm Last Order. Sous la pression de ses
éditeurs, Yukito Kishiro avait dû mettre brutalement fin à Gunnm,
livrant une conclusion qui ne le satisfaisait pas et le frustrait de
nombreuses possibilités scénaristiques. Cependant, grâce au succès
tardif mais phénoménal de la série au niveau international, Kishiro a
pu se remettre à l'ouvrage au début des années 2000 et est désormais
libre de poursuivre les aventures de Gally. Gummn Last Order est donc la suite de Gunnm qu'il reprend au milieu du
tome 9 lorsque Gally tombe dans l'ultime piège du Dr Desty Nova. Elle
est alors ramenée à la vie par ce dernier et se réveille sur Zalem,
l'utopie flottante au-dessus de Kuzutestu. Premier constat, l'aspect graphique a légèrement évolué. Kishiro semble
avoir parfaitement assimilé les 10 ans de progrès des logiciels de
graphisme numérique. Les décors de Gunnm, magnifiques mais parfois un
peu "bancals", sont devenus dans Last Order de véritables planches
d'architectes, riches de détails hallucinants de précision et de
perspectives parfaites. Difficile d'apprécier les graphismes de Hunter
x Hunter après ça. Gally aussi a légèrement changé, le magnifique
brushing années 80 (que personnellement j'adorais) étant remplacé par
une coupe lisse plus moderne. La rupture a également lieu au niveau du scénario. Alors que Gunnm se
déroulait exclusivement sur Terre, sous la coupe de Zalem, Last Order
permet à Gally de rejoindre la cité flottante et même, plus tard,
l'espace. C'est donc un tout nouveau monde que découvre notre héroïne,
un monde dont la barbarie n'a malheureusement rien à envier à celui de
la surface et qui ne correspond en rien aux espoirs des surfaciens.
Elle le dira elle-même : "J'ai connu autrefois un garçon qui rêvait de
voir cette scène, s'il savait ce qu'était Zalem cela l'aurait
prodondément attristé". Rupture aussi dans la narration. L'histoire de Gunnm se déroulait sur
de nombreuses années et n'hésitait pas à avoir recours à de longues
ellipses. De son côté, Last Order écarte les lieux pour mieux resserrer
les évènements qui jusqu'à présent (tome 7) ne se déroulent que sur
quelques mois, les 3 derniers tomes ne représentant que quelques
heures. Rupture enfin dans la tête de Gally. Elle retrouve désormais des
fragments de sa mémoire perdue avant qu'Ido ne la trouve dans la
décharge. Sa mémoire revenant, son retour dans le monde du "dessus"
d'où elle est venue et ses rencontres avec des personnages ayant connu
Yoko vont la conduire à entreprendre lentement le chemin la menant vers
son "unité". Elle qui n'était jusqu'à présent que Yoko OU Gally va
alors chercher à redevenir "entière" afin de retrouver ceux qu'elle
aime. Car elle est Yoko ET elle est Gally. Une histoire assez lourde donc, où Gally ne cesse de se remettre en
question à mesure qu'elle se redécouvre elle-même, mais une histoire
également teintée d'humour grâce à la présence des clones Tuned de
Gally, Zechs (n°6), grosse brute cherchant dans le combat une raison à
son existence, et surtout Elf (n°11) et Zwölf (n°12), jumelles
peureuses qui , par leurs gaffes à répétition, apportent un peu de
fraicheur à la quête d'identité de Gally. Un grand manga, tout comme l'était son aîné.
Gunnm
Informations générales
- Auteur: Kishiro Yukito
- Origine: Japon
- Année de création: 1991
- Titre original: Gunnm
- Nombre de volumes: 9
- AKA:
- - 銃夢
- - Battle Angel Alita
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Gunnm
- Editeur: Glénat

Alors qu’il arpentait la décharge de Zalem à la recherche de pièces,
Daisuke Ido récupère un vieux reste de cyborg humain dont le cerveau
endormi est encore intact. Mécanicien spécialisé dans les robots, il le
ramène donc dans son atelier et réussit à le réveiller.
Mais le cyborg est incapable de donner son nom et son sauveur doit donc
lui en donner un : Gally, dont la personnalité et le passé se
révéleront à travers de multiples combats...
Rarement un manga aura bénéficié d'une telle aura. Une aura qui perdure
encore aujourd'hui malgré la relative déception ressentie par certains
fans de la lecture de sa suite Last Order (en cours). Pour ma part je
me suis arrêté à la fin du tome 9 qui marque la fin de la série
originelle. A mon sens, la plus grande qualité de Gunnm est à chercher du côté de
son héroïne. C'est elle et elle seule qui captive le lecteur et le
pousse à tourner les pages les unes après les autres. Sa nature
biomécanique lui confère une grâce et une beauté carrément troublantes.
Le design de Galli fait l'unanimité alors que celui des autres
personnages apparait plus inégal (trop classique ou trop caricatural).
Le visage tantôt radieux de la belle se change parfois en masque de
haine frénétique et ses courbes presque adolescentes tranchent avec la
progressive maturité de son esprit. Nous avons là une héroïne
hors-norme particulièrement attachante qui ne cesse de s'interroger,
parfois naïvement, mais qui fait toujours preuve d'une détermination à
toute épreuve. Et dieu sait qu'elle va en baver... L'univers, bien que très classique, est vraiment attrayant. Il oppose
Zalem, cité utopique high-tech et inaccessible peuplée de quelques
privilégiés, avec le reste de la Terre symbolisé par la Décharge, ville
poubelle misérable où règne le chaos le plus total. L'excellent trait
de Kishiro nous assure une ambiance de qualité, plutôt sombre et portée
sur le gore. Ce qui est regrettable, c'est que le scénario n'exploite
qu'une infime partie du potentiel de ce monde désolé. La quête de Galli
n'est en fait que prétexte à une suite de rencontres et de bastons
(fort bien chorégraphiées d'ailleurs). En clair l'aventure relève
clairement du shônen, la violence et quelques pistes philosophiques
esquissées en bonus. Et si la plupart des personnages secondaires ne
manquent pas de charme, le caricatural n'est jamais loin. Certains
dialogues "bad guy" sont malheureusement assez indignes d'un seinen. Gunnm reste bien évidemment une série à lire car c'est avant tout un
superbe récit parfaitement rythmé et bourré d'action. J'irai même
jusqu'à dire que l'héroïne Galli, fascinante, justifie à elle seule la
lecture de cette fresque science-fictionesque culte.
05 septembre 2009
Battle Royale
Informations générales
- Auteur: Taguchi Masayuki, Takami Kûshun
- Origine: Japon
- Année de création: 1999
- Titre original: Battle Royale
- Nombre de volumes: 15
- AKA: バトル・ロワイアル
Version française
- Licencié: oui
- Titre français: Battle Royale
- Editeur: Soleil Manga, Vegetal Manga

Les 42 élèves de la classe de 3ème B du collège de Shiroiwa vont devoir
participer au jeu-phare de la République d’Extrême-Orient ( en fait une
horrible dictature) nommé le « programme ». Il s’agit de s’entretuer
entre camarades afin d’être l’unique champion. Tandis que trahisons et
folie règnent alors en maître, la résistance s’organise autour de Shûya
Nanahara et Shinji Mimura . Cependant certains choisissent avec brio de
« jouer » de toute leur âme à ce jeu infernal comme la diabolique
Mitsuko Sôma ou encore Kazuo Kiriyama, mystérieux et terrible.
Le film m'avait beaucoup plu pour son coté politiquement incorrect qui manque à beaucoup de film. c'est donc avec une certaine appréhension que je me suis décidé à lire le manga du même nom. Mon constat est sans appel: le manga est bien meilleur. Pas de surprise, l'histoire est la même mais elle n'a pas ce gout d'inachevé que l'on pouvait avoir à la fin du film et ce, pour une raison très simple. La psychologie est plus travaillée, ainsi, chaque personnage est étudié sous toutes les coutures possibles, individuellement comme en groupe. Il ne s'agit plus uniquement de Shuya et Noriko mais de toute la classe. Tout au long de l'aventure, on les observe avant et pendant le massacre qui s'organise gentiment. Alors que le film était déjà bien sadique, le manga l'est encore plus car il montre une classe, ou plutôt des groupes très soudés, explosés dans ce jeu cruel où la loi du plus fort s'inscrit naturellement. Chacun d'eux vit l'expérience différemment mais au fil des tomes, on sent la folie les gagner et leur instinct de survie prendre le dessus sur l'amitié. Plus exactement, certains dévoilent leur véritable nature de psychopathe en herbe. La raison qui les pousse à tuer parfois leurs amis est propre à chacun: protéger quelqu'un, volonté de gagner, prouver sa valeur aux autres et à soi-même, passer le temps. Evidemment, les héros dignes de ce nom cherchent à protéger des personnes qui leur sont chères comme ce brave Shuya, un peu moins énervant que dans le film, qui sert de chevalier servant à Noriko qui serait morte 20 fois sans son soupirant dévoué. Voilà pour les 2 principaux mais je dirai d'un point de vue général, les protagonistes sont trop nombreux. En effet, chaque tome passe en revu un ou plusieurs personnages, en détaillant presque trop son passé. Ce n'est pas vraiment un reproche car ce domaine est parfois le grand oublié des mangas et animés mais il y a une quarantaine d'élèves ce qui fait beaucoup, surtout que les histoires ne sont pas toujours intéressantes. L'auteur se serait contenté des personnages principaux, en survolant un peu plus les secondaires, je pense que le manga aurait gagné en clarté. Par contre, j'en apprécie 2 particulièrement: Kiriyama et Mitsuko. Ils étaient déjà excellents dans le film mais ils rayonnent dans la version papier. Kiriyama, au lieu d'être fou, devient froid et sans âme, ce qui le rend encore plus inquiétant. Mais contrairement au film, il apparait comme attachant quand on sait le pourquoi de son état. La folie est remplacée par la fatalité. Et ce cas s'applique aussi à Mitusko qui de démone passe à victime. Son histoire est la plus dur et la plus détaillé car l'auteur préfère laisser le doute sur Kiriyama plus longtemps, chose que je comprends tout à fait. Elle est la plus seule du groupe et la plus en manque de tout ce qu'un enfant doit avoir. Perdue dans un monde qui semble la renier, elle cherche un moyen de survivre, parfois en totale contradiction de ce qu'elle souhaite au plus profond d'elle même. Quelque part, la situation de Kiriyama peut se traduire aussi sous la forme d'une quête car lui aussi a perdu une chose vitale. Je ne les vois plus comme des tueurs sanguinaires mais comme des victimes d'un monde qui ne leur a pas fait de cadeau. Le dessin est sans conteste le grand défaut de Battle Royale. Certes, on pourrait y voir une certaine originalité mais pas moi. J'ai souverainement détesté les personnages qui sont tous aussi moches les uns que les autres. Là encore, Kiriyama et Mitsuko sont les 2 seuls gagnants car ils arrivent (difficilement certes) à dégager quelque chose. Même le décor n'est pas toujours esthétique mais c'est le seul point qui peut sauver le dessin, bien qu'il soit tantôt trop vide, tantôt trop brouillon. Malgré un dessin auquel je ne suis pas sensible, Battle Royale est un bijou par son politiquement incorrect, sa psychologie travaille et son histoire passionnante. Le film et le manga sont relativement proches mais ce dernier est de bien loin supérieur à la version cinématographique. Ce n'est pas à mettre entre toutes les mains pour la brutalité de certaines scènes. Mais dès que vous aurez l'age, foncez lire cette oeuvre qui ne vous laissera pas insensible.
03 mai 2009
L'Ecole Emportée


Shô est un jeune garçon inscrit en classe de CM2. Un matin où il s'est disputé avec sa mère, il part en colère à l'école. Sur le chemin, il rencontre un de ses amis et ils se rendent compte qu'ils ont oubliés leur chèque de cantine. Shô refuse de retourner chez lui mais son ami rebrousse chemin, quitte à arriver en retard. Cet ami sera l'unique rescapé de la petite école. En effet, l'école et tous ses occupants (élèves et professeurs) ont été transporté on-ne-sais-où. Panique générale dans cette école qui regroupe toutes les classes de la maternelle au CM2. Rapidement, les adultes sont débordés par la situation et les enfants devront se chargés eux même de leur survie dans ce monde hostile et à priori sans aucunes ressources... L'auteur nous fera découvrir l'histoire à travers deux point de vue: celle vécue par la mère du héros, Shô; et celle vécue par les Shô lui même et ses camarades.

Dur, très noir, l'Ecole emportée peut être lue en écoutant Mickey 3d (Respire) ou Cowboys fringuants (Plus rien). C'est de circonstance. Le message est fort : Faites attention à votre planète, ou il vous en coutera ! Un scénario très prenant, avec des personnages charismatiques et complexes, qui ne font pas leur âge (le héros est tout de même en CM2). A la fois très adultes pour lutter contre les difficultés et très enfants (qui réclament leurs parents), les élèves de l'école subissent tous les jours des situations de cauchemar mais relèvent toujours la tête. Trahison, amitié, réconciliation, solidarité, animosité.... L'école emportée est une critique acerbe de la société humaine et du monde des adultes, mise en scène par des enfants, qui montrent à quel point l'âme humaine est vénale quand sa vie est en jeu. une bonne leçon de courage et beaucoup de philosophie. Le character design est réaliste et travaillé, le dessin permet d'aller droit au but. Il donne de suite le ton, rend compte efficacement de l'atmosphère, de la douleur, de l'horreur. Certaines scènes sont difficilement soutenables en grande partie à cause du dessin plutôt que des faits. En bref : un Seinen (ne pas mettre entre toutes les mains quand même) coup de poing pour un sujet sensible, celui de la préservation de la planète.
05 novembre 2008
V pour Vendetta
Moore (Alan)
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Lloyd (David)
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| Delcourt (Web) | |||
| Contrebande | |||
| Policier/Thriller / Ados - Adultes | |||
| Comics | |||
| 6 | |||
| Série terminée (Uniquement disponible en intégrale) | |||
| Janvier 1989 | |||
Dans l'Angleterre fasciste de l'après-guerre nucléaire apparaît un justicier implacable signant ses actes de la lettre V. Obsédé par le souvenir d'une culture désormais interdite et disparue, cruel et terriblement intelligent, V s'attaque aux plus fort symboles de la dictature, animé par un immense désir de vengeance et une indicible haine. La police du Commandeur est sommée de mettre fin à ses agissements au plus vite...
Il n'est pas question que je polémique sur les qualités de "V pour Vendetta". D'autres s'en sont admirablement chargés avant moi. Est-il seulement besoin de rappeler que "V pour Vendetta" est l'oeuvre d'Alan Moore, sans doute le plus grand auteur britannique de bandes dessinées, qui est en outre le créateur de Watchmen et de From Hell ? Faut-il se souvenir que cette oeuvre a concrétisé la renaissance de la bande dessinée outre-manche, autrefois simple copie du comic américain, et qu'elle a fait l'objet d'une adaptation cinématographique assez récemment ? "V pour Vendetta" nous entraîne dans les arcanes d'un système totalitaire qui a complètement fait mainmise sur la Grande-Bretagne, après une guerre mondiale placée sous le signe du feu nucléaire. Face à ce "monstre froid" étatique et oppressant, un seul résistant: V. Comme nous le fait remarquer l'Ymagier, rien de bien originel dans ce postulat, qui nous ramène à l'éternelle lutte de l'oppressé contre l'oppresseur. Alan Moore se complaît ainsi dans une description méthodique - et il faut bien l'admettre: absolument réussie- d'un Etat qui voit tout, entend tout, sait tout, contrôle tout, les esprits comme les vies. Une sorte de régime néo-nazi poussé, dont l'auteur nous fait pourtant percevoir les failles. Un léviathan idéologique totalitaire certes, mais comme tous ceux qui l'ont précédé tout au long du XXième siècle, un "géant aux pieds d'argile". On peut aussi voir dans "V pour Vendetta" une peinture noire mais pleine d'espoir de la nature humaine. Noire, car les aspects les moins reluisants de l'âme humaine sont ici mis en exergue: la barbarie en premier lieu, mais plus original, la résignation des citoyens qui ont accepté de remettre leurs destins dans les mains d'un État qui leur a volé leur liberté. Et dans les quelques tranches de vies présentées, toujours ces petits vices proprement humains: l'ambition, la cruauté, l'indifférence... Mais pleine d'espoir, car sous la chape de plomb idéologique, le désir de liberté est toujours niché au plus profond de l'âme humaine. Il suffit d'un détonateur -ici V en l'occurrence- pour ranimer ce "souffle vital", qui pousse chacun à prendre en main son destin. Mais alors, "V pour Vendetta", ode à l'anarchie ? Je ne crois pas, mais il faut bien admettre que cette réflexion travaillée reste sujette à polémique, ce qui ne peut la rendre que plus intéressante. Et que dire de V ? Qui est-il vraiment ? A vrai dire, on ne le saura jamais. De même, les raisons qui l'ont poussé à s'attaquer ainsi à l'ordre établi restent obscures. Derrière ce masque se cache un homme, un tragédien, un bouffon. Je dois avouer que la personnalité complexe de ce "fou calculateur" m'a parfois effrayé. Mais à force de grandiloquence, on finit par s'en lasser. Il n'empêche que V reste un des personnages les plus énigmatiques de la bande dessinée. Mais pour moi, le personnage le plus intéressant est celui du Commandeur. Aussi incroyable que cela puisse être, ce dictateur mégalomane et fasciste surprend d'abord, et finit même par émouvoir. Si cette BD est au début véritablement passionnante, le fait que l'histoire s'étire en longueur l'handicape vraiment. Alan Moore veut faire de cette histoire une oeuvre profonde, ce qui enfonce parfois le récit dans des paraboles qui nuisent à sa fluidité. On se demande où l'auteur veut en venir, et arrivé à la fin, on se demande encore où l'auteur veut en venir! Et que dire de ces longues digressions théâtrales, tout bonnement pénibles! Que dire de ces baisses de régime au niveau du rythme ? Bref, pour moi dans "V pour Vendetta", l'efficacité a été quelque peu sacrifiée sur l'autel d'une certaine recherche esthétique et philosophique. De même, il ne faut pas prêter au scénario toutes les qualités possibles et imaginables, car les réflexions d'ordre historique m'ont paru un tant soit peu brouillonnes. Cela dit, cette BD reste vraiment au-dessus du lot. Mais quel dommage, pour une oeuvre aussi profonde et admirable dans sa construction comme dans sa réflexion -malgré les bémols-, d'avoir laissé la narration parfois encombrer le propos, au risque de laisser le lecteur au bord de la route...
26 septembre 2008
Donjon Parade
Sfar (Joann)/Trondheim (Lewis)
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Larcenet (Manu)
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| Delcourt (Web) (Site série) | |||
| Humour de rire | |||
| Humour | |||
| BD | |||
| 5 | |||
| Une histoire par tome | |||
| Septembre 2000 | |||
Cette fois nos deux scénaristes nous racontent des histoires qui ont eut lieu avant l'apprentissage de la bagarre à Herbert. Toutes les histoires sont pleines d'humour, c'est encore des histoires indépendantes comme par exemple !
-Un nouveau gars construit un donjon et il faut l'empêcher de faire mieux que le Donjon.
-Ou encore, il faut aller demander à un pauvre mourant ce qu'il faut faire du vœux qu'ils ont avec le lampé magique !
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