Flickerama

Du cinéma, du cinéma, et d'autres trucs aussi (mais surtout du cinéma).

20 novembre 2009

La Montagne Ensorcelée

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Réalisé par Andy Fickman
Avec Carla Gugino, Dwayne Johnson, Annasophia Robb

Titre original : Race to Witch Mountain
Long-métrage américain.
Genre : Aventure, Comédie, Science fiction
Durée : 1h38 min
Année de production : 2009

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Tia et son frère Tony, deux adolescents dotés de pouvoirs surnaturels, quittent leur refuge de la montagne ensorcelée pour faire un tour sur Terre. Mais Tony est kidnappé par le docteur Gannon, un savant fou qui veut dominer l'humanité...

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Disney s'empare des éléments de succès financiers pour pondre une simili-aventure réglée comme du papier à musique. Le hic existe et s'incarne dans ce qu'il y a de plus néfaste pour un film: la profondeur. Le spectateur n'est jamais associé au film. Dès le début, on ne nous dit rien, on ne nous montre rien, alors certes, l'histoire se devine avant même de lancer le film, mais cette distance histoire-spectateur peine à s'amenuir et l'énième course-poursuite commence pour ne plus jamais finir, dans de mêmes scènes répétitives, brocardées par des musiques ultra-entendues. Il n'y a donc aucune originalité, si ce n'est celle de tomber dans tous les panneaux. Les "acteurs et "actrices" ne sont jamais inspirés, la mise en scène banale ne s'égare jamais, et les dialogues, tout comme les idées, effleurent les pâquerettes, et jamais ne dérangent. On pourrait innocemment faire remarquer qu'il s'agit d'un divertissement destiné principalement aux enfants..? mais les enfants ne sont pas si idiots, et ça ne justifie en rien le manque d'originalité. Tous les blockbusters de qualité, ceux qui nous ont marqués, ont osés l'audace, la prise de risque. Les Goonies, en 1985, a osé. Outre le fait donc, que le film bas des records de platitude et de léthargie intellectuelle, même le spectacle visuel souffre d'un manque évident, soit de moyens, soit d'idées, soit de ce que vous voudrez... Contentez-vous d'objets qui se déplacent sans effet, et quand on fait voler deux trois compact disques on devine une variation de grain de l'image... contentez-vous de lumières, et pour la grosse partie des effets spéciaux, de la pyrotechnie bleue et télécommandée au passage des protagonistes. Non, vraiment, étonné qu'en 2009, avec les films d'animation qui bénéficient de quelques irrévérences de-ci de-là, Race to Witch Mountain s'affiche comme un bien pâle mix des thèmes porteurs (commercialement parlant hein), sans âme, sans compétence de mise en scène, sans rien.


La Montagne ensorcelée - Bande annonce FR
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Dragon Tiger Gate (spécial: Over the moumoute)

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Réalisé par Wilson Yip

Avec Donnie Yen, Nicholas Tse, Dong Jie

Titre original : Lung Fu Moon
Genre : Combat, Action
Durée : 1h34 min
Année de production : 2006

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Le Dragon Tiger Gate est une école d'arts martiaux fondée par Wong Fuhu pour protéger les citoyens des agissements des triades. Celui-ci a eu deux fils (Dragon et Tiger) de deux femmes différentes. Lorsque sa mère décède, Dragon est pris sous son aile par Ma Kun, un chef de triade d'une école rivale nommée Luosha Gate. Au fil des années, Dragon devient ainsi le garde du corps de Ma Kun. Les deux demi-frères sont alors amenés à s'affronter.

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Sur le papier, Dragon Tiger Gate avait tout pour plaire : Wilson Yip à la réalisation et Donnie Yen en acteur et aux chorégraphies, soit la même équipe que pour l’excellent S.P.L. Les différentes bandes annonces étaient toutes plus alléchantes que les autres et le matériel promo qui circulait depuis déjà pas mal de temps étaient là pour nous garantir quelque chose qui allait dépoter méchamment. Malheureusement, le film s’avère être au final une grosse déception malgré quelques passages intéressants. Adapté du comic chinois Dragon Tiger Heros (aussi appelé Oriental Heroes ou Tiger Wong) créé en dans les années 70, Dragon Tiger Gate nous raconte l’histoire de deux frères, interprétés par Donnie Yen (S.P.L, Iron Monkey) et Nicholas Tse (Wu Ji, New Police Story), qui, après avoir été séparés dès leur plus jeune enfance, vont se retrouver et unir leurs forces pour combattre le mal. Bon, rien d’original dans tous ça et, ne connaissant pas le comic original, je ne pourrais pas vous dire si le film lui est fidèle. Mais ici, tout est prétexte à nous desservir des scènes d’action chorégraphiées par Donnie Yen himself. Et à vrai dire, ces scènes d’action sont le seul point positif (et encore, pas complètement). Le plus époustouflant est sans doute le premier, mettant en scène Nicholas Tse en train de combattre une 40aine de personnes dans un bar. Nerveux, rapide, violent, le combat est malheureusement trop vite expédié. C’est dommage car Nic Tse s’en donnait à cœur joie, à grand renfort de câbles, le tout avec un jeu de jambe assez hallucinant et une souplesse incroyable pour un artiste à la base non martial. D’autres affrontements valent aussi le détour, comme celui opposant Donnie Yen a une 15aine de personnes sur un terrain de baseball, ou encore celui entre Yuen Wah (Kung Fu Hustle, Eastern Condors) et le grand méchant du film. Le problème, c’est qu’ils sont malheureusement beaucoup trop courts et rebuteront en plus ceux qui sont allergiques aux effets « clipesque », le réalisateur abusant régulièrement de ralentis et autres effets de style très en vogue depuis quelques temps. Les combats s’en retrouvent très souvent complètement plombés, principalement le dernier, complètement ridicule à cause de ses nombreux effets spéciaux ratés et son décor futuriste nous rappelant malheureusement celui du lamentable Avenging Fist (Andrew Lau – 2001). Entre ces combats, que du mauvais. On a droit à des scènes d’une niaiserie à toute épreuve (la scène des téléphone au restaurant, les flachbacks, le dernier plan du combat final,…), où les acteurs n’ont en aucun moment l’air passionné par ce qu’ils racontent. Leur coiffure ridicule n’est pas là pour arranger les choses. Alors certes, le réalisateur a apparemment essayé de garder le look des personnages du comic, mais en film live, cela porte vraiment à rire. Le happy end plein de guimauve purulente achève tout ça en beauté, et c’est avec un petit soulagement qu’arrive le générique final. Pari raté donc malgré la réalisation correcte de Wilson Yip (beaucoup de jolis plans à la grue, quelques mouvements de caméra réussis), Dragon Tiger Gate n’aura été au final qu’un pétard mouillé. Espérons seulement que S.P.L 2 sera plus réussi, ce qui à vrai dire n’est pas bien difficile.


Dragon Tiger Gate - voir le film - vostfr
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17 novembre 2009

Blade Trinity

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Date de sortie cinéma : 8 décembre 2004
Réalisé par David S. Goyer
Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ryan Reynolds

Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h46 min
Année de production : 2004

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A l'aide d'une manipulation d'image aussi géniale que machiavélique, les vampires ont réussi à piéger Blade : sur un document vidéo, on le découvre en train de massacrer... un humain. Pour le FBI, Blade devient l'ennemi à capturer.
Pourchassé par les hommes et condamné par les vampires, Blade va devoir se battre sur tous les fronts. Les vampires, qui multiplient les alliances secrètes avec des humains renégats, sont sur le point d'utiliser son propre ADN pour ressusciter celui qui, il y a bien longtemps, fut le premier et le plus puissant d'entre eux.
Entre course contre la montre et les pièges qui se multiplient, l'affrontement est total. Cette fois, Blade aussi va devoir montrer les crocs...

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David Goyer qui s'était chargé des scénarios des deux premiers Blade se recolle a la tache et prend en plus la réalisation a sa charge pour nous livrer le final de cette trilogie en faisant affronter a Blade le mythique Dracula. Bizarrement Goyer pourtant scénariste des deux premiers livre ici sont pire scénario, sans intérêt sans saveur, pire il est même ennuyeux. Les acteurs (Wesley Snipes et Kris KristophersonKristopherson) sont de retour mais manque cruellement de relief, pire toute la psychologie de c'est 2 là est littéralement mise en pièce par Goyer qui déshumanise les personnages en leur enlevant toute émotion ce qui était pourtant réussi dans les 2 précèdent opus, d'ailleurs les acteurs ont réellement l'air de se foutre de ce qui se passe un peu comme nous. Viennent s'ajouter a sa Jessica Biel, transparente avec un personnage qui se veut fun mais qui s'avère terriblement creux, et Ryan Reynolds qui a sûrement tiré le rôle le plus horripilant qui soit avec ses punchlinespunchlines débiles et un sens de la reparti assez catastrophique. Dracula lui même n'a pas été épargné puisque le pauvre Dominic Purcell se voit affublé du pire dracula qui existe, digne d'une gravure de mode en train de défilé sans aucun charisme et aucune profondeur et qui bizarrement sera l'ennemi le plus faible de la trilogie, un comble. L'aspect MTV est très lourd et la réalisation catastrophique ni change rien, la cible du film n'est plus les spectateurs de film de vampire sanguinolent et décomplexé mais c'est devenu un film d'action pour ados. La pire chose qui pouvait arriver pour conclure cette trilogie s'appelle David Goyer qui nous accouche ici d'une oeuvre bâtarde coupant toute filiation avec les précédents films et relevant de l'amateurisme et d'un goût douteux pour une façon de réalisé très "MTViesque.


Blade - Trinity - Trailer
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30 octobre 2009

Blood the last vampire

Blood: The Last Vampire

Date de sortie cinéma : 17 juin 2009
Réalisé par Chris Nahon
Avec
Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham
Long-métrage français, japonais, argentin, hong-kongais.

Genre : Action, Thriller
Durée : 1h29 min

Année de production : 2007

Blood: The Last Vampire

A la veille de la guerre du Vietnam, une base américaine est infestée par d'étranges créatures démoniaques à l'apparence humaine. Une jeune fille répondant au nom de Saya est envoyée sur place par une organisation gouvernementale secrète dans le but de les éliminer. Pour mener à bien sa mission, elle adopte alors l'identité d'une écolière et intègre le collège de la base.

Blood: The Last Vampire

Il semblerait bien que l'adaptation de l'OAV éponyme relève de l'exploit. Si C. Nahon le recopie pendant sa scène d'intro, il s'en démarque totalement ensuite, comblant les vide laissés par la courte durée de celui-ci en le blindant de scènes d'action ou en développant une intrigue somme toute assez bateau et traitée comme toutes les autres du genre avant elle. Si le film se crée sa propre mythologie, il ne l'exploite jamais, se contentant de bégayer son intrigue et ses personnages minimalistes. Remplaçant l'infirmière balourde par une jeune étudiante très jolie à regarder mais inutile, le film s'égare. Les scènes d'action sont inégales : horriblement filmées (comme celle en ville où Nahon se prend pour Z. Snyder mais sans la rythmique qui va bien, rendant le combat illisible, cette dernière se finissant sur le tarmac d'un aéroport de façon assez invraisemblable), pompées (celle dans les bois), et de manière générale assez hideuses (avec des monstres ridicules, je n'aime pas mettre ça mais ça fait vraiment bâclé) et jamais prenante (y compris le tant attendu combat final). Abusant des filtres, du sang numérique, d'une ultra-violence bête et méchante, jamais émouvant, pénible, interprété à l'emporte pièce, un vrai nanar sauvé par le score de C. Mansell par instants.


Blood - The Last Vampire : Bande-annonce 1
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18 octobre 2009

L'attaque du métro 123

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Date de sortie cinéma : 29 juillet 2009                                                  
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, John Travolta, Luis Guzman 
Titre original : Taking of Pelham 1 2 3

Long-métrage américain, britannique.

Genre : Thriller, Policier, Action

Durée : 1h45 min.                                                                                                                 
Année de production : 2009
                                                               

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Walter Garber est aiguilleur du métro à New York. Comme chaque jour, il veille au bon déroulement du trafic, lorsque la rame Pelham 123 s'immobilise sans explication. C'est le début du cauchemar. Ryder, un criminel aussi intelligent qu'audacieux, a pris en otage la rame et ses passagers. Avec ses trois complices lourdement armés, il menace d'exécuter les voyageurs si une énorme rançon ne lui est pas versée très vite. Entre les deux hommes commence un incroyable bras de fer. Chacun a des atouts, chacun a des secrets, et le face-à-face risque de faire autant de victimes que de dégâts. La course contre la montre est lancée...

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Voyons directement "L'attaque du métro 123" sous son angle le plus intéressant ; un film qui se situe dans la succession politique d'Obama à George Bush. Oui, le film est un thriller à ses heures perdues (très mou et inconsistant d'ailleurs), mais avant tout, cette réalisation bon marché by Hollywood n'a clairement qu'une idée en tête : mettre les pendules à l'heure. De là à dire qu'il s'agit d'un film politique, c'est une autre affaire. Ce que ce divertissement insupportable propose basiquement, c'est une relecture du genre dans laquelle seule la couleur de peau des personnages change. Cela prouve que si la politique se transforme, le cinéma en a le pouvoir aussi. Malheureusement, la rame est vide, et le film, niais : le Noir est bon à tout faire, il est le sacrifice lors d'une prise d'otage, et c'est aussi le bon mec qui va arrêter ce massacre (dirigé par le chef de bande Travolta, plus ridicule que jamais), tandis que ses supérieurs blancs se font traiter de bons à rien (ce qu'ils sont ici, en l'occurrence). Si l'intention est louable, quelle bêtise et quelle lourdeur dans la pratique! L'insistance idiote de Tony Scott (qui calme un petit peu ses tics de mise en scène contre une collection d'incohérences hallucinantes) donne lieu à un amas de scènes à vomir de bons sentiments, jusqu'à une sorte d'évangélisation au rabais, suivi d'une remise en cause de l'héroïsme civique. Mais pire que ça, "L'attaque du métro 123", film qui aurait pu être hargneux et un minimum prenant, se finit sur la pire des images ; Denzel Washington qui ramène un bidon de lait à ses gentils enfants et à sa gentille femme, retournant dans son petit nid d'amour bien américain, heureux d'avoir appliqué son devoir de bon citoyen. L'image héroïque est si primaire qu'elle renvoie de manière directe au puritanisme de l'ère Bushienne (puritanisme d'apparence j'entends).


L'Attaque du métro 123 - La bande annonce de la semaine
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01 octobre 2009

Histoires de cannibales

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Réalisé par Tsui Hark

Avec Keung Tsui Sui, Hung Gao, Wong Kam-seng 

Film chinois.

Genre : Policier

Durée : 1h 30min.

Année de production : 1980

Interdit aux moins de 16 ans

Titre original : Diyu wu men

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Très librement inspire d'une nouvelle de l'ecrivain Lu Xun, le film entraine son personnage principal, un policier chinois, a la recherche d'un voleur, dans un village peuplé d'anthropophages hystériques.

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Juste après son succès critique mais échec commercial de Butterfly Murders, Tsui Hark décide cette fois de réaliser une kung fu comédie gore sur fond de polar. Il s’inspire des films d’horreur italiens des années 70 comme Au pays de l’Exorcisme (Man from the deep River), Cannibal Holocaust / Ferox mélangeant leurs visions des cannibales et d’image horrifiques avec un humour et des situations typiquement chinois. Les combats de kung fu comique et la partie impliquant un grand travestie amoureux sera reprise dans un des ses film sorti peut après : All the Wrong Clue. Il faut dire que le rythme du film est tout de même assez soutenu enchaînant kung fu, gore et comédie mais le niveau comique du film est vraiment de très bas niveau tout comme la majorité des passages de combats qui ne sont pas très bien chorégraphiés. Dans le casting, on retrouve encore une fois ce bon vieux Eddy Ko (on a l’habitude maintenant) qui s’en sort encore très bien ainsi que Melvin Wong en voleur et Norman Chu dans le rôle principal du policier. Pas mal de seconds rôles présents dans Butterfly Murders jouent également dans ce film, avec quelques têtes qui ne s’oublient pas. Beaucoup ont cherché à tirer des métaphores et explications du film de Tsui Hark en comparant par exemple l’île des cannibales au communisme chinois (ce qui n’a pas de sens) ou encore à l’île de Hong Kong (déjà plus cohérent pour une critique du capitalisme), on a vraiment dit tout et n’importe quoi, mais à mon avis, il n’y rien de tout ça dans Histoires de Cannibales, ou du moins ce n’est pas la volonté de Tsui Hark de le mettre en avant. D’ailleurs Tsui Hark mentionne bien que à l’époque, si ces éléments étaient présents, c’était plus de façon inconsciente que volontaire. De mon point de vue, Histoires de Cannibales est tout simplement encore une fois un mélange, une expérimentation comme Tsui Hark n’a jamais cessé d’en faire, avec ses chefs d’œuvres et ses ratés, qui rend à la fois hommage au cinéma italien des années 70 mais tout en gardant l’identité des films chinois de l’époque avec du comique de bas niveau. Un moyen également de voir jusqu’où il pouvait aller mais la censure s’est vite occupé de son cas en interdisant le film peu après sa sortie et le public tout comme la critique qui l’avait pourtant salué lors de son précédent film ne l’ont pas suivi. Cela ne la pourtant pas empêché, bien au contraire, de sortir par la suite le très sulfureux L’Enfer des Armes. A voir donc pour les amateurs de cat 3, films d’horreur et cinéma Bis ainsi que pour les amoureux de Tsui Hark qui veulent voir toute sa filmographie. Pour les autres, passez votre chemin, vous risquerez d’être déçu.

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26 septembre 2009

Repo! The Genetic Opera

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Réalisé par Darren Lynn Bousman

Avec Paul Sorvino, Paris Hilton, Alexa Vega 

Film américain.

Genre : Science fiction

Durée : 1h 38min.

Année de production : 2008

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Nicolas Sarkozy look-a-like

Dans un futur proche, une épidémie provoquant un dysfonctionnement des organes dévaste la planète. Plus de dix millions de personnes décèdent à la suite de cette épidémie. La panique éclate et les scientifiques établissent fébrilement des plans pour une récolte d'organes. Rupture de la tragédie, GeneCo, une société de biotechnologie aux multi-billions de dollars, émerge. GeneCo prévoit la transplantation d'organes par profit. En plus des options de financement, GeneCo se réserve le droit d'appliquer des mesures en cas de non paiement, y compris la repossession. Pour ceux qui ne peuvent pas suivre leurs paiements d'organe, la collecte est de la responsabilité de l'autorité "Repo man", qualifiés de "Legal Assassins" par GeneCo. Cette repossession des organes entraînera inévitablement pour le mauvais payeur... la mort.

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Enfermée dans z'un donjoooooooooooon (air connu)

Vous l’aurez compris, Repo est un gros délire scénaristique. Pourtant, le scénario aurait pu donner lieu à un spectacle aussi dramatique qu’original, si par exemple Tim Burton s’en était occupé… Mais Bousman n’a pas la même vision de l’art que Burton. Le réalisateur ne s’attarde pas sur le côté dramatique de la chose, et préfère s’orienter sur un mélange hétérogène des genres pour former un genre à part entière qui se rapproche maladroitement du cinéma GrindHouse. Il faut dire que la perspective de voir chanter le Repo alors qu’il est en train d’arracher les boyaux d’une victime avait de quoi décontenancer n’importe quel spectateur. Et rendons à César ce qui est à César, le scénario du film, sa mise en scène et les bases du récit sont loin d’être mauvaises, au contraire même. Mais c’est à peu près tout… Tout d’abord, il y a le côté dramatique du récit, qui est passé à la moulinette pour ressortir dans une bouille infâme sans la moindre de poésie ni lyrisme. Bousman est tout simplement incapable de donner le moindre charisme à ses rôles principaux ou même de faire transparaître un quelconque sentiment. A cela, on ajoute les nombreuses mélodies, complètement ratées, qui sont incapables de retranscrire les sentiments ou même d’intéresser le public. Bousman se contente de mêler rock et opéra dans un cocktail musical indigeste, avec des paroles qui ne riment à rien et qui tournent en rond, une absence totale de refrains (!), sans oublier des musiques qui manquent cruellement de substance. Pour faire simple : on a l’impression d’assister à une comédie musicale amateur d’une classe de primaire. Ajoutez à cela des comédiens de seconde zone, comme Paris Hilton (sic) ou Paul Sorvino, des paroles d’une stupidité affligeante (Je vais te tuer, je vais te tuer, je vais te tuer, sur un ton insistant…) et un goût artistique douteux et vous ne tarderez pas à vous rendre compte qu’il s’agit là de l’une des plus mauvaises séries Z de tous les temps… Le genre de film qu’on regarde d’un œil distrait tout en se disant qu’il s’agit d’un canular, d’un cauchemar éveillé dans lequel se mêlent tripes, rock et sentimentalisme de bas étage, pour un opéra musical qui n’a rien de grandiose, de poétique ou même de touchant. L’histoire est juste pénible à regarder, le film tellement sérieux qu’il en devient ennuyant à mourir, les acteurs pathétiques et la composition musicale digne d’un groupe amateur qui s’inspire vaguement d’Evanescence. Vous l’aurez compris, il n’y a pas grand-chose de positif à retenir de ce film si ce n’est un profond ennui et les goûts exécrables de Bousman, qui n’en finit plus de descendre les échelons d’Hollywood…

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13 septembre 2009

Jurassik Park III

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Date de sortie : 08 Août 2001 

Réalisé par Joe Johnston

Avec Sam Neill, William H. Macy, Téa Leoni 

Film américain.

Genre : Aventure

Durée : 1h 32min.

Année de production : 2001

Distribué par United International Pictures (UIP)


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Dix ans après les événements surréalistes survenus lors de sa visite au Jurassic Park du richissime John Hammond, le paléontologue Alan Grant se rappelle toujours de sa rencontre, d'abord magique puis effroyable, avec ces dinosaures ramenés à la vie grâce aux incroyables progrès de la génétique. À l'origine, ces créatures de la Préhistoire n'étaient pas censées se reproduire ni survivre, mais elles ont déjoué les plans des scientifiques. Elles sont probablement toujours en vie sur l'île Isla Sorna.
Alan étudie l'intelligence des vélociraptors. Cependant, il manque de subventions pour financer ses recherches. Paul Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, lui proposent alors une grosse somme d'argent s'il leur fait survoler la fameuse île. Alan accepte leur offre.
Mais celui-ci flaire une entourloupe lorsque le pilote amorce sa descente sur l'île. Il découvre alors les vraies raisons de l'excursion organisée par les Kirby : sauver Eric, leur fils disparu dans les environs. Ces derniers avaient besoin de son aide, car il est le seul à connaître l'île et ses mystérieux occupants. Cependant, au moment où l'avion s'apprête à redécoller, un spinosaure tente de piétiner l'appareil...

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A trop tirer sur la corde, elle finit par se rompre. Autrement dit, quand un film n'apporte rien de plus, il ferait mieux de rester au fond des cartons. L'argument de vente de ce troisième volet de Jurassic Park était l'apparition des oiseaux, les ptéranodons je crois. Et bien, une aussi petite nouveauté n'est pas suffisante pour justifier cette suite qui se révèle bien décevante. Deux choses ne trompent pas sur les arguments purement commerciaux de cette suite : Spielberg n'est plus à la réalisation et la durée du film extrêmement courte comparée aux deux film précédents (1H30 pour celui-ci contre plus de 2H pour les deux précédents). Lorsque l'on regarde le film, on s'aperçoit d'autant plus vite de la futilité de ce troisième opus en découvrant le scénario du film absolument pitoyable, où la suspension d'incrédulité du spectateur est mise à mal. Un avion s'est écrasé dans un énième site de dinosaures et le petit garçon d'un couple était à l'intérieur, ils engagent Alan Grant pour les aider à le retrouver. Certes, on est content de retrouver Alan Grant seulement celui-ci se révèle bien transparent dans cette suite et n'a que peu d'intérêt. Et ce n'est pas les nouveaux venus incarnés par Téa Leoni et William H. Macy qui vont faire passer la pilule tant leurs personnages sont inintéressants. La réalisation de Johnston, bien que moins efficace que celle de Spielberg, se veut malgré tout honnête et convaincante. Hélas pour lui, le scénario accumule les maladresses et les trucs parfaitement pas crédibles tel le gamin de 10 ans qui survit tout seul, s'est trouvé à manger et parvient à éviter comme il veut les dinosaures. On n'y croit pas une seconde. Bon alors, à la limite, si ça suivait niveau action, le film pourrait encore être sympa sauf que rares sont les scènes impressionnantes du film et on a bien l'impression que Spielberg nous a tout montré. Et puis des ptéranodons, c'est quand même vachement moins flippant qu'un T-Rex. Au final, un film pas mauvais mais anecdotique.


Trailer Jurassic Park 3 VF
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11 septembre 2009

The informers

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Réalisé par Gregor Jordan

Avec Billy Bob Thornton, Kim Basinger, Brandon Routh

Film américain.

Genre : Drame

Année de production : 2009

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A Los Angeles en 1983, chroniques des vies d'une star du rock, d'un vampire et d'autres personnages dont la morale est mise en danger par le sexe, la drogue et la violence.

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Tiré du recueil de nouvelles "Zombies", cette quatrième adaptation d’une œuvre de Bret Easton Ellis est celle qu’on attendait le moins (à quand Glamorama le film ?) mais c’est aussi celle dont Ellis s’est le plus investi… pour n’être au final que plus déçu. Un peu comme Clive Barker avant lui, l’auteur se brouille avec les producteurs et se voit être mis au poteau par le réalisateur Australien Gregor Jordan qui ampute 40mn de bobine, se contentant de réduire le livre à son plus simple objet. Malgré le fait que la fidélité au livre est frappante, elle est maladroitement tournée, le sens que valait chaque nouvelle étant épuré pour ne devenir au final qu’une histoire banale, creuse, portée par des acteurs plats au possible. Pas de vampire (ce qui enchaine donc des incohérences dans le montage final), des protagonistes à la personnalité effleurée, d’autres carrément anodins dont les scènes n’apportent absolument rien, le film est un désastre frôlant le vide scénaristique. Là où les anciens métrages tirés de Ellis dépeignaient une société américaine de façon acerbe et violente, Jordan signe ici un mauvais film, à l’esthétique inégal, se voulant trash mais n’étant pas plus violent ou intéressant qu’un mauvais téléfilm bâclé, faisant de The Informers une œuvre plus que quelconque à peine regardable.


The Informers
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06 septembre 2009

Spirits

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Date de sortie : 27 Août 2008 

Réalisé par Masayuki Ochiai

Avec Joshua Jackson, Rachael Taylor, Megumi Okina 

Film américain.

Genre : Epouvante-horreur

Durée : 1h 30min.

Année de production : 2008

Titre original : Shutter

Remake de The Shutter

Distribué par Twentieth Century Fox France

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Alors qu'elle vient juste de l'épouser, Jane accompagne Ben à Tokyo où il doit faire des photos de mode pour un magazine. Au cours d'une excursion en voiture au Mont Fuji, les deux jeunes gens renversent une jeune fille apparue soudainement sur la route. Malgré leurs recherches, le corps reste introuvable.
Bien que choqué, le couple tente de reprendre une vie normale, mais Jane ne se sent pas à l'aise dans cette ville étrangère alors que Ben y a ses habitudes. Après sa séance de travail, le jeune homme découvre une forme blanche vaguement humaine sur tous ses clichés. Pour Jane, il ne peut s'agir que du fantôme de la jeune fille de la route, revenu pour accomplir sa vengeance...

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Qu’un film mettant en scène un photographe soit à ce point bourré de clichés donnerait presqu’envie de rire, si ce dernier n’était pas dépourvu d’humour (volontaire du moins). Car à peine leur mariage célébré, la vie de Ben et Jane dérape assez rapidement lorsque, de retour d’une excursion au Mont Fuji, leur voiture heurte une jeune femme dont ils ne retrouvent pourtant pas le corps. Jusqu’à ce que monsieur remaque une étrange forme blanche sur toutes ses photos, y compris celles prises avec un appareil numérique, annulant du même coup l’hypothèse de la pellicule voilée, pour mieux nous lancer sur celle du fantôme, si chère à Hollywood ces temps-ci : après “Ring”, “The Grudge” ou “The Eye”, ce “Spirits” est en effet un nouveau remake d’un succès d’épouvante asiatique… qui a le malheur de passer après les longs métrages précités, dans la mesure où un sentiment persistant de déjà-vu nous ceint longuement. Il n’est, du coup, pas très difficile d’anticiper les événements à venir, et ce malgré un twist final potable, l’un des seuls éléments à surnager ici, avec une scène réellement effrayante, bien que mal amenée. Une conduite laborieuse du récit qui nous empêcherait presque de remarquer que le réalisateur, Masayuki Ochiai, possède un réel sens du cadrage. À tel point qu’on en vient vite à regretter qu’il n’ait pas pu le mettre au service d’un bon scénario, et d’un couple d’acteurs moins transparents que des fantômes. Une prochaine fois peut-être…


Spirits - Bande-annonce VF
envoyé par baryla - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Posté par bishop72230 à 18:44 - films à ne pas voir - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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