05 décembre 2009
Brüno (spécial: fist-fucking of fury)
Date de sortie cinéma :
22 juillet 2009
Réalisé par Larry Charles
Avec Sacha Baron Cohen, Alice Evans, Trishelle Cannatella
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
américain.
Genre :
Comédie
Durée :
1h23 min
Année de production :
2009
Distributeur :
Sony Pictures Releasing France 
Les aventures du personnage de Brüno, un
homosexuel autrichien, roi de la mode créé par Sacha Baron Cohen pour
son émission de télévision Da Ali G Show.
Ceux qui auront déjà vu "Borat" ne seront
pas surpris, car ce nouveau "Brüno" en reprend le principe trait pour
trait. Jonglant entre la fiction burlesque, le faux documentaire et les
caméras cachés, Larry Charles parvient une fois de plus à créer une
surprenante osmose dont la première et indéniable qualité est
l’efficacité. Car c’est évident, si on ne s’offusque pas de ce comique
potache et outrancier dont Sasha Baron Cohen est devenu un grand
spécialiste, c’est parce qu’il est au service de l’exploration d’une
société, d’un univers mental qui – bien qu’il nous est familier – nous
paraît ici totalement irréel. Ainsi réussit-on dans ce film à faire de
la pire des grossièretés la plus pertinente des farces. Preuve en est :
on est à chaque fois à deux doigts de s’offusquer, mais finalement on
éclate de rire tant Cohen sait manier son génie de l’outrance avec plus
de subtilité qu’il ne le laisserait penser. On peut même s’avancer à
dire que sur ce point, "Brüno" a clairement fait passer un cap de
pertinence et de maturité à la démarche de Cohen par rapport à ses
précédentes provocations. Finalement on ressort de cette comédie riche
de sensations incroyablement diversifiées : on est encore euphorique
d’avoir autant ri ; on se sent saisi d’un nouveau regard que l’on porte
désormais sur les mœurs de notre société ; et enfin et surtout on est
admiratif de la remarquable performance de Sasha Baron Cohen qui, l’air
de rien, n’a vraiment pas froid aux yeux. Et c’est finalement cela la
vraie force de film : savoir tout dédramatiser en montrant qu’en fin de
compte on est libre de rire de tout et de tout le monde, quelque soit
la gravité du sujet ou la peur que celui-ci inspire... Alors en tout
cas pour moi c’est clair : "Brüno", garant suprême de l’esprit des
démocraties occidentales, moi je dis oui, oui, oui et quatre fois oui !
Brüno : Bande-annonce (VOSTFR)
envoyé par LeBlogDuCinema. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
04 décembre 2009
Spider Baby
Réalisé par Jack Hill
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage
américain.
Genre :
Epouvante-horreur
Durée :
1h24 min
Année de production :
1964
Une famille de dégénérés cannibales est menacée d'expulsion par des parents indélicats et un avocat retors.
Tourné en 1964, Spider Baby n'a été présenté en salles qu'en 1968 en raison de la faillite de son producteur. Bien que sa sortie ait été reléguée qu'à quelques drive-in et que sa disponibilité sur vidéo ne fut pas bien mieux, le film de Jack Hill (Foxy Brown) a bénéficié d'un suivi culte. Avant-gardiste pour son époque, son influence est aujourd'hui évidente sur le cinéma d'horreur contemporain. Si Alfred Hitchcock avait réalisé House Of 1000 Corpses le résultat aurait pour titre Spider Baby! Amateurs de Rob Zombie, le cinéaste, portez attention!! Ce film obscure mettant en vedette Lon Chaney Jr.(The Wolf Man) fut une influence majeure sur le style narratif du rockeur devenu réalisateur. Des personnages excentriques aux liens familiaux pas très recommandables, Spider Baby est le tracé parfait de la filmographie de Zombie. La violence n'est peut-être pas aussi explicite que dans les films de ce dernier, mais Spider Baby contient un niveau de sauvagerie surprenant pour l'époque. Démarrant avec une chanson thème chanté par Lon Chaney Jr. (que tout amateur voudra posséder après écoute), Spider Baby est facilement un des films les plus bizarres de son époque. Son style particulier consiste à mélanger des personnages débridés dans une atmosphère gothique maîtrisée. C'est d'ailleurs ce qui en fait un des rares films de son époque à maîtriser aussi aisément autant l'humour noir que l'épouvante. La naïveté avec laquelle ses nombreux sous-entendus (cannibalisme, inceste) sont livrés rehausse le cachet malsain du film. À défaut de miser sur de l'action et un rythme soutenu, le réalisateur met en valeur la richesse comique de ses dialogues. Il y a beaucoup de parlotte dans Spider Baby, mais c'est de cette façon que toute l'étendue de la folie de la famille Merrye nous est dévoilée. Dans le rôle du chauffeur, Lon Chaney Jr. offre l'une de ses dernières bonnes performances. Son charisme est palpable et l'acteur se permet même de rendre hommage à son rôle fétiche de Larry Talbot. Malgré le prestige de l'acteur, ce sont néanmoins les trois adolescents qui volent la vedette. Leur folie est exploitée sans barrière ni tabou. Beverly Washburn interprète Elizabeth, une petite princesse hyper manipulatrice. Pour sa part, Sid Haig (House Of 1000 Corpses, The Devil's Rejects) joue son personnage de Ralph comme s'il était un chien! Aucune parole ne sort de sa bouche, que des sons suivis de comportements absurdes! La palme revient à Jill Banner dans le rôle de Virginia, la plus jeune de la famille qui se prend pour une araignée, d'où le titre du film. Ayant travaillé avec sous les ordres de Roger Corman pendant quelques années, Jack Hill s'acclimate aisément du peu de moyen à sa disposition. Spider Baby a été tourné en dix jours avec un budget de 65 000$ et il n'en paraît rien! Aidé d'une magnifique photographie en noir et blanc, Hill exploite à fond toutes les facettes du manoir. Sa réalisation est recherchée et n'eut été de son contenu éclaté, Spider Baby aurait tout du film d'horreur classique des années 60. Dieu merci, ce n'est pas le cas! En fait le seul bémol du film est que Hill prend un malin plaisir à faire languir le spectateur. Ses intentions sont honorables, mais souvent le réalisateur pousse un peu trop le processus. C'est ce qui rend le film long malgré ses 84 minutes.
Enemy
Réalisé par Wolfgang Petersen
Avec Dennis Quaid, Brion James, Louis Gossett Jr.
Titre original : Enemy mine
Long-métrage
américain.
Genre :
Science fiction,
Guerre
Durée :
1h33 min
Année de production :
1985
À la fin du XXIe siècle, les Terriens et les
habitants de la lointaine planète Dracon s'affrontent pour la conquête
de l'espace. Au cours d'un combat, Davidge, un pilote américain, est
abattu sur la planète Fyrine IV en même temps qu'un Drac. D'abord
hostiles, ils vont être obligés de cohabiter face aux menaces
extérieures.
C'est une très belle histoire que nous
livre ici Wolfgang Petersen.Loin des batailles épiques de Troie ou des
scènes d'action de Air Force One, Enemy est un film fort qui, avant
d'être un film de science-fiction, traite de l'amitié et de la
différence entre deux peuples, les Dracs et les humains.Les deux
acteurs principaux que sont Dennis Quaid et Louis Gossett Jr, sont tous
simplement parfaits et émouvants.Les effets spéciaux sont quand même
limites pour des gars qui auparavant avaient fait ceux des épisodes
4,5,6 de Star Wars.A défaut de bons effets spéciaux, les maquillages et
les costumes sont corrects tout comme la musique de Maurice Jarre.Enemy
est un grand film émotionnel mais il pêche un peu du côté de la
science-fiction ce qui est inattendu quand on voit le CV du réalisateur
qui est un grand habitué des films spectaculaires.Car l'action dans le
film se fait très rare de même qu'on aurait apprécié que les deux héros
aient plus d'épreuves a affrontés ensemble sur cette planète dangereuse
et inexplorée.
03 décembre 2009
En Quarantaine (spécial: photocopie)
Réalisé par John Erick, Drew Dowdle
Avec Jennifer Carpenter, Columbus Short, Jay Hernandez
Titre original : Quarantine
Long-métrage
américain.
Genre :
Epouvante-horreur
Durée :
1h29 min
Année de production :
2008
Une reporter et son caméraman sont coincés à l'intérieur d'un immeuble placé en quarantaine, où d'étranges créatures vivent...
Moi aussi, je fais comme John Erick et Drew Dowdle, je remake ma critique !
Avec le très spectaculaire Cloverfield et le cultissime Projet
Blair Witch, on pensait que tout avait été fait en matière de camera
subjective.
S'était sans compter deux jeunes réalisateurs américains : John Erick et Drew Dowdle qui avec En Quarantaine ne supplantent pas du tout les œuvres pré-citées (et encore moins [Rec.], ha !).
Tourné dans un vieil immeuble de Los Angeles avec 12 millions de dollars
(on a du mal a y croire et pourtant... ou est passé le fric ??) et des acteurs connus et
excellents, En Quarantaine a l'intelligence de se poser de vrais questions sur
l'usage de la caméra.
En effet, celui-ci est justifié par le fait le scénario tourne autour
d'un reportage télévisé et que les personnages centraux soient des
journalistes obsédés par la recherche du scoop et du spectaculaire,
refusant de fait d’éteindre la caméra quelles que soient les
circonstances.
Ainsi, ce parti pris permet aux auteurs de stigmatiser avec cynisme le
pouvoir de l'information et la quête du sensationnel.
La deuxième grande force du film est que les réalisateurs refusent
d'adhérer aux effets faciles inhérents au genre. En effet, là ou on
aurait pu s'attendre a de multiples apparitions subites dans le cadre à
la The descent (ceux qui l'ont vu savent de quoi il retourne...), les
auteurs optent pour une montée progressive de la tension et de
l'angoisse (notamment avec le caractère inconnu de la menace) avant de
se lâcher dans les 20 dernières minutes.
Le final de En Quarantaine peut en effet être comparé a une grande attraction
immersive qui culmine avec une dernière séquence ultra-flippante.
Bref vous l'aurez compris, En Quarantaine ne s'impose pas comme LA référence dans son
genre (le titre en revient à[Rec.]) et ne confirme pas la domination écrasante des américains dans le domaine
du fantastique et de l'épouvante (si vous avez suivi, ce sont les espagnols qui rule).
A voir impérativement pour ceux qui aiment avoir peur au cinéma, et ceux qui non pas vu [Rec.], encore que, vous pouvez laisser tomber la copie et foncer sur l'original !!
En Quarantaine
envoyé par COMME-AU-CINEMA. - Les dernières bandes annonces en ligne.
01 décembre 2009
Zu, les guerriers de la montagne magique
Réalisé par Tsui Hark
Avec Adam Cheng, Lau Chung Yan, Yuen Biao
Titre original : Shu shan zheng zhuan
Long-métrage
chinois.
Genre :
Fantastique
Durée :
1h34 min
Année de production :
1984
Dans le pays de Zu, des êtres courageux s'unissent pour combattre un monstre sanguinaire.
Film qui a fait découvrir le cinéma hongkongais à beaucoup de monde, Zu est le seul film qui à l'époque en Asie, a réussi à concurrencer Star Wars au niveau des effets visuels. Déluge d'effets spéciaux (assez kitch, il faut l'avouer), casting impressionant et une bonne dose d'humour sont la recette du film a qui a lancé la mode des wu xia pian fantasy. Ça part dans des délires assez excellents comme ce combat entre quatre clans tous vêtus d'une couleur différente qui vire rapidement au n'importe quoi, ou encore celle avec le vieillard attaché à ses chaines (on retrouvera un peu le même style de personnage dans le Evil Cult de Wong Jing).Certes, le film a assez mal vieilli et certains pourront même se demander si le réalisateur n'avait pas ingurgité des substances illicites avant de tourner ce film, mais il reste quand même très divertissant, et on peut comprendre aisément, qu'à l'époque, il ait impressionné et dépaysé tout le monde.
30 novembre 2009
The Stormriders
Réalisé par Andrew Lau
Avec Shu Qi, Aaron Kwok, Ekin Cheng
Long-métrage
hong-kongais.
Genre :
Arts Martiaux
Durée :
1h25 min
Année de production :
1998
Dans un pays ressemblant à la Chine médiévale, un tyran doté de pouvoirs surnaturels élève trois garçons à qui il transmet une partie de ses pouvoirs. Devenus adultes, les héritiers du tyran se dressent contre lui.
Stormriders est à l’époque de sa sortie en 1998, le film le plus cher de l’histoire du cinéma de Hong Kong. Adapté d’une BD qui fut un gros succès en Chine et au Japon, Stormriders est un film important puisqu’il permet de réconcilier le cinéma de Hong Kong avec son public. En effet, après le départ de toutes les grosses pointures comme John Woo, Chow Yun Fat, Tsui Hark ou encore Jet Li, ajouté aux troubles provoqués par la rétrocession, le cinéma de Hong Kong va mal. C’est donc dans cette situation que Andrew Lau lance le projet de Stormriders avec un budget de 60 million de dollars HK (~ 10 M$) et réussi son pari puisque le film est un succès au Box Office. Que dire sur Stormriders ? Que c’est le meilleur film de la série de films à effets spéciaux qu’a réalisé Andrew Lau de Stormriders à Avenging Fist ? Sûrement oui, c’est là le plus beau compliment qu’on lui puisse lui faire. En même temps ce n’est pas difficile car même en étant meilleur que toutes ces «suites» dont le niveau dégringoles au fur à mesure, Stormriders reste un mauvais film. Les acteurs quasiment tous de la nouvelle génération comme Ekin Cheng ou Aaron Kwok sont mauvais comme à leur habitude, et seul Sonny Chiba est crédible en grand méchant même si sa prestation est un peu diminuée par son doublage en cantonais. Stormriders compte également un bon lot de personnages secondaires mais qui ne sont malheureusement que très peu développés et sont parfois même complètement ridicules comme le rôle de Shu Qi totalement décalé dans l’attitude ainsi que dans sa tenue. Alors que tout le monde porte de superbes costumes, elle est vêtu d’un blouson en cuir... La musique est bien sûr comme on pouvait s’en douter interprétée par Ekin Cheng et Aaron Kwok qui par ce biais font la promotion de leur album en cours. Les effets spéciaux sont dans l’ensemble assez réussis (pour l'époque) exceptés la scène où Sonny Chiba et Alex Fong se battent en duel sur le bouddha où l’incrustation vidéo est complément ratée. Les effets spéciaux sont utilisés quasi exclusivement pour les scènes d’action ce qui est assez beau visuellement mais ce qui veut dire aussi l’exclusion d’une vrai chorégraphie martiale. Quand à la réalisation, c’est une sur-abondance d’effets spéciaux, comme si le but du film était d’en placer le plus possible dans un minimum de temps jusqu'à mettre dans le générique de fin des séquences du making off nous montrant l’élaboration de ceux ci. Cependant même si Stormriders n’est pas un bon film, force est de lui reconnaître le mérite tout d’abord d’avoir aidé à relancer un peu le cinéma HK en pleine crise depuis la rétrocession en 1997 et puis ensuite de donner un 2nd souffle à la carrière de Sonny Chiba qui n’avait plus tourné de films depuis 3 ans.
28 novembre 2009
RockNRolla
Date de sortie cinéma :
19 novembre 2008
Réalisé par Guy Ritchie
Avec Gerard Butler, Tom Wilkinson, Mark Strong
Long-métrage
américain.
Genre :
Policier
Durée :
1h54 min
Année de production :
2008
Distributeur :
StudioCanal
Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas
de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur
n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un
simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais
comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de
changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous,
cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est
toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui
tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais
c'est Johnny Quid, rock star toxico qu'on croyait mort, qui a les
cartes bien en main...
Et revoilà Guy Ritchie dans le registre qui
l'a fait connaître: le film chorale de gangsters Londoniens forts en
gueule. Mais n'y cherchez pas le scénario alambiqué et délirant d'un
"Arnaques, crimes et botanique" ni même l'enchaînement effrénée de
situations délirantes et jouissives d'un "Snatch". Ici, les choses sont
plus posées et le film semble d'ailleurs prendre des chemins détournés
pour finalement nous servir un final qui aurait surement gagné à
arriver un peu plus tôt. Il y a de l'idée, des bonnes séquences, un
poil d'humour "so british", quelques répliques cultes et toujours une
pléiade d'acteurs qui font de leur mieux pour donner vie à ces truands
(notre petit Rock'n'Rolla mort-vivant en tête). On retrouve encore une
fois chez Ritchie, les surnoms, le crime organisé, les petites frappes,
les russes, les séquences cultes car il faut l'avouer, cet homme a le
sens de l'image. Mais n'est-il pas allé trop vite en besogne. Je crois
que "Rock'n'rolla" aurait pu être un vrai petit bijou comme ces
prédécesseurs mais Guy Ritchie n'a pas poussé jusqu'au bout son
scénario. N'en avait-il pas le temps ? S'agit-il d'une trop longue
introduction ? Les studios avaient-ils leurs mots à dire ? Toujours
est-il que malgré quelques bonnes trouvailles, l'esprit déjanté est
moindre et l'ensemble ne laisse pas au spectateur l'euphorie de ces
premiers films. A voir pour les fans et si il y a une suite...espérons
qu'il ne s'agissait que d'une timide mise en route.
La bande annonce de la semaine - "RockNRolla"
envoyé par troiscouleurs. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
Le Pacte des loups
Date de sortie cinéma :
31 janvier 2001
Réalisé par Christophe Gans
Avec Samuel Le Bihan, Mark Dacascos, Emilie Dequenne
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
français.
Genre :
Aventure,
Epouvante-horreur,
Historique
Durée :
2h22 min
Année de production :
2001
Distributeur : Metropolitan FilmExport
En 1766, une bête mystérieuse sévit dans les
montagnes du Gévaudan et fait de nombreuses victimes, sans que
quiconque puisse l'identifier ou la tuer. Les gens ont peur. C'est un
monstre surgi de l'enfer ou une punition de Dieu. L'affaire prend
rapidement une dimension nationale et porte atteinte à l'autorité du
Roi. Le chevalier Grégoire De Fronsac, naturaliste de surcroît, est
alors envoyé dans la région du Gévaudan pour dresser le portrait de la
bête. Bel esprit, frivole et rationnel, il est accompagné de l'étrange
et taciturne Mani, un indien de la tribu des Mohawks. Ces derniers
s'installent chez le Marquis Thomas d'Apcher. Au cours d'une soirée
donnée en son honneur, Fronsac fait la connaissance de Marianne De
Morangias ainsi que de son frère Jean-François, héritiers de la plus
influente famille du pays. Fronsac se heurte bientôt à l'animosité des
personnages influents de la région.
L'ex-directeur de la rédaction des magasines défunts Starfix et HK Orient Extreme Cinéma, Christophe Gans était avec ce film, attendu comme le sauveur d'un cinéma français en crise, enfin une crise exagérée et surtout généralisée par certains critiques qui oublient très vite de talentueux metteurs en scène tels qu'Eric Zonca (La Vie Rêvée Des Anges) et Olivier Assayas (Irma Vep, Fin Août Début Septembre). A la vision du Pacte Des Loups, on est déçu ; le cinéaste cinéphile est tombé dans le piège de sa propre passion. Les inspirations venant de tout bord, principalement de L'Epée de La Vengeance/The Blade de Tsui Hark et de Sleepy Hollow de Tim Burton, Le Pacte des Loups est parsemé de clins d'œil comme avant l'ouverture de la chasse aux loups, scène où une mystérieuse femme qu'on dit sorcière lèche le visage sale d'un bandit puis ricane sournoisement tout en aguichant Mani. Cette scène rappelle un passage identique dans The Blade où Tête D'Acier/Moses Chan se fait aguicher par une traînée/Valérie Chow qui ricane et lèche elle-aussi le visage sale d'un bandit afin de déclencher une bagarre entre les voyous et le naïf sauveur. Il tombe aussi dans le même piège que Matthieu Kassovitz et son remake officiel de Seven (Les Rivières Pourpres avec Nadia Farès, Jean Reno et Vincent Cassel), Gans et son monteur David Wu côtoyant le délire graphique usé (et non inventé) par Matrix des frères Wachowsky, et donc vont collaborer à la dénaturalisation (voir l'américanisation) du cinéma français. Et ça ne prend pas, l'univers historique ne s'y prête pas. Le Pacte Des Loups fait partie de ces films qui ont reçu des accueils très mitigés, du "merveilleux" au "bidon". Il n'est malgré cela pas un mauvais film mais l'œuvre divertissante d'un réalisateur trop passionné dont l'on préfèrera le très bon Crying Freeman.
Le Pacte des Loups (B.A 4)
envoyé par moidixmois. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
20 novembre 2009
After Hours (spécial: heures supp' !)
Date de sortie cinéma :
16 mai 1986
Réalisé par Martin Scorsese
Avec Griffin Dunne, Rosanna Arquette, Verna Bloom
Long-métrage
américain.
Genre :
Comédie
Durée :
1h38 min
Année de production :
1985
Meet you all the way, Rosannaaaaaaaaaa (air connu)
La nuit infernale d'un jeune informaticien, employé de banque et grand
admirateur d'Henry Miller, dans le quartier bohème de Soho, à New York.
L'œuvre de Martin Scorsese est décidément
extrêmement riche et variée, alors arrêtons d'échanger des banalités à
son égard en le cataloguant notamment comme spécialiste du film de
gangsters car cela est extrêmement réducteur ! Les années 80 furent
pour lui une décennie de relance, essentiellement économique et lui
permirent de se remettre en question en s'essayant dans divers
registres afin de pouvoir ensuite mener à bien le projet de sa vie,
j'ai nommé "La Dernière Tentation Du Christ". Mais parlons plutôt
d'"After Hours", étonnante fable nocturne, qui, si elle comprend nombre d'éléments récurrents dans la filmographie du cinéaste offre surtout un
univers décalé, déjanté, une sorte de descente aux enfers menée avec un
sens de l'humour très noir faisant régulièrement mouche. Sombre comédie
donc, impeccablement menée visuellement parlant (et comme d'habitude,
on notera que pour Scorsese, c'est le syle, reconnaissable au simple
coup d'œil qui prime avec de très larges travellings, un montage
vivant et affuté rythmant rapidement une grammaire cinématographique
large et maîtrisée). L'importance de la bande-son est toujours
conséquente, la nuit est présente du début la fin (belle photographie),
le scénario bâti avant tout autour de ses personnages, bref la totale
made in Tonton Marty. Relation avec l'art, le cinéma (d'ailleurs traité
en dérision), la création, les contacts amoureux parfois difficiles
avec une incapacité à jouir, quelques allusions religieuses, un petit
coup de pêché-rédemption (même si ce n'est pas voyant au premier
abord), Scorsese ne se refait pas. Ce qui constitue la force d'"After
Hours", c'est cette faculté à renouveler constamment le monde d'un
auteur ici embarqué dans le phantasme et le délire total. Vraiment
drôle, très bien interprété, "After Hours" est un conte pour adultes
qui résonnera comme un petit bijou pour les plus barrés d'entre-vous.
Essentiel.
19 novembre 2009
Ebola Syndrome (spécial: Alerte!)
Réalisé par Herman Yau
Avec Anthony Wong Chau-Sang, Yeung Ming Wan, Fui-On Shing
Titre original : Yi bo la beng duk
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage
hong-kongais.
Genre :
Epouvante-horreur
Durée :
1h38 min
Année de production :
1996

Sam, un employé de restaurant vivant et travaillant à Hong Kong, se
voit obligé de fuir en Afrique du Sud après avoir couché avec la femme
de son patron. Là-bas il retrouve du travail dans un restaurant mais
est exploité par ses nouveaux employeurs qui le savent en fuite. D'une
nature violente Sam viole une femme dans un village africain et
contracte le virus Ebola. Son patron et sa femme apprennent l'existence
de sa maladie, il les tue et les utilise comme "hamburger" servis à la
clientèle, répandant par là-même le virus. Sam décide de rentrer à Hong
Kong, bientôt le virus Ebola se diffuse autour de lui et dans la ville.
Avis à tous les amateurs de films déviants, vous êtes en présence ici d’un des fleurons du genre, un des musts de la catégorie III made in Hong-Kong. Trois ans après le déjà monumental The Untold Story, le prolifique Herman Yau remet le couvert et décide d’aller encore plus loin dans le gore, la provocation et surtout le mauvais goût. Avec son complice de longue date Anthony Wong (Infernal Affairs, Time and Tide), ils nous reviennent donc avec Ebola Syndrome qui deviendra rapidement culte auprès de tous les friands du genre. Tantôt grotesque, tantôt vulgaire, parfois crade limite raciste, mais toujours rempli de second degré, Ebola Syndrome met en scène un Anthony Wong en roue libre, 1h30 de total « freestyle » durant laquelle il va violer des jeunes filles, frapper jusqu’à la mort d’honnêtes gens, cracher sur des passants pour leur insuffler le virus Ebola, se masturber dans un morceau de viande avant de le remettre dans son plat… Du pur Anthony Wong déjanté comme on l’aime, grimaçant comme jamais, qui mine de rien effectue un travail d’acteur relativement exceptionnel ; il arriverait presque par moments à nous foutre les jetons, et, dès la scène suivante, nous faire mourir de rire. La réalisation d’Herman Yau est de plutôt bonne facture, ce dernier n’étant pas un manchot à la caméra comme il a déjà su le prouver avec le reste de sa filmographie, ne citons que les meilleurs : From the Queen to the Chief Executive, Taxi Hunter ou plus récemment On the Edge. Cela reste tout de même assez classique, ne vous attendez donc pas à des merveilles (mais ce n’est pas le principal ici !). Réalisé en pleine période où le cinéma HK n’avait plus aucune limite, Ebola Syndrome reste et restera à jamais LE fleuron de la catégorie III de par son esprit «no-respect, no-limit». A réserver à un public très averti.











