30 octobre 2009
Blood the last vampire

Date de sortie cinéma : 17 juin 2009
Réalisé par Chris Nahon
Avec Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham
Long-métrage français, japonais, argentin, hong-kongais.
Genre : Action, Thriller
Durée : 1h29 min
Année de production : 2007

A la veille de la guerre du Vietnam, une base américaine est infestée par d'étranges créatures démoniaques à l'apparence humaine. Une jeune fille répondant au nom de Saya est envoyée sur place par une organisation gouvernementale secrète dans le but de les éliminer. Pour mener à bien sa mission, elle adopte alors l'identité d'une écolière et intègre le collège de la base.

Il semblerait bien que l'adaptation de l'OAV éponyme relève de l'exploit. Si C. Nahon le recopie pendant sa scène d'intro, il s'en démarque totalement ensuite, comblant les vide laissés par la courte durée de celui-ci en le blindant de scènes d'action ou en développant une intrigue somme toute assez bateau et traitée comme toutes les autres du genre avant elle. Si le film se crée sa propre mythologie, il ne l'exploite jamais, se contentant de bégayer son intrigue et ses personnages minimalistes. Remplaçant l'infirmière balourde par une jeune étudiante très jolie à regarder mais inutile, le film s'égare. Les scènes d'action sont inégales : horriblement filmées (comme celle en ville où Nahon se prend pour Z. Snyder mais sans la rythmique qui va bien, rendant le combat illisible, cette dernière se finissant sur le tarmac d'un aéroport de façon assez invraisemblable), pompées (celle dans les bois), et de manière générale assez hideuses (avec des monstres ridicules, je n'aime pas mettre ça mais ça fait vraiment bâclé) et jamais prenante (y compris le tant attendu combat final). Abusant des filtres, du sang numérique, d'une ultra-violence bête et méchante, jamais émouvant, pénible, interprété à l'emporte pièce, un vrai nanar sauvé par le score de C. Mansell par instants.
Blood - The Last Vampire : Bande-annonce 1
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18 octobre 2009
L'attaque du métro 123
Date de sortie cinéma :
29 juillet 2009
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, John Travolta, Luis Guzman
Titre original : Taking of Pelham 1 2 3
Long-métrage américain, britannique.
Genre : Thriller, Policier,
Action
Durée :
1h45 min.
Année de production : 2009
Walter Garber est aiguilleur du métro à New York. Comme chaque jour, il veille au bon déroulement du trafic, lorsque la rame Pelham 123 s'immobilise sans explication. C'est le début du cauchemar. Ryder, un criminel aussi intelligent qu'audacieux, a pris en otage la rame et ses passagers. Avec ses trois complices lourdement armés, il menace d'exécuter les voyageurs si une énorme rançon ne lui est pas versée très vite. Entre les deux hommes commence un incroyable bras de fer. Chacun a des atouts, chacun a des secrets, et le face-à-face risque de faire autant de victimes que de dégâts. La course contre la montre est lancée...
Voyons directement "L'attaque du métro 123" sous son angle le plus intéressant ; un film qui se situe dans la succession politique d'Obama à George Bush. Oui, le film est un thriller à ses heures perdues (très mou et inconsistant d'ailleurs), mais avant tout, cette réalisation bon marché by Hollywood n'a clairement qu'une idée en tête : mettre les pendules à l'heure. De là à dire qu'il s'agit d'un film politique, c'est une autre affaire. Ce que ce divertissement insupportable propose basiquement, c'est une relecture du genre dans laquelle seule la couleur de peau des personnages change. Cela prouve que si la politique se transforme, le cinéma en a le pouvoir aussi. Malheureusement, la rame est vide, et le film, niais : le Noir est bon à tout faire, il est le sacrifice lors d'une prise d'otage, et c'est aussi le bon mec qui va arrêter ce massacre (dirigé par le chef de bande Travolta, plus ridicule que jamais), tandis que ses supérieurs blancs se font traiter de bons à rien (ce qu'ils sont ici, en l'occurrence). Si l'intention est louable, quelle bêtise et quelle lourdeur dans la pratique! L'insistance idiote de Tony Scott (qui calme un petit peu ses tics de mise en scène contre une collection d'incohérences hallucinantes) donne lieu à un amas de scènes à vomir de bons sentiments, jusqu'à une sorte d'évangélisation au rabais, suivi d'une remise en cause de l'héroïsme civique. Mais pire que ça, "L'attaque du métro 123", film qui aurait pu être hargneux et un minimum prenant, se finit sur la pire des images ; Denzel Washington qui ramène un bidon de lait à ses gentils enfants et à sa gentille femme, retournant dans son petit nid d'amour bien américain, heureux d'avoir appliqué son devoir de bon citoyen. L'image héroïque est si primaire qu'elle renvoie de manière directe au puritanisme de l'ère Bushienne (puritanisme d'apparence j'entends).
L'Attaque du métro 123 - La bande annonce de la semaine
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01 octobre 2009
Histoires de cannibales
Réalisé par Tsui Hark
Avec Keung Tsui Sui, Hung Gao, Wong Kam-seng
Film chinois.
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1980
Interdit aux moins de 16 ans
Titre original : Diyu wu men
Très librement inspire d'une nouvelle de l'ecrivain Lu Xun, le film entraine son personnage principal, un policier chinois, a la recherche d'un voleur, dans un village peuplé d'anthropophages hystériques.

Juste après son succès critique mais échec commercial de Butterfly Murders, Tsui Hark décide cette fois de réaliser une kung fu comédie gore sur fond de polar. Il s’inspire des films d’horreur italiens des années 70 comme Au pays de l’Exorcisme (Man from the deep River), Cannibal Holocaust / Ferox mélangeant leurs visions des cannibales et d’image horrifiques avec un humour et des situations typiquement chinois. Les combats de kung fu comique et la partie impliquant un grand travestie amoureux sera reprise dans un des ses film sorti peut après : All the Wrong Clue. Il faut dire que le rythme du film est tout de même assez soutenu enchaînant kung fu, gore et comédie mais le niveau comique du film est vraiment de très bas niveau tout comme la majorité des passages de combats qui ne sont pas très bien chorégraphiés. Dans le casting, on retrouve encore une fois ce bon vieux Eddy Ko (on a l’habitude maintenant) qui s’en sort encore très bien ainsi que Melvin Wong en voleur et Norman Chu dans le rôle principal du policier. Pas mal de seconds rôles présents dans Butterfly Murders jouent également dans ce film, avec quelques têtes qui ne s’oublient pas. Beaucoup ont cherché à tirer des métaphores et explications du film de Tsui Hark en comparant par exemple l’île des cannibales au communisme chinois (ce qui n’a pas de sens) ou encore à l’île de Hong Kong (déjà plus cohérent pour une critique du capitalisme), on a vraiment dit tout et n’importe quoi, mais à mon avis, il n’y rien de tout ça dans Histoires de Cannibales, ou du moins ce n’est pas la volonté de Tsui Hark de le mettre en avant. D’ailleurs Tsui Hark mentionne bien que à l’époque, si ces éléments étaient présents, c’était plus de façon inconsciente que volontaire. De mon point de vue, Histoires de Cannibales est tout simplement encore une fois un mélange, une expérimentation comme Tsui Hark n’a jamais cessé d’en faire, avec ses chefs d’œuvres et ses ratés, qui rend à la fois hommage au cinéma italien des années 70 mais tout en gardant l’identité des films chinois de l’époque avec du comique de bas niveau. Un moyen également de voir jusqu’où il pouvait aller mais la censure s’est vite occupé de son cas en interdisant le film peu après sa sortie et le public tout comme la critique qui l’avait pourtant salué lors de son précédent film ne l’ont pas suivi. Cela ne la pourtant pas empêché, bien au contraire, de sortir par la suite le très sulfureux L’Enfer des Armes. A voir donc pour les amateurs de cat 3, films d’horreur et cinéma Bis ainsi que pour les amoureux de Tsui Hark qui veulent voir toute sa filmographie. Pour les autres, passez votre chemin, vous risquerez d’être déçu.
26 septembre 2009
Repo! The Genetic Opera
Réalisé par Darren Lynn Bousman
Avec Paul Sorvino, Paris Hilton, Alexa Vega
Film américain.
Genre : Science fiction
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2008

Nicolas Sarkozy look-a-like
Dans un futur proche, une épidémie provoquant un dysfonctionnement des
organes dévaste la planète. Plus de dix millions de personnes décèdent
à la suite de cette épidémie. La panique éclate et les scientifiques
établissent fébrilement des plans pour une récolte d'organes. Rupture
de la tragédie, GeneCo, une société de biotechnologie aux
multi-billions de dollars, émerge. GeneCo prévoit la transplantation
d'organes par profit. En plus des options de financement, GeneCo se
réserve le droit d'appliquer des mesures en cas de non paiement, y
compris la repossession. Pour ceux qui ne peuvent pas suivre leurs
paiements d'organe, la collecte est de la responsabilité de l'autorité
"Repo man", qualifiés de "Legal Assassins" par GeneCo. Cette
repossession des organes entraînera inévitablement pour le mauvais
payeur... la mort.

Enfermée dans z'un donjoooooooooooon (air connu)
Vous l’aurez compris, Repo est un gros délire scénaristique. Pourtant,
le scénario aurait pu donner lieu à un spectacle aussi dramatique
qu’original, si par exemple Tim Burton s’en était occupé… Mais Bousman
n’a pas la même vision de l’art que Burton. Le réalisateur ne s’attarde
pas sur le côté dramatique de la chose, et préfère s’orienter sur un
mélange hétérogène des genres pour former un genre à part entière qui
se rapproche maladroitement du cinéma GrindHouse. Il faut dire que la perspective de voir chanter le Repo alors qu’il est
en train d’arracher les boyaux d’une victime avait de quoi
décontenancer n’importe quel spectateur. Et rendons à César ce qui est
à César, le scénario du film, sa mise en scène et les bases du récit
sont loin d’être mauvaises, au contraire même. Mais c’est à peu près
tout… Tout d’abord, il y a le côté dramatique du récit, qui est passé à la
moulinette pour ressortir dans une bouille infâme sans la moindre de
poésie ni lyrisme. Bousman est tout simplement incapable de donner le
moindre charisme à ses rôles principaux ou même de faire transparaître
un quelconque sentiment. A cela, on ajoute les nombreuses mélodies,
complètement ratées, qui sont incapables de retranscrire les sentiments
ou même d’intéresser le public. Bousman se contente de mêler rock et
opéra dans un cocktail musical indigeste, avec des paroles qui ne
riment à rien et qui tournent en rond, une absence totale de refrains
(!), sans oublier des musiques qui manquent cruellement de substance.
Pour faire simple : on a l’impression d’assister à une comédie musicale
amateur d’une classe de primaire. Ajoutez à cela des comédiens de
seconde zone, comme Paris Hilton (sic) ou Paul Sorvino, des paroles
d’une stupidité affligeante (Je vais te tuer, je vais te tuer, je vais
te tuer, sur un ton insistant…) et un goût artistique douteux et vous
ne tarderez pas à vous rendre compte qu’il s’agit là de l’une des plus
mauvaises séries Z de tous les temps… Le genre de film qu’on regarde
d’un œil distrait tout en se disant qu’il s’agit d’un canular, d’un
cauchemar éveillé dans lequel se mêlent tripes, rock et
sentimentalisme de bas étage, pour un opéra musical qui n’a rien de
grandiose, de poétique ou même de touchant. L’histoire est juste
pénible à regarder, le film tellement sérieux qu’il en devient ennuyant
à mourir, les acteurs pathétiques et la composition musicale digne d’un
groupe amateur qui s’inspire vaguement d’Evanescence. Vous l’aurez
compris, il n’y a pas grand-chose de positif à retenir de ce film si ce
n’est un profond ennui et les goûts exécrables de Bousman, qui n’en
finit plus de descendre les échelons d’Hollywood…
13 septembre 2009
Jurassik Park III
Date de sortie : 08 Août 2001
Réalisé par Joe Johnston
Avec Sam Neill, William H. Macy, Téa Leoni
Film américain.
Genre : Aventure
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2001
Distribué par United International Pictures (UIP)
Dix ans après les événements surréalistes survenus lors de sa
visite au Jurassic Park du richissime John Hammond, le paléontologue
Alan Grant se rappelle toujours de sa rencontre, d'abord magique puis
effroyable, avec ces dinosaures ramenés à la vie grâce aux incroyables
progrès de la génétique. À l'origine, ces créatures de la Préhistoire
n'étaient pas censées se reproduire ni survivre, mais elles ont déjoué
les plans des scientifiques. Elles sont probablement toujours en vie
sur l'île Isla Sorna.
Alan étudie l'intelligence des vélociraptors.
Cependant, il manque de subventions pour financer ses recherches. Paul
Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, lui proposent alors une
grosse somme d'argent s'il leur fait survoler la fameuse île. Alan
accepte leur offre.
Mais celui-ci flaire une entourloupe lorsque le
pilote amorce sa descente sur l'île. Il découvre alors les vraies
raisons de l'excursion organisée par les Kirby : sauver Eric, leur fils
disparu dans les environs. Ces derniers avaient besoin de son aide, car
il est le seul à connaître l'île et ses mystérieux occupants.
Cependant, au moment où l'avion s'apprête à redécoller, un spinosaure
tente de piétiner l'appareil...
A trop tirer sur la corde, elle finit par se rompre. Autrement dit, quand un film n'apporte rien de plus, il ferait mieux de rester au fond des cartons. L'argument de vente de ce troisième volet de Jurassic Park était l'apparition des oiseaux, les ptéranodons je crois. Et bien, une aussi petite nouveauté n'est pas suffisante pour justifier cette suite qui se révèle bien décevante. Deux choses ne trompent pas sur les arguments purement commerciaux de cette suite : Spielberg n'est plus à la réalisation et la durée du film extrêmement courte comparée aux deux film précédents (1H30 pour celui-ci contre plus de 2H pour les deux précédents). Lorsque l'on regarde le film, on s'aperçoit d'autant plus vite de la futilité de ce troisième opus en découvrant le scénario du film absolument pitoyable, où la suspension d'incrédulité du spectateur est mise à mal. Un avion s'est écrasé dans un énième site de dinosaures et le petit garçon d'un couple était à l'intérieur, ils engagent Alan Grant pour les aider à le retrouver. Certes, on est content de retrouver Alan Grant seulement celui-ci se révèle bien transparent dans cette suite et n'a que peu d'intérêt. Et ce n'est pas les nouveaux venus incarnés par Téa Leoni et William H. Macy qui vont faire passer la pilule tant leurs personnages sont inintéressants. La réalisation de Johnston, bien que moins efficace que celle de Spielberg, se veut malgré tout honnête et convaincante. Hélas pour lui, le scénario accumule les maladresses et les trucs parfaitement pas crédibles tel le gamin de 10 ans qui survit tout seul, s'est trouvé à manger et parvient à éviter comme il veut les dinosaures. On n'y croit pas une seconde. Bon alors, à la limite, si ça suivait niveau action, le film pourrait encore être sympa sauf que rares sont les scènes impressionnantes du film et on a bien l'impression que Spielberg nous a tout montré. Et puis des ptéranodons, c'est quand même vachement moins flippant qu'un T-Rex. Au final, un film pas mauvais mais anecdotique.
Trailer Jurassic Park 3 VF
envoyé par jp-fr - Court métrage, documentaire et bande annonce.
11 septembre 2009
The informers
Réalisé par Gregor Jordan
Avec Billy Bob Thornton, Kim Basinger, Brandon Routh
Film américain.
Genre : Drame
Année de production : 2009
A Los Angeles en 1983, chroniques des vies d'une star du rock, d'un
vampire et d'autres personnages dont la morale est mise en danger par
le sexe, la drogue et la violence.
Tiré du recueil de nouvelles "Zombies", cette quatrième adaptation d’une œuvre de Bret Easton Ellis est celle qu’on attendait le moins (à quand Glamorama le film ?) mais c’est aussi celle dont Ellis s’est le plus investi… pour n’être au final que plus déçu. Un peu comme Clive Barker avant lui, l’auteur se brouille avec les producteurs et se voit être mis au poteau par le réalisateur Australien Gregor Jordan qui ampute 40mn de bobine, se contentant de réduire le livre à son plus simple objet. Malgré le fait que la fidélité au livre est frappante, elle est maladroitement tournée, le sens que valait chaque nouvelle étant épuré pour ne devenir au final qu’une histoire banale, creuse, portée par des acteurs plats au possible. Pas de vampire (ce qui enchaine donc des incohérences dans le montage final), des protagonistes à la personnalité effleurée, d’autres carrément anodins dont les scènes n’apportent absolument rien, le film est un désastre frôlant le vide scénaristique. Là où les anciens métrages tirés de Ellis dépeignaient une société américaine de façon acerbe et violente, Jordan signe ici un mauvais film, à l’esthétique inégal, se voulant trash mais n’étant pas plus violent ou intéressant qu’un mauvais téléfilm bâclé, faisant de The Informers une œuvre plus que quelconque à peine regardable.
06 septembre 2009
Spirits
Date de sortie : 27 Août 2008
Réalisé par Masayuki Ochiai
Avec Joshua Jackson, Rachael Taylor, Megumi Okina
Film américain.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2008
Titre original : Shutter
Remake de The Shutter
Distribué par Twentieth Century Fox France
Alors qu'elle vient juste de l'épouser, Jane accompagne Ben à Tokyo
où il doit faire des photos de mode pour un magazine. Au cours d'une
excursion en voiture au Mont Fuji, les deux jeunes gens renversent une
jeune fille apparue soudainement sur la route. Malgré leurs recherches,
le corps reste introuvable.
Bien que choqué, le couple tente de
reprendre une vie normale, mais Jane ne se sent pas à l'aise dans cette
ville étrangère alors que Ben y a ses habitudes. Après sa séance de
travail, le jeune homme découvre une forme blanche vaguement humaine
sur tous ses clichés. Pour Jane, il ne peut s'agir que du fantôme de la
jeune fille de la route, revenu pour accomplir sa vengeance...
Qu’un film mettant en scène un photographe soit à ce point bourré de clichés donnerait presqu’envie de rire, si ce dernier n’était pas dépourvu d’humour (volontaire du moins). Car à peine leur mariage célébré, la vie de Ben et Jane dérape assez rapidement lorsque, de retour d’une excursion au Mont Fuji, leur voiture heurte une jeune femme dont ils ne retrouvent pourtant pas le corps. Jusqu’à ce que monsieur remaque une étrange forme blanche sur toutes ses photos, y compris celles prises avec un appareil numérique, annulant du même coup l’hypothèse de la pellicule voilée, pour mieux nous lancer sur celle du fantôme, si chère à Hollywood ces temps-ci : après “Ring”, “The Grudge” ou “The Eye”, ce “Spirits” est en effet un nouveau remake d’un succès d’épouvante asiatique… qui a le malheur de passer après les longs métrages précités, dans la mesure où un sentiment persistant de déjà-vu nous ceint longuement. Il n’est, du coup, pas très difficile d’anticiper les événements à venir, et ce malgré un twist final potable, l’un des seuls éléments à surnager ici, avec une scène réellement effrayante, bien que mal amenée. Une conduite laborieuse du récit qui nous empêcherait presque de remarquer que le réalisateur, Masayuki Ochiai, possède un réel sens du cadrage. À tel point qu’on en vient vite à regretter qu’il n’ait pas pu le mettre au service d’un bon scénario, et d’un couple d’acteurs moins transparents que des fantômes. Une prochaine fois peut-être…
27 août 2009
Legend
Date de sortie : 28 Août 1985
Réalisé par Ridley Scott
Avec Tom Cruise, Mia Sara, Tim Curry
Film américain.
Genre : Fantastique, Romance, Aventure
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1985
Lili, jeune et jolie princesse, est convoitée à la fois par Jack, Jack, jeune homme proche de la nature, et par Darkness, véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Avec l'aide du lutin Gump et de ses acolytes Screwball et Tom Brown, Jack se lance dans une quête désespérée pour mettre fin aux agissements du démon et empêcher la transformation de Lili en créature perverse.

Si Legend fut à sa sortie un échec public (et même critique), il
n'en a pas moins gardé des fans purs et durs qui ont été séduits par ce
mélange de conte de fée et d'héroïc fantasy où le penchant de Ridley
Scott pour un cinéma esthétique n'a jamais été aussi criant. Venant dans la filmographie du cinéaste juste après un formidable triptyque (Duellistes, Alien et Blade Runner), Legend
déçoit par son incapacité à faire réellement vivre le monde féerique et
merveilleux qu'une équipe artistique de grand talent a su si habilement
créer. Car si les décors, les costumes, la photo et la musique (celle
de Goldsmith pas celle de Tangerine Dream utilisée pour le montage US)
s'avèrent effectivement splendides ils ne suffisent pas à en faire de Legend un bon film. L'histoire
certes simpliste de ces deux jeunes tourtereaux, une princesse (Mia
Sara pas encore petite amie de Ferris Bueller) et son chevalier servant
(Tom Cruise pas encore star, Top Gun du frérot Tony arrivant un
an plus tard) tentant de sauver la dernière licorne vivante des griffes
du prince des ténèbres, a beau emprunter de nombreux éléments aux
classiques du genre (voir l'utilisation de la fée qui ressemble à s'y
méprendre à Clochette) pour que l'enfant qui sommeille en nous soit
toujours interpellé, voire émerveillé, la mayonnaise a bien du mal à
prendre. La faute à Ridley Scott qu'on sent avant tout
concerné par le look de son film plutôt que par la dramaturgie de son
récit. Cherchant constamment à en mettre plein la vue (une
multiplication de plans visuellement extrêmement riches qui arrivent à
être par moments plus écœurants que réellement fascinants), le
réalisateur ne fait pas preuve de rigueur dans sa narration et ne
cherche jamais vraiment à enrichir ses personnages (réduits pour la
plupart à des caricatures forcement peu attachantes). Pas étonnant que son Legend finisse par ressembler à un cadeau magnifiquement emballé mais qui une fois ouvert perd de sa superbe.
Legend (Teaser Trailer)
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24 août 2009
Dragonball Evolution (spécial: Tsukamou ze! Doragon Bôru!)
Date de sortie : 01 Avril 2009
Réalisé par James Wong
Avec Justin Chatwin, Emmy Rossum, Jamie Chung
Film américain.
Genre : Action, Science fiction, Fantastique, Aventure
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2009
Film pour enfants à partir de 6 ans
Film inspiré de la série Dragon Ball, Dragon Ball Z
Distribué par Twentieth Century Fox France
Pourquoi, Chow Yun Fat ? Pourquooooooooiiiiii ???!
Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des
forces maléfiques. Pour s'en prémunir, sept sages créèrent les boules
de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les
forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d'exception
est capable d'empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le
jour de ses 18 ans que son destin est trés loin de ce qu'il avait
imaginé.
Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre
Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et
le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d¹une
mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son
ennemi le plus cruel, Piccolo. Il se lancera dans une course effrénée
aux côtés de Bulma, une scientifique brillante, Yamcha, un bandit du
désert, et Chi Chi pour qui son coeur bat.
Pour Sangoku, cette quête des Dragonballs pourrait bien aussi être celle de son identité.
T_T
Dans un premier temps, je tiens à rendre hommages au travail remarquable qui a été réalisé aux niveaux des effets spéciaux par de braves hommes et femmes en background qui ont des compétences de haut niveau, le sens du travail de qualité et beaucoup de respects pour les spectateurs. Dans un second temps, je souhaite dire au réalisateur de ce film qu'il semble être tout le contraire de ceux que j'ai décrit ci dessus. En adoptant le point de vue d'un cinéphile lambda, on retiendra de ce film, le vide abyssal dans le scénario qui traduit bien l'absence profonde de réflexion, des dialogues d'une nullité consternante, des chorégraphies de combat pour canards boiteux, une bande-son fade et transparente, des acteurs ringards sans charisme et sans personnalité, des décors et environnements non exploités, bref... Pour le fan de Dragon Ball, il dira que le réalisateur n'a pas lu ne serait-ce qu'un tome, il en a feuilleté un, peut-être, en s'attardant sur la couverture assis devant un bon café pendant que son homologue lui présente brièvement l'œuvre et le succès qu'elle a connu (et connaît encore). Certains diront "mais ce film est une évolution c'est marqué sur l'emballage", moi je dirai que c'est une pure régression doublée d'un foutage de gueule internationale, "Dragon Ball" ne devait pas apparaître dans le titre lorsque l'on voit la manière qu'a le réalisateur de traîner l'œuvre dans la merde, un "Goku" en tectonik préoccupé par sa puberté, les soirées et comment serrer Chichi, une puissance de combats à ennuyer les fans de "Ninja Kids", une œuvre condensée à tort et à travers dans 1h15 (+10 min de générique) ce qui montre à quel point le réalisateur avait envie de torcher ça vite fait mal fait parce qu'il sait qu'aujourd'hui les abrutis capables de débourser sans investigations préalables sont légions, et ceux dont l'exigence est réduite au point d'accepter des déchets pareils sont non négligeables. Alors à tous les vrais fans qui savent pourquoi ils aiment DB, sanctionnez.
DragonBall Evolution - Bande-Annonce 2
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Dragonball Evolution détournement
envoyé par FrancoisDescraques - Regardez plus de vidéos comiques.






















