15 novembre 2009
Funny People
Date de sortie cinéma :
7 octobre 2009
Réalisé par Judd Apatow
Avec Adam Sandler, Seth Rogen, Leslie Mann
Long-métrage américain.
Genre :
Comédie dramatique
Durée :
2h20 min
Année de production :
2008
Dans le monde du stand-up, un comédien se retrouve dans un état de mort imminente...
Attendu comme le haut du panier de la comédie US du moment (avec forcément Judd Apatow aux manettes puisque le seigneur détient la totalité des terres hollywoodiennes en matière de zygomatiques), "Funny People" s'immisce intimement dans le monde du showbiz, et plus précisément du stand-up à l'américaine. Comme toujours dans cette petite famille que l'on aime retrouver (Apatow, Rogen, Mann, Sandler, Jonah Hill entre autres), l'amitié est au coeur du récit. Les personnages se perdent pour mieux se retrouver autour de tous ces mots doux que le cinéaste affectionne, en général concernant le grand bras masculin ou les mensurations épiques de la femme. Si la vulgarité est acceptée (pas tant gratuite qu'affectueuse envers les personnages et le public), le moment est, à défaut d'être grandiose, tout à fait sympathique. Car malheureusement l'ambition de ce "Funny People" n'est pas executée. Apatow en demande beaucoup et se voudrait l'héritier d'un comique fantôme (on ne sait trop qui, peut-être un peu de Peter Sellers?), mais passe à côté de la richesse thématique que lui offre son sujet. La dramaturgie n'a jamais l'ampleur nécessaire pour travailler sur tous les fronts ; la critique, la caricature, la comédie familiale, le mélodrame, la romance et l'humour jeune. Malgré la longueur du métrage, assez rare dans le genre, cela ne suffit pas à compléter tout ce que le scénario réclame de famine, ainsi les démarches s'annulent quasiment toutes et deviennent superficielles. "Funny People" n'est pas mal construit ou mal pensé, il est simplement trop léger pour rester gravé dans les mémoires et atteindre celui qui est déjà passé là avant : Milos Forman et son "Man on the moon", vertigineuse plongée dans le monde du comique américain, avec ce qu'il fallait d'inventivité et d'exubérance. Le schéma de "Funny People", lui, reste trop classique, et certainement pas adapté au milieu qu'il décrit pourtant avec une familiarité qui sonne comme une évidence.
Funny People - Bande-annonce VOST
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Full Alert
Date de sortie cinéma :
18 juillet 1997
Réalisé par Ringo Lam
Avec Lau Ching-Wan, Francis Ng Chun-Yu, Amanda Lee Aday
Titre original : Go do gaai bei
Long-métrage
hong-kongais.
Genre :
Drame,
Policier,
Action
Durée :
1h38 min
Année de production :
1997
Pao Wai-hung, un flic acharné, arrête Mak Kwan, un simple perceur de
coffre fort, suite à la mort d'un architecte. Lors de la confrontation,
les choses tournent mal : Mak Kwan n'assume pas son crime et est bien
déterminé à s'évader au plus vite. Pao, de son côté, voit ses
convictions remises en doute. Le flic et le criminel seraient-ils plus
proches qu'ils ne l'imaginent ?
Un flic (Lau Ching Wan) va aller jusqu’au bout de lui même pour traquer un voleur (Francis Ng) : schéma classique, mais qui accouche cette fois ci d'un polar d'exception. La vision qu'a Ringo Lam de HongKong est sordide. Les ruelles sombres et labyrinthiques, souillées par toute la crasse du monde, sont littéralement repoussantes. Les immeubles sont laids, sales et peuplés de gens désoeuvrés. Au milieu de ce triste décor se dresse Lau Ching Wan, dans la peau d'un flic intègre mais qui va donner tellement de sa personne pour retrouver un malfrat qu'il mettra en péril son équipe, mais aussi sa propre famille. La frontière entre la vie privée et la vie professionnelle est infime ; si l'une commence à empiéter sur l'autre, c'est le début de la fin. L’inspecteur Pao s'en rendra peut-être compte trop tard, lui qui ne recule désormais devant rien pour résoudre cette affaire : cet acharnement est magnifiquement illustré par la scène où l’inspecteur Pao s’abaissera jusqu'à fouiller dans une poubelle nauséabonde pour retrouver son arme et poursuivre Mak Kwan... scène qui s'achèvera par un tir malheureux du flic sur un motard qui passait par là. Pao continuera sa course poursuite plutôt que de prendre le temps de s'attarder sur le malheureux… Parallèlement au mal être transpirant de l’inspecteur Pao, le voleur interprété par Francis Ng connaît également son lot de tristesses. Il n'est pas vraiment à l'aise dans la peau du "méchant"de service, et les hommes qu'il a déjà tués reviennent constamment le hanter. Il doit faire face aux flics mais également à ses collègues, parfois suspicieux à son égard. Malgré tout cela il doit aussi trouver le temps de penser à sa femme. A l'instar de l’inspecteur Pao, il se ne rendra pas immédiatement compte des risques et des drames qu'il l'oblige à endurer... On sent les deux hommes fatigués, au bout du rouleau, marqués par la vie et ses souffrances. Chaque nouvel effort semble mettre à mal leur corps et leur moral. FULL ALERT recoupe donc les thèmes propres au cinéma de Ringo Lam : mince frontière entre le bien et le mal, personnages en proie aux doutes et à leurs démons intérieurs, relations tendues et ambiguës entre les personnes présumées bonnes et les présumées plus mauvaises, psychologie des personnages fouillée en profondeur : FULL ALERT est ainsi (à mes yeux) le dernier grand film de Ringo Lam. Il sera suivi de deux bons films (THE SUSPECT et VICTIM) encore bien représentatifs du style Lam, puis par des productions mineures, voir catastrophiques, même si l'ambiance des films passés transpire encore parfois de ces oeuvres là. FULL ALERT est donc un polar à voir absolument, un vrai grand film grâce au jeu des acteurs principaux, grâce à la mise en scène plutôt simple de Ringo Lam qui n'abuse jamais d'effets pour en mettre plein les yeux, grâce à cette histoire sordide, magnifiquement écrite (par Lam), d'un flic qui veut aller jusqu'au bout pour accomplir sa mission... jusqu'à la scène finale, une des plus belles de l'histoire du cinéma HK.
13 novembre 2009
L'Âge d'or
Réalisé par Luis Buñuel
Avec Pierre Prévert, Gaston Monot, Lya Lys
Long-métrage
français.
Genre :
Drame,
Comédie,
Fantastique
Durée : 60 min
Année de production :
1930
Sur un scénario de Buñuel et Dali des images folles, un film choc qui fut longtemps frappe d'interdiction et provoqua la parution du "Manifeste surréaliste".
Suite au «Chien andalou» (France, 1928), le surréalisme s’affiche et dérange, différemment, dans «L’Âge d’or» (France, 1930) de Luis Buñuel. Là où le premier court-métrage dérangeait par son illogique narration et par la folie onirique de son contenu, «L’Âge d’or» possède une histoire plus réelle, tout en étant à des milliers d’années lumières du réalisme. Grosso modo, c’est l’histoire d’un homme (Gaston Modot) qui a pour mission de venir au secours d’enfants, de femmes innocentes et de pauvres vieillards. L’homme semble donc incarné le modèle type du héros, à la rescousse de la pauvre et de l’orphelin. Mais l’ironie grinçante de Buñuel, ironie qui ne retrouvera son mordant efficace qu’avec «La Voie lactée» (France-Italie, 1969) et «Cet obscur objet du désir» (France-Italie, 1977), fera croiser au présumé héros le chemin de la folie passionnelle. L’ironie pèse tout le long du film, elle pèse tellement qu’elle est le négatif de la légèreté que dégage l’oeuvre. Sommes de barbarie : meurtre sauvage d’un enfant comme un vulgaire canard, violence gratuite sur un aveugle inoffensif et une bourgeoise servile, etc… Buñuel ri de cette gravité, il en ri pour ne jamais en pleurer car ici l’art n’est pas dans sa valeur illustrative, elle y est expérience avant de devenir politique pour «Terre sans pain» (France, 1932). Heureusement le film, bardé de surréalisme, grâce à une causalité des plus démunis de logique, n’affiche jamais d’irresponsabilité. «L’Âge d’or» l’est peut-être du cinéma artistique. Le plan final de «L’Âge d’or» tout aussi étrange que le reste laisse une ouverture immense vers l’œuvre buñuelienne. «L’Âge d’or» et «Un chien andalou» se révèlent a posteriori les immenses introductions de l’œuvre de Luis Buñuel.
Un chien andalou
Réalisé par Luis Buñuel
Avec Luis Buñuel, Pierre Batcheff, Simone Mareuil
Court-métrage
français.
Genre :
Court métrage
Durée :
17 min
Année de production :
1928
Tout commence sur un balcon où un homme aiguise un rasoir... La suite
est une série de métamorphoses surréalistes. Un homme sectionne l'œil
d'une jeune fille. Un nuage passe devant la lune. Huit ans après. Un
cycliste tombe accidenté dans la rue. La jeune fille lui porte secours
et l'embrasse...
1928, Salvador Dali fait un rêve. Visiblement fasciné par plusieurs
éléments qui s'y trouvaient, il décide d'en tirer un scénario avec
l'aide du cinéaste Espagnol Luis Buñuel, lequel se chargera par la
suite de retranscrire à l'écran ce travail. Depuis, 80 années ont
passées mais le caractère novateur de l'expression surréaliste ne s'est
pas envolé, loin de là. Allant à l'opposé de toutes les idées reçues en
terme d'art, prenant à contre-pied les quelques règles qui avaient
alors été érigées pour les salles obscures, ce court-métrage de 15
minutes est depuis reconnu comme l'une des créations phares d'un
mouvement pas comme les autres. Point de linéarité, plutôt une
succession de flashs-back troublants car comportant bien évidemment
chacun des bribes des autres permettant ainsi de relier non pas
logiquement mais bel et bien visuellement des scènes
sans lien apparent. Buñuel repousse très loin les traditionnelles
conceptions d'espace-temps et enchaîne avec une aisance stupéfiante des
images devenues marquantes pour la mémoire collective. "Un Chien
andalou" bénéficie en outre d'un montage soutenu, rythmant
intelligemment un essai remarquablement mis en musique. On peut ainsi
un quart d'heure durant admirer de nombreux plans à la grammaire très
étalée (Orson Welles n'a rien apporté !) pour un résultat techniquement
superbe. Si l'on excepte un faux-raccord criant (qui plus est à un
instant-clé, sacrilège !) et une caméra mobile ayant parfois du mal à
s'accommoder de quelques mouvements apparemment compliqués à appliquer
avec les outils de l'époque, on peut légitimement et objectivement
constater qu'il s'agit d'une petite merveille visuelle.
Personnellement, je dois dire qu'il m'a frappé car comprenant toute une
série d'éléments me touchant particulièrement, étant particulièrement
sensible notamment aux récits inconscients. Jorodowsky ira plus loin
encore dans la provocation et l'absurde quarante ans plus tard avec son
inoubliable "Fando et Lis".
12 novembre 2009
Lady Snowblood
Réalisé par Toshiya Fujita
Titre original : Shurayukihime
Long-métrage
japonais.
Genre :
Thriller
Durée :
1h37 min
Année de production :
1973
Un instituteur et son jeune fils sont sauvagement assassinés par quatre malfrats. Son épouse est enlevée et violée à plusieurs reprises avant qu’elle ne parvienne à assassiner un de ses bourreaux. Condamnée à la prison à vie, la femme accepte sans dire un mot les viols perpétrés par ses geôliers dans le seul but de tomber enceinte. Bientôt, une petite fille prénommée Yuki vient au monde. Privée d’enfance, transformée en impitoyable machine à tuer par un moine et une ancienne détenue, elle devient à 20 ans ShuraYuki (Meiko Kaji), l’incarnation de la vengeance de sa défunte mère, et commence à traquer ceux qui ont détruit la vie de cette dernière.
Attention ! Chef d’œuvre absolu ! Après les mythiques LONE WOLF AND CUB (BABYCART), c’est au tour de SHURAYUKIHIME, un autre grand personnage de Kazuo Koike, d’être magistralement porté à l’écran. Ultra violent, bouleversant, porté par l’actrice la plus charismatique du monde, ce sommet du chambara est la plus belle des histoires de vengeance, une poignante tragédie dont l’impact sur le spectateur défie les années. L’élément le plus fascinant est bien sûr Yuki. Si les BABYCARTs étaient déjà bien gratinés, LADY SNOWBLOOD repousse les limites du chambara en matière de violence graphique et psychologique. Viols, corps sectionnés au niveau du torse, bras tranchés, geysers de sang s’échappant de la moindre plaie : un jusqu’au-boutisme qui est cependant nécessaire pour comprendre comment la jeune fille a pu hériter d’autant de rage, réaliser l’étendue de la déshumanisation provoquée par son conditionnement et donner à son histoire tout son côté tragique. Née de pratiques innommables mais pourtant ardemment désirée, Yuki ne sera jamais aimée ni considérée comme un être humain. Elle n’existe que pour être l’incarnation de la vengeance de sa mère, une bombe à retardement amenée à exploser aux visages des malfrats qui ont détruit la vie de cette dernière. Les effrayantes discussions entre la femme et ses co-détenues en disent long sur son avenir tant on dirait qu’elles parlent d’une arme, d’une créature infernale, plutôt que d’une adorable petite fille. Une d’elles ira même jusqu’à faire remarquer qu’il aurait mieux valu que ce soit un garçon étant donné ce à quoi elle servira. Ainsi, Yuki passera son enfance à apprendre la violence et la haine, à ignorer la douleur et à faire sienne la vengeance de sa mère. Personne ne jugera utile de lui inculquer autre chose, comme cultiver sa propre personnalité ou apprécier les belles choses que réserve aussi la vie, au point que le jeune fille semble perdue dès qu’elle cesse de traquer et détruire. Au contact de son « biographe», des sentiments nouveaux finiront pourtant par l’assaillir et faire émerger l’humanité que les autres se sont si longtemps appliqués à effacer. Des sentiments qu’elle ne peut comprendre comme le montre son visage lorsque sa propre volonté entre pour la première fois en conflit avec celle de sa mère et qu’elle hésite soudainement à tuer sa dernière cible pour ne pas blesser celui qu’elle aime. Qui d’autre que Kaji Meiko pouvait interpréter ce personnage complexe ? Belle, gracieuse, animale, émouvante, d’une incroyable présence, elle fait rentrer Yuki dans la légende dès sa première apparition. L’actrice atteint le sublime lors d’un final déchirant où, dans un hurlement mêlant rage et douleur, Shurayuki rend l’âme alors que se termine sa vengeance. Un cri à la fois de mort et de naissance puisque Yuki peut enfin exister, même pour quelques dernières secondes, en tant qu’être humain capable de ressentir la tristesse et la souffrance. Sa tristesse, suite à la perte de son amour et sa souffrance. Une scène belle à en pleurer, un immense moment de cinéma qui n’a pas finit de hanter les mémoires. Et dire qu’en plus d’être une actrice de génie, la belle Meiko chante comme une ange…. La réalisation de Toshiya Fujita est vraiment superbe et le film visuellement très élaboré. Des décors enneigés à la robe blanche de Shurayuki se teintant de rouge, de nombreuses scènes sont un véritable régal pour les yeux. La structure du film est très largement inspirée du manga: l’histoire se divise en chapitres oscillant entre passé et présent et évoquant les étapes essentielles de la vie de Yuki (le massacre qui a tout déclenché, la naissance, l’entraînement) et les éliminations de ses différentes cibles (un chapitre par ennemi). Un procédé qui permet d’éviter toute longueur et aboutit à un film direct, d’une redoutable efficacité et au rythme haletant. Habile mélange au féminin de Zatoichi (la canne épée devient une ombrelle épée, la façon de tenir le sabre à l’envers) et de Itto Ogami (la vengeance, la dureté du personnage), Lady Snowblood est une figure tout aussi emblématique du chambara. Le personnage d’un seul film étant donnée l’infériorité de sa suite d’autant plus inutile (en dehors, bien sûr, du plaisir de retrouver Meiko…) qu’elle détruit une bonne partie de la puissance du final. Shurayuki n’avait de toutes façons plus de raison d’exister étant donné qu’elle « était » la vengeance, représentée comme une entité qui après être passée de sa mère à Yuki, s’incarne dans la jeune fille qui la poignarde. Inutile d’attendre davantage pour découvrir ou re-découvrir le choc LADY SNOWBLOOD.
Lady snowblood - Toshiya Fujita - Trailer
envoyé par k-chan. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
09 novembre 2009
Paranormal Activity (spécial: le film qui fait peur)
Date de sortie cinéma :
2 décembre 2009
Réalisé par Oren Peli
Avec Katie Featherston, Micah Sloat, Amber Armstrong
Long-métrage
américain.
Genre :
Epouvante-horreur,
Fantastique,
Thriller
Durée :
1h35 min
Année de production :
2009
Un jeune couple suspecte leur maison d'être hantée par un esprit démoniaque. Ils décident alors de mettre en place une surveillance vidéo durant leur sommeil afin d'enregistrer les évènements nocturnes dont ils sont les victimes. Les images récupérées de septembre à octobre 2006 ont été montées en un film de 95 minutes, "Paranormal Activity".
La peur engendrée par un film d'épouvante est un sentiment bien relatif qui diminue grandement en fonction de l'âge du spectateur et de son degré d'exposition face à ce genre de cinéma. Étant un grand consommateur de films d'horreur, rares sont donc les films qui réussissent à m'effrayer au-delà de leur durée de visionnement. Ce qui m'amène à me poser la question suivante. Suis-je devenu désensibilisé à ce sentiment de peur, où est-ce seulement les cinéastes qui ont perdu la touche ? Paranormal Activity, un petit film indépendant qui ne tardera certainement pas à sortir de l'ombre, est venu réconforter l'amateur d'épouvante en moi ! Peu importe le nombre de films d'horreur que j'aie pu visionner, devant un film de la qualité de Paranormal Activity, le sentiment de peur est venu me frapper de plein fouet ! Comme en témoignent les Behind The Mask, Cloverfield, [Rec.] et Diary Of The Dead pour ne nommer que ceux-là, l'approche du cinéma-vérité est plus à la mode que jamais dans le cinéma d'horreur. Paranormal Activity, un film venu de nulle part, utilise judicieusement cette technique et s'avère être rien de moins que le film le plus effrayant depuis The Blair Witch Project sorti en 1999! Grandement inspiré des films de hantise du début des années 80 (The Amityville Horror, Poltergeist, The Entity), Paranormal Activity abandonne toute structure cinématographique au profit d'un réalisme alarmant. Anodines au départ, les péripéties du couple deviennent rapidement fascinantes. Les acteurs principaux ont une excellente chimie et réussissent à faire passer le tout comme étant légitime. À l'aide de dialogues judicieusement choisis, on en apprend plus sur leur vie, mais surtout sur le lien qui unit Katie à l'entité qui hante la maison. Graduellement, le réalisateur Oren Peli nous balance quelques indices sur la présence d'un spectre, mais prend bien son temps pour ne pas brûler le spectateur. Ça commence par une porte qui bouge de quelques centimètres pour se culminer en une finale qui fera dresser les cheveux sur la tête de n'importe quel cinéphile blasé ! Pour les spectateurs qui voudront bien se prêter au jeu, du moment que les activités paranormales surviennent, un sentiment de peur permanent s'installe. Si quelques frissons nous parcourent le dos au début, on devient rapidement paralysé par la peur !! Et ne comptez surtout pas sur l'apparition du générique pour vous libérer de ce sentiment lugubre. Il ne fera qu'empirer! Se déroulant sur une période de trois semaines, Paranormal Activity se présente en deux parties. Les scènes de jour nous permettent de voir le couple théoriser sur les événements, mais surtout placent le spectateur dans une apparente zone de confort. Les scènes de nuit, tournées en infrarouge, obligent le spectateur à se tenir prêt. La plus grande force du film d’Oren Peli est son réalisme inébranlable. Le cinéaste garde les choses simples et évite de tomber dans la facilité cinématographique. Paranormal Activity ne contient aucun effet tape-à-l'oeil ni exagération. Par contre, les quelques effets qu’il contient forment la clé de sa réussite. S’il est facile de figurer comment le cinéaste s'y est pris pour allumer une lumière ou fermer subitement une porte, voir un personnage se faire agripper puis tirer du lit par les pieds tient du génie ! Paranormal Activity est le genre de film que les studios n'ont pas le courage de produire. C'est un film audacieux, mais tellement simple qu'aucun producteur hollywoodien ne pourrait y penser! Une œuvre dont vous voudrez discuter avec vos amis ou qui vous forcera simplement à vous cacher sous les couvertures de votre lit. Voilà le cinéma d'épouvante à l'état pur !
Paranormal Activity - Bande annonce Vost FR
envoyé par _Caprice_. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
Moon
Date de sortie cinéma :
avril 2010
Réalisé par Duncan Jones
Avec Sam Rockwell, Robin Chalk, Matt Berry
Long-métrage
britannique.
Genre :
Science fiction,
Thriller
Durée :
1h37 min
Année de production :
2009
Sam Bell vit depuis plus de trois ans dans la station lunaire de
Selene, où il gère l'extraction de l'hélium 3, seule solution à la
crise de l'énergie sur Terre. Souffrant en silence de son isolement et
de la distance le séparant de sa femme et de sa fille, il passe sont
temps à imaginer leurs retrouvailles.
Mais quelques semaines avant
la fin de son contrat pour l'entreprise Lunar, Sam se met à voir et à
entendre des choses étranges... D'abord convaincu que son isolement y
est pour quelque chose, il se retrouve malgré tout à enquêter et
découvre que si ses patrons ont prévu de le remplacer, ils n'ont jamais
projeter de le ramener. A moins que ce soit la Lune qui ne souhaite pas
le voir partir...
Premier film de Duncan Jones, Moon étonne en premier lieu par sa maitrise technique : Budget serré et science-fiction réaliste pour un long-métrage ambitieux, toutes les conditions étaient réunies pour faire de ce premier effort une gamelle ! Marchant partiellement sur les traces du Silent Running de Douglas Trumbull, Moon est un drame sur fond de science-fiction d’anticipation. Le film met en exergue l’homme et sa solitude, condition difficile à tenir pour le cosmonaute Sam Bell (impressionnant Sam Rockwell) qui attend avec impatience la fin des trois années de mission lunaire pour enfin rentrer au bercail et retrouver sa famille. D’ici là, il compte les jours en compagnie de l’I.A. GERTY (voix de Kevin Spacey) et continue ses tâches quotidiennes jusqu’à ce que… Toute l’intrigue reposant sur les épaules du personnage de Sam, il était nécessaire de trouver un acteur à la mesure suffisante pour garder tout l’aspect dramatique intact. Travail que remplit avec talent Sam Rockwell, plutôt habitué aux second rôles dans les grosses productions (bien que ceux qui ont vu Confessions of a Dangerous Mind savent de quoi il est capable). Moon lui donne (doublement) la chance de déployer toute l’intensité de son jeu au service de la narration. L’autre point fort du métrage réside dans son ambiance : n’écartant pas les lieux communs de la Science-fiction (station au sol, véhicule lunaire dépouillé très réaliste), les extérieurs sont quasi monochromes et donnent le vertige, tandis que les intérieurs, pourtant aérés, semblent oppressant par leur blancheur quasi-clinique et leur propreté. Même GERTY reste d’un blanc immaculé, donnant l’impression de se trouver dans un hôpital… Malgré son budget riquiqui, Moon relève haut la main le défi de raconter une histoire ambitieuse, dramatique et humaine, signe de son appartenance au cinéma indépendant, ce qui ne l’empêche nullement d’être nickel dans le sens technique du terme : les effets spéciaux sont impeccables et la lune n’a jamais semblé aussi froide et peu accueillante…Attention toutefois : le rythme du métrage n’est pas à la mode, ne vous attendez pas à une intrigue menée tambour battant. C’est intimiste, poignant et la sauce monte lentement mais sûrement jusqu’au dénouement, donc voyez-le en connaissance de cause. Si vous attendiez des explosions dans l’espace, vous vous êtes trompés de salle… Vous vous demandez peut-être si j’ai aimé Moon. Oui, je l’ai apprécié, mais d’un œil technique seulement. Le film n’est pas généreux et demande à être regardé avec attention pour se couler dans son atmosphère si spécifique, il ne se laisse pas attraper si facilement. Drame intimiste en puissance, les thématiques de Moon dépassent largement le cadre de la SF pour parler de l’humain avant tout. Un seul mot d’ordre : restez intrigué, restez impliqués, et ce film vous ouvrira ses portes…
Moon - Trailer / Bande-Annonce #1 HD [VO]
envoyé par Lyricis. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
Le Corrupteur
Date de sortie cinéma :
14 juillet 1999
Réalisé par James Foley
Avec Chow Yun-Fat, Mark Wahlberg, Paul Ben-Victor
Titre original : The Corruptor
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
américain.
Genre :
Policier,
Action
Durée :
1h45 min
Année de production :
1999
Danny Wallace est nommé comme coéquipier de Nick Chen, policier
apprecié, rusé, efficace et introduit dans le milieu des triades, la
très puissante mafia chinoise de New York. La rencontre entre les deux
hommes tourne à la confrontation car Wallace est bien décidé à nettoyer
le quartier des gangs chinois. Pour Chen, il représente un fardeau, un
élément à former et une cible idéale pour Bobby Vu et sa bande de
tueurs. Mais les liens douteux qu'entretient Chen avec Henry Lee, baron
des triades, commencent à attiser la curiosité des pontes du FBI.
Produit par Oliver Stone, Le corrupteur est
la seconde tentative de Chow Yun Fat pour s'implanter aux USA et comme
pour "Un tueur pour cible" on sent l'adaptation U.S. du cinéma d'H.K.
sans avoir le génie de ses meilleurs réalisateurs. Cependant le film
est un agréable polar sombre ultra rythmé qui surprend par sa violence
avec une course poursuite particulièrement sanglante et efficace tout
en bénéficiant d'une intrigue solide. Et puis il offre à Chow Yun Fat
son meilleur rôle U.S. ou il nous ressort toutes les gimmicks qui ont
faits son succès tout en étant entouré d'excellents seconds rôles dont
Ric Young toujours aussi sympathique en crapule vicieuse.
The Corruptor (Theatrical Trailer)
envoyé par NakedBrotha2007. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
07 novembre 2009
Halloween
Date de sortie cinéma :
10 octobre 2007
Réalisé par Rob Zombie
Avec Scout Taylor-Compton, Malcolm McDowell, Brad Dourif
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage
américain.
Genre :
Epouvante-horreur
Durée :
1h46 min
Année de production :
2007
Die, bitch, die !
Un 31 octobre, à Haddonfield, Illinois, le soir de la fête des masques
de Halloween... La vie du jeune Michael Myers, 10 ans, bascule.
Troublé
par des pulsions morbides, moqué par ses camarades d'école parce que sa
mère est strip-teaseuse, harcelé par son beau-père, tourmenté par les
premiers émois sexuels de sa soeur aînée, il revêt un masque en latex
et, dans un accès de folie, assassine la moitié de sa famille au
couteau de cuisine.
A la suite de cette nuit de cauchemar, il est
pris en charge par le Docteur Sam Loomis, un brillant pédopsychiatre,
mais tue sauvagement une infirmière, précipitant le suicide de sa mère,
désespérée.
Un 31 octobre, 17 ans plus tard. Toujours dissimulé
derrière un masque et enfermé dans son mutisme, Michael s'échappe de la
prison psychiatrique où il a grandi et recommence à semer des cadavres
sur sa route.
Convaincu qu'il est une incarnation du mal à l'état
pur, le Docteur Loomis part sur sa piste. Celle-ci mène directement à
Haddonfield, là où se trouve toujours la petite soeur de Michael,
Laurie, seul membre de sa famille encore en vie.
Si l'utilité de remaker le très surestimé slasher de Carpenter
n'apparaissait pas comme une évidence, l'attachement de Rob Zombie au
projet relançait sérieusement l'intérêt de l'entreprise. En choisissant
de l'intéresser à l'enfance de Michael Myers, Zombie parvient à livrer
une première partie dans la droite lignée de ses précédents travaux :
sale, brutale et passionnante, avec des acteurs en état de grâce (le
gamin, nickel, Sheri Moon Zombie gagnant en consistance). Malgré
quelques maladresses, la qualité est maintenue dans les scènes
d'hôpital psychiatrique, et puis, c'est le drame : le film se
transforme en slasher de base en se contentant de plagier son modèle :
victimes ados insupportables, parties de cache-cache réchauffées,
méchant increvable jusqu'au ridicule. Pis, cette dernière partie met en
évidence les carences de Zombie en matière de réalisation (les
meurtres, en particuliers, sont brouillons, répétitifs et souffrent de
choix de cadrage bien malheureux). On sait bien, en dépit des
déclaration promotionnelles d'usage, que la version sortie en salles
n'est certainement pas celle que le cinéaste avait en tête au départ,
mais la seconde moitié du film n'a pas pu être complètement
transfigurée par quelques reshoots ou une hypothétique réappropriation
par les frangins Weinstein. Nous sommes donc bien en présence d'un
demi-ratage, en grande partie imputable à l'auteur qui n'a pas su
maintenir le cap du démarquage. Ce qui est bien dommage.
Rob Zombie's Halloween - Trailer
envoyé par ciciliaaa. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
Les 3 royaumes (version occidentale)
Date de sortie cinéma :
25 mars 2009
Réalisé par John Woo
Avec Tony Leung Chiu Wai, Takeshi Kaneshiro, Zhang Fengyi
Titre original : Chi bi
Long-métrage
chinois.
Genre :
Action,
Historique
Durée :
2h25 min
Année de production :
2008
En 208 après J.-C., l'empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant
divisée en trois royaumes rivaux. L'ambitieux Premier ministre Cao Cao
rêve de s'installer sur le trône d'un empire unifié, et se sert de Han
Xiandi pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du
sud-ouest dirigé par l'oncle de l'empereur, Liu Bei. Liu Bei dépêche
Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme émissaire au royaume de Wu
pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d'unir ses forces aux
siennes. A Wu, Zhuge Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite,
les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d'alliance.
Furieux
d'apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie une
force de 800 000 soldats et 2 000 bateaux pour les écraser. L'armée
campe dans la Forêt du Corbeau, de l'autre côté du fleuve Yangtze qui
borde la Falaise Rouge où sont installés les alliés. Face à l'écrasante
supériorité logistique de Cao Cao, le combat semble joué d'avance, mais
Zhou Yu et Zhuge Liang ne sont pas décidés à se laisser faire...
Dans
un déluge de puissance et de génie tactique, la bataille de la Falaise
Rouge va rester comme la plus célèbre de l'Histoire et changer le
destin de la Chine pour toujours.
















