20 novembre 2009
La Montagne Ensorcelée
Réalisé par Andy Fickman
Avec Carla Gugino, Dwayne Johnson, Annasophia Robb
Titre original : Race to Witch Mountain
Long-métrage
américain.
Genre :
Aventure,
Comédie,
Science fiction
Durée :
1h38 min
Année de production :
2009
Tia et son frère Tony, deux adolescents dotés de pouvoirs surnaturels,
quittent leur refuge de la montagne ensorcelée pour faire un tour sur
Terre. Mais Tony est kidnappé par le docteur Gannon, un savant fou qui
veut dominer l'humanité...
Disney s'empare des éléments de succès
financiers pour pondre une simili-aventure réglée comme du papier à
musique. Le hic existe et s'incarne dans ce qu'il y a de plus néfaste
pour un film: la profondeur. Le spectateur n'est jamais associé au
film. Dès le début, on ne nous dit rien, on ne nous montre rien, alors
certes, l'histoire se devine avant même de lancer le film, mais cette
distance histoire-spectateur peine à s'amenuir et l'énième
course-poursuite commence pour ne plus jamais finir, dans de mêmes
scènes répétitives, brocardées par des musiques ultra-entendues. Il n'y
a donc aucune originalité, si ce n'est celle de tomber dans tous les
panneaux. Les "acteurs et "actrices" ne sont jamais inspirés, la mise
en scène banale ne s'égare jamais, et les dialogues, tout comme les
idées, effleurent les pâquerettes, et jamais ne dérangent. On pourrait
innocemment faire remarquer qu'il s'agit d'un divertissement destiné
principalement aux enfants..? mais les enfants ne sont pas si idiots,
et ça ne justifie en rien le manque d'originalité. Tous les
blockbusters de qualité, ceux qui nous ont marqués, ont osés l'audace,
la prise de risque. Les Goonies, en 1985, a osé. Outre le fait donc,
que le film bas des records de platitude et de léthargie
intellectuelle, même le spectacle visuel souffre d'un manque évident,
soit de moyens, soit d'idées, soit de ce que vous voudrez...
Contentez-vous d'objets qui se déplacent sans effet, et quand on fait
voler deux trois compact disques on devine une variation de grain de
l'image... contentez-vous de lumières, et pour la grosse partie des
effets spéciaux, de la pyrotechnie bleue et télécommandée au passage
des protagonistes. Non, vraiment, étonné qu'en 2009, avec les films
d'animation qui bénéficient de quelques irrévérences de-ci de-là, Race
to Witch Mountain s'affiche comme un bien pâle mix des thèmes porteurs
(commercialement parlant hein), sans âme, sans compétence de mise en
scène, sans rien.
La Montagne ensorcelée - Bande annonce FR
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Dragon Tiger Gate (spécial: Over the moumoute)
Avec Donnie Yen, Nicholas Tse, Dong Jie
Titre original : Lung Fu Moon
Genre : Combat, Action
Durée :
1h34 min
Année de production :
2006
Le Dragon Tiger Gate est une école d'arts martiaux fondée par Wong Fuhu
pour protéger les citoyens des agissements des triades. Celui-ci a eu
deux fils (Dragon et Tiger) de deux femmes différentes. Lorsque sa mère
décède, Dragon est pris sous son aile par Ma Kun, un chef de triade
d'une école rivale nommée Luosha Gate. Au fil des années, Dragon
devient ainsi le garde du corps de Ma Kun. Les deux demi-frères sont
alors amenés à s'affronter.
Sur le papier, Dragon Tiger Gate avait tout pour plaire : Wilson Yip à la réalisation et Donnie Yen en acteur et aux chorégraphies, soit la même équipe que pour l’excellent S.P.L. Les différentes bandes annonces étaient toutes plus alléchantes que les autres et le matériel promo qui circulait depuis déjà pas mal de temps étaient là pour nous garantir quelque chose qui allait dépoter méchamment. Malheureusement, le film s’avère être au final une grosse déception malgré quelques passages intéressants. Adapté du comic chinois Dragon Tiger Heros (aussi appelé Oriental Heroes ou Tiger Wong) créé en dans les années 70, Dragon Tiger Gate nous raconte l’histoire de deux frères, interprétés par Donnie Yen (S.P.L, Iron Monkey) et Nicholas Tse (Wu Ji, New Police Story), qui, après avoir été séparés dès leur plus jeune enfance, vont se retrouver et unir leurs forces pour combattre le mal. Bon, rien d’original dans tous ça et, ne connaissant pas le comic original, je ne pourrais pas vous dire si le film lui est fidèle. Mais ici, tout est prétexte à nous desservir des scènes d’action chorégraphiées par Donnie Yen himself. Et à vrai dire, ces scènes d’action sont le seul point positif (et encore, pas complètement). Le plus époustouflant est sans doute le premier, mettant en scène Nicholas Tse en train de combattre une 40aine de personnes dans un bar. Nerveux, rapide, violent, le combat est malheureusement trop vite expédié. C’est dommage car Nic Tse s’en donnait à cœur joie, à grand renfort de câbles, le tout avec un jeu de jambe assez hallucinant et une souplesse incroyable pour un artiste à la base non martial. D’autres affrontements valent aussi le détour, comme celui opposant Donnie Yen a une 15aine de personnes sur un terrain de baseball, ou encore celui entre Yuen Wah (Kung Fu Hustle, Eastern Condors) et le grand méchant du film. Le problème, c’est qu’ils sont malheureusement beaucoup trop courts et rebuteront en plus ceux qui sont allergiques aux effets « clipesque », le réalisateur abusant régulièrement de ralentis et autres effets de style très en vogue depuis quelques temps. Les combats s’en retrouvent très souvent complètement plombés, principalement le dernier, complètement ridicule à cause de ses nombreux effets spéciaux ratés et son décor futuriste nous rappelant malheureusement celui du lamentable Avenging Fist (Andrew Lau – 2001). Entre ces combats, que du mauvais. On a droit à des scènes d’une niaiserie à toute épreuve (la scène des téléphone au restaurant, les flachbacks, le dernier plan du combat final,…), où les acteurs n’ont en aucun moment l’air passionné par ce qu’ils racontent. Leur coiffure ridicule n’est pas là pour arranger les choses. Alors certes, le réalisateur a apparemment essayé de garder le look des personnages du comic, mais en film live, cela porte vraiment à rire. Le happy end plein de guimauve purulente achève tout ça en beauté, et c’est avec un petit soulagement qu’arrive le générique final. Pari raté donc malgré la réalisation correcte de Wilson Yip (beaucoup de jolis plans à la grue, quelques mouvements de caméra réussis), Dragon Tiger Gate n’aura été au final qu’un pétard mouillé. Espérons seulement que S.P.L 2 sera plus réussi, ce qui à vrai dire n’est pas bien difficile.
Dragon Tiger Gate - voir le film - vostfr
envoyé par -talim08-.
17 novembre 2009
Blade Trinity
Date de sortie cinéma :
8 décembre 2004
Réalisé par David S. Goyer
Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ryan Reynolds
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
américain.
Genre :
Fantastique,
Action
Durée :
1h46 min
Année de production :
2004

A l'aide d'une manipulation d'image aussi géniale que machiavélique,
les vampires ont réussi à piéger Blade : sur un document vidéo, on le
découvre en train de massacrer... un humain. Pour le FBI, Blade devient
l'ennemi à capturer.
Pourchassé par les hommes et condamné par les
vampires, Blade va devoir se battre sur tous les fronts. Les vampires,
qui multiplient les alliances secrètes avec des humains renégats, sont
sur le point d'utiliser son propre ADN pour ressusciter celui qui, il y
a bien longtemps, fut le premier et le plus puissant d'entre eux.
Entre
course contre la montre et les pièges qui se multiplient,
l'affrontement est total. Cette fois, Blade aussi va devoir montrer les
crocs...
David Goyer qui s'était chargé des scénarios des deux premiers Blade se
recolle a la tache et prend en plus la réalisation a sa charge pour
nous livrer le final de cette trilogie en faisant affronter a Blade le
mythique Dracula. Bizarrement Goyer pourtant scénariste des deux
premiers livre ici sont pire scénario, sans intérêt sans saveur, pire
il est même ennuyeux. Les acteurs (Wesley Snipes et Kris KristophersonKristopherson)
sont de retour mais manque cruellement de relief, pire toute la
psychologie de c'est 2 là est littéralement mise en pièce par Goyer qui
déshumanise les personnages en leur enlevant toute émotion ce qui était
pourtant réussi dans les 2 précèdent opus, d'ailleurs les acteurs ont
réellement l'air de se foutre de ce qui se passe un peu comme nous.
Viennent s'ajouter a sa Jessica Biel, transparente avec un personnage
qui se veut fun mais qui s'avère terriblement creux, et Ryan Reynolds
qui a sûrement tiré le rôle le plus horripilant qui soit avec ses
punchlinespunchlines débiles et un sens de la reparti assez catastrophique.
Dracula lui même n'a pas été épargné puisque le pauvre Dominic Purcell
se voit affublé du pire dracula qui existe, digne d'une gravure de mode
en train de défilé sans aucun charisme et aucune profondeur et qui
bizarrement sera l'ennemi le plus faible de la trilogie, un comble.
L'aspect MTV est très lourd et la réalisation catastrophique ni change
rien, la cible du film n'est plus les spectateurs de film de vampire
sanguinolent et décomplexé mais c'est devenu un film d'action pour ados.
La pire chose qui pouvait arriver pour conclure cette trilogie
s'appelle David Goyer qui nous accouche ici d'une oeuvre bâtarde
coupant toute filiation avec les précédents films et relevant de
l'amateurisme et d'un goût douteux pour une façon de réalisé très
"MTViesque.
30 octobre 2009
Blood the last vampire

Date de sortie cinéma : 17 juin 2009
Réalisé par Chris Nahon
Avec Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham
Long-métrage français, japonais, argentin, hong-kongais.
Genre : Action, Thriller
Durée : 1h29 min
Année de production : 2007

A la veille de la guerre du Vietnam, une base américaine est infestée par d'étranges créatures démoniaques à l'apparence humaine. Une jeune fille répondant au nom de Saya est envoyée sur place par une organisation gouvernementale secrète dans le but de les éliminer. Pour mener à bien sa mission, elle adopte alors l'identité d'une écolière et intègre le collège de la base.

Il semblerait bien que l'adaptation de l'OAV éponyme relève de l'exploit. Si C. Nahon le recopie pendant sa scène d'intro, il s'en démarque totalement ensuite, comblant les vide laissés par la courte durée de celui-ci en le blindant de scènes d'action ou en développant une intrigue somme toute assez bateau et traitée comme toutes les autres du genre avant elle. Si le film se crée sa propre mythologie, il ne l'exploite jamais, se contentant de bégayer son intrigue et ses personnages minimalistes. Remplaçant l'infirmière balourde par une jeune étudiante très jolie à regarder mais inutile, le film s'égare. Les scènes d'action sont inégales : horriblement filmées (comme celle en ville où Nahon se prend pour Z. Snyder mais sans la rythmique qui va bien, rendant le combat illisible, cette dernière se finissant sur le tarmac d'un aéroport de façon assez invraisemblable), pompées (celle dans les bois), et de manière générale assez hideuses (avec des monstres ridicules, je n'aime pas mettre ça mais ça fait vraiment bâclé) et jamais prenante (y compris le tant attendu combat final). Abusant des filtres, du sang numérique, d'une ultra-violence bête et méchante, jamais émouvant, pénible, interprété à l'emporte pièce, un vrai nanar sauvé par le score de C. Mansell par instants.
Blood - The Last Vampire : Bande-annonce 1
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18 octobre 2009
L'attaque du métro 123
Date de sortie cinéma :
29 juillet 2009
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, John Travolta, Luis Guzman
Titre original : Taking of Pelham 1 2 3
Long-métrage américain, britannique.
Genre : Thriller, Policier,
Action
Durée :
1h45 min.
Année de production : 2009
Walter Garber est aiguilleur du métro à New York. Comme chaque jour, il veille au bon déroulement du trafic, lorsque la rame Pelham 123 s'immobilise sans explication. C'est le début du cauchemar. Ryder, un criminel aussi intelligent qu'audacieux, a pris en otage la rame et ses passagers. Avec ses trois complices lourdement armés, il menace d'exécuter les voyageurs si une énorme rançon ne lui est pas versée très vite. Entre les deux hommes commence un incroyable bras de fer. Chacun a des atouts, chacun a des secrets, et le face-à-face risque de faire autant de victimes que de dégâts. La course contre la montre est lancée...
Voyons directement "L'attaque du métro 123" sous son angle le plus intéressant ; un film qui se situe dans la succession politique d'Obama à George Bush. Oui, le film est un thriller à ses heures perdues (très mou et inconsistant d'ailleurs), mais avant tout, cette réalisation bon marché by Hollywood n'a clairement qu'une idée en tête : mettre les pendules à l'heure. De là à dire qu'il s'agit d'un film politique, c'est une autre affaire. Ce que ce divertissement insupportable propose basiquement, c'est une relecture du genre dans laquelle seule la couleur de peau des personnages change. Cela prouve que si la politique se transforme, le cinéma en a le pouvoir aussi. Malheureusement, la rame est vide, et le film, niais : le Noir est bon à tout faire, il est le sacrifice lors d'une prise d'otage, et c'est aussi le bon mec qui va arrêter ce massacre (dirigé par le chef de bande Travolta, plus ridicule que jamais), tandis que ses supérieurs blancs se font traiter de bons à rien (ce qu'ils sont ici, en l'occurrence). Si l'intention est louable, quelle bêtise et quelle lourdeur dans la pratique! L'insistance idiote de Tony Scott (qui calme un petit peu ses tics de mise en scène contre une collection d'incohérences hallucinantes) donne lieu à un amas de scènes à vomir de bons sentiments, jusqu'à une sorte d'évangélisation au rabais, suivi d'une remise en cause de l'héroïsme civique. Mais pire que ça, "L'attaque du métro 123", film qui aurait pu être hargneux et un minimum prenant, se finit sur la pire des images ; Denzel Washington qui ramène un bidon de lait à ses gentils enfants et à sa gentille femme, retournant dans son petit nid d'amour bien américain, heureux d'avoir appliqué son devoir de bon citoyen. L'image héroïque est si primaire qu'elle renvoie de manière directe au puritanisme de l'ère Bushienne (puritanisme d'apparence j'entends).
L'Attaque du métro 123 - La bande annonce de la semaine
envoyé par troiscouleurs. - Regardez des web séries et des films.
01 octobre 2009
Histoires de cannibales
Réalisé par Tsui Hark
Avec Keung Tsui Sui, Hung Gao, Wong Kam-seng
Film chinois.
Genre : Policier
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1980
Interdit aux moins de 16 ans
Titre original : Diyu wu men
Très librement inspire d'une nouvelle de l'ecrivain Lu Xun, le film entraine son personnage principal, un policier chinois, a la recherche d'un voleur, dans un village peuplé d'anthropophages hystériques.

Juste après son succès critique mais échec commercial de Butterfly Murders, Tsui Hark décide cette fois de réaliser une kung fu comédie gore sur fond de polar. Il s’inspire des films d’horreur italiens des années 70 comme Au pays de l’Exorcisme (Man from the deep River), Cannibal Holocaust / Ferox mélangeant leurs visions des cannibales et d’image horrifiques avec un humour et des situations typiquement chinois. Les combats de kung fu comique et la partie impliquant un grand travestie amoureux sera reprise dans un des ses film sorti peut après : All the Wrong Clue. Il faut dire que le rythme du film est tout de même assez soutenu enchaînant kung fu, gore et comédie mais le niveau comique du film est vraiment de très bas niveau tout comme la majorité des passages de combats qui ne sont pas très bien chorégraphiés. Dans le casting, on retrouve encore une fois ce bon vieux Eddy Ko (on a l’habitude maintenant) qui s’en sort encore très bien ainsi que Melvin Wong en voleur et Norman Chu dans le rôle principal du policier. Pas mal de seconds rôles présents dans Butterfly Murders jouent également dans ce film, avec quelques têtes qui ne s’oublient pas. Beaucoup ont cherché à tirer des métaphores et explications du film de Tsui Hark en comparant par exemple l’île des cannibales au communisme chinois (ce qui n’a pas de sens) ou encore à l’île de Hong Kong (déjà plus cohérent pour une critique du capitalisme), on a vraiment dit tout et n’importe quoi, mais à mon avis, il n’y rien de tout ça dans Histoires de Cannibales, ou du moins ce n’est pas la volonté de Tsui Hark de le mettre en avant. D’ailleurs Tsui Hark mentionne bien que à l’époque, si ces éléments étaient présents, c’était plus de façon inconsciente que volontaire. De mon point de vue, Histoires de Cannibales est tout simplement encore une fois un mélange, une expérimentation comme Tsui Hark n’a jamais cessé d’en faire, avec ses chefs d’œuvres et ses ratés, qui rend à la fois hommage au cinéma italien des années 70 mais tout en gardant l’identité des films chinois de l’époque avec du comique de bas niveau. Un moyen également de voir jusqu’où il pouvait aller mais la censure s’est vite occupé de son cas en interdisant le film peu après sa sortie et le public tout comme la critique qui l’avait pourtant salué lors de son précédent film ne l’ont pas suivi. Cela ne la pourtant pas empêché, bien au contraire, de sortir par la suite le très sulfureux L’Enfer des Armes. A voir donc pour les amateurs de cat 3, films d’horreur et cinéma Bis ainsi que pour les amoureux de Tsui Hark qui veulent voir toute sa filmographie. Pour les autres, passez votre chemin, vous risquerez d’être déçu.
26 septembre 2009
Repo! The Genetic Opera
Réalisé par Darren Lynn Bousman
Avec Paul Sorvino, Paris Hilton, Alexa Vega
Film américain.
Genre : Science fiction
Durée : 1h 38min.
Année de production : 2008

Nicolas Sarkozy look-a-like
Dans un futur proche, une épidémie provoquant un dysfonctionnement des
organes dévaste la planète. Plus de dix millions de personnes décèdent
à la suite de cette épidémie. La panique éclate et les scientifiques
établissent fébrilement des plans pour une récolte d'organes. Rupture
de la tragédie, GeneCo, une société de biotechnologie aux
multi-billions de dollars, émerge. GeneCo prévoit la transplantation
d'organes par profit. En plus des options de financement, GeneCo se
réserve le droit d'appliquer des mesures en cas de non paiement, y
compris la repossession. Pour ceux qui ne peuvent pas suivre leurs
paiements d'organe, la collecte est de la responsabilité de l'autorité
"Repo man", qualifiés de "Legal Assassins" par GeneCo. Cette
repossession des organes entraînera inévitablement pour le mauvais
payeur... la mort.

Enfermée dans z'un donjoooooooooooon (air connu)
Vous l’aurez compris, Repo est un gros délire scénaristique. Pourtant,
le scénario aurait pu donner lieu à un spectacle aussi dramatique
qu’original, si par exemple Tim Burton s’en était occupé… Mais Bousman
n’a pas la même vision de l’art que Burton. Le réalisateur ne s’attarde
pas sur le côté dramatique de la chose, et préfère s’orienter sur un
mélange hétérogène des genres pour former un genre à part entière qui
se rapproche maladroitement du cinéma GrindHouse. Il faut dire que la perspective de voir chanter le Repo alors qu’il est
en train d’arracher les boyaux d’une victime avait de quoi
décontenancer n’importe quel spectateur. Et rendons à César ce qui est
à César, le scénario du film, sa mise en scène et les bases du récit
sont loin d’être mauvaises, au contraire même. Mais c’est à peu près
tout… Tout d’abord, il y a le côté dramatique du récit, qui est passé à la
moulinette pour ressortir dans une bouille infâme sans la moindre de
poésie ni lyrisme. Bousman est tout simplement incapable de donner le
moindre charisme à ses rôles principaux ou même de faire transparaître
un quelconque sentiment. A cela, on ajoute les nombreuses mélodies,
complètement ratées, qui sont incapables de retranscrire les sentiments
ou même d’intéresser le public. Bousman se contente de mêler rock et
opéra dans un cocktail musical indigeste, avec des paroles qui ne
riment à rien et qui tournent en rond, une absence totale de refrains
(!), sans oublier des musiques qui manquent cruellement de substance.
Pour faire simple : on a l’impression d’assister à une comédie musicale
amateur d’une classe de primaire. Ajoutez à cela des comédiens de
seconde zone, comme Paris Hilton (sic) ou Paul Sorvino, des paroles
d’une stupidité affligeante (Je vais te tuer, je vais te tuer, je vais
te tuer, sur un ton insistant…) et un goût artistique douteux et vous
ne tarderez pas à vous rendre compte qu’il s’agit là de l’une des plus
mauvaises séries Z de tous les temps… Le genre de film qu’on regarde
d’un œil distrait tout en se disant qu’il s’agit d’un canular, d’un
cauchemar éveillé dans lequel se mêlent tripes, rock et
sentimentalisme de bas étage, pour un opéra musical qui n’a rien de
grandiose, de poétique ou même de touchant. L’histoire est juste
pénible à regarder, le film tellement sérieux qu’il en devient ennuyant
à mourir, les acteurs pathétiques et la composition musicale digne d’un
groupe amateur qui s’inspire vaguement d’Evanescence. Vous l’aurez
compris, il n’y a pas grand-chose de positif à retenir de ce film si ce
n’est un profond ennui et les goûts exécrables de Bousman, qui n’en
finit plus de descendre les échelons d’Hollywood…
13 septembre 2009
Jurassik Park III
Date de sortie : 08 Août 2001
Réalisé par Joe Johnston
Avec Sam Neill, William H. Macy, Téa Leoni
Film américain.
Genre : Aventure
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2001
Distribué par United International Pictures (UIP)
Dix ans après les événements surréalistes survenus lors de sa
visite au Jurassic Park du richissime John Hammond, le paléontologue
Alan Grant se rappelle toujours de sa rencontre, d'abord magique puis
effroyable, avec ces dinosaures ramenés à la vie grâce aux incroyables
progrès de la génétique. À l'origine, ces créatures de la Préhistoire
n'étaient pas censées se reproduire ni survivre, mais elles ont déjoué
les plans des scientifiques. Elles sont probablement toujours en vie
sur l'île Isla Sorna.
Alan étudie l'intelligence des vélociraptors.
Cependant, il manque de subventions pour financer ses recherches. Paul
Kirby et sa femme Amanda, un couple richissime, lui proposent alors une
grosse somme d'argent s'il leur fait survoler la fameuse île. Alan
accepte leur offre.
Mais celui-ci flaire une entourloupe lorsque le
pilote amorce sa descente sur l'île. Il découvre alors les vraies
raisons de l'excursion organisée par les Kirby : sauver Eric, leur fils
disparu dans les environs. Ces derniers avaient besoin de son aide, car
il est le seul à connaître l'île et ses mystérieux occupants.
Cependant, au moment où l'avion s'apprête à redécoller, un spinosaure
tente de piétiner l'appareil...
A trop tirer sur la corde, elle finit par se rompre. Autrement dit, quand un film n'apporte rien de plus, il ferait mieux de rester au fond des cartons. L'argument de vente de ce troisième volet de Jurassic Park était l'apparition des oiseaux, les ptéranodons je crois. Et bien, une aussi petite nouveauté n'est pas suffisante pour justifier cette suite qui se révèle bien décevante. Deux choses ne trompent pas sur les arguments purement commerciaux de cette suite : Spielberg n'est plus à la réalisation et la durée du film extrêmement courte comparée aux deux film précédents (1H30 pour celui-ci contre plus de 2H pour les deux précédents). Lorsque l'on regarde le film, on s'aperçoit d'autant plus vite de la futilité de ce troisième opus en découvrant le scénario du film absolument pitoyable, où la suspension d'incrédulité du spectateur est mise à mal. Un avion s'est écrasé dans un énième site de dinosaures et le petit garçon d'un couple était à l'intérieur, ils engagent Alan Grant pour les aider à le retrouver. Certes, on est content de retrouver Alan Grant seulement celui-ci se révèle bien transparent dans cette suite et n'a que peu d'intérêt. Et ce n'est pas les nouveaux venus incarnés par Téa Leoni et William H. Macy qui vont faire passer la pilule tant leurs personnages sont inintéressants. La réalisation de Johnston, bien que moins efficace que celle de Spielberg, se veut malgré tout honnête et convaincante. Hélas pour lui, le scénario accumule les maladresses et les trucs parfaitement pas crédibles tel le gamin de 10 ans qui survit tout seul, s'est trouvé à manger et parvient à éviter comme il veut les dinosaures. On n'y croit pas une seconde. Bon alors, à la limite, si ça suivait niveau action, le film pourrait encore être sympa sauf que rares sont les scènes impressionnantes du film et on a bien l'impression que Spielberg nous a tout montré. Et puis des ptéranodons, c'est quand même vachement moins flippant qu'un T-Rex. Au final, un film pas mauvais mais anecdotique.
Trailer Jurassic Park 3 VF
envoyé par jp-fr - Court métrage, documentaire et bande annonce.

















