09 novembre 2009
Là-haut
Date de sortie cinéma :
29 juillet 2009
Réalisé par Pete Docter, Bob Peterson
Avec Edward Asner, Jordan Nagai, Bob Peterson
Titre original : Up
Long-métrage
américain.
Genre :
Animation
Durée :
1h35 min
Année de production :
2009
Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa
vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s'envoler
vers l'Amérique du Sud, il ne s'attendait pas à embarquer avec lui
Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et
assez envahissant... Ce duo totalement imprévisible et improbable va
vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant
l'imagination.
Depuis bien des années le studio Pixar s’est affirmé comme une valeur
sure dans le domaine de l’animation , plus encore comme un studio
largement au-dessus des autres sur le plan qualitatif offrant chaque
année une perle , après les mythiques « Ratatouille « et « Wall-E » ,
le studio propose un nouveau projet au concept qui suit la veine
originale des deux précédents.
« Là Haut » n’est peut-être pas aussi magistral que « Wall-E » mais
contient des instants de poésie épurée d’une pure beauté , les 15
premières minutes du film sont tout simplement à pleurer , modèle de
narration et mise en scène et d’une puissance émotionnelle incroyable
et d’une intelligence redoutable , un grand moment de sensibilité . Les
créations Pixar n’ont pas leur pareil pour faire du divertissement
intelligent apte à plaire à tous les publics « Là Haut « en est une
preuve de plus , un grand film sur la vieillesse , la mort et la
solitude , tout en étant aussi un excellent film d’aventure exotique et
plein d’humour .Passé cette ouverture on bascule dans un film
d’aventure trépidant qui n’oublie jamais de partir dans des envolées
poétiques tout en constituant un divertissement ultra intelligent , le
personnage principal est remarquablement bien écrit et tout simplement
bouleversant .
Mais en plus de ça c’est aussi dans le message que ce film comme les
autres films du Studio élève le niveau , « Là Haut » brasse beaucoup de
thèmes pour dire de la plus belle des manières que peut-être le plus
important est d’aller au bout de ses rêves d’enfance , ça paraitra à
certains naïf , personnellement je trouve ça touchant et intelligent.
Une nouvelle claque pour ce qui constitue de très loin le meilleur
studio d’animation à l’heure actuelle.
Là-Haut (UP) - Bande-annonce HD VF
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05 septembre 2009
The Super Dimension Fortress Macross : Do You Remember Love?
Réalisé par Haruhiko Mikimoto
Film japonais.
Genre : Animation
Durée : 2h.
Année de production : 1984
Titre original : Gekijouban Choujikuu Yousai Macross: Ai, Oboete Imasu ka
Cela fait 5 mois que le Macross a quitté la Terre. Le Macross est un
gigantesque vaisseau de combat spatial, cependant à l'intérieur c'est
une véritable ville, avec ses avenues marchandes etc...
Lors d'un concert de Lyn Minmei, une star de la chanson, les Zentran
attaquent le vaisseau. La chanteuse frôle la mort et grâce à l'aide de
Hikaru, pilote de l'escadron Valkyrie, lui sauve la vie.
Malheureusement, ils échouent dans une zone désaffectée du Macross.
C'est alors que commence une histoire d'amour entre le jeune pilote et
la star.
Macross - Ai Oboete Imasu Ka (ou pour les plus frenchies d’entre nous : Macross - Te souviens-tu de l’amour ?) est un film de deux heures résumant la toute première série Macross datant de 1982. Le film est quant à lui sorti en salle en 1984. Attention, ce serait un grave erreur de penser que ce film n’est que la mise bout à bout de scènes de l’anime de base, à la façon du film Gurren Lagann. Il s’agit ici d’un remake, et même si le scénario reste des plus fidèle à la série d’origine (à quelques exceptions près), l’aspect graphique s’en retrouve grandement amélioré, au point qu’on en vient à se poser la question “il est vraiment de 1984, ce film ?”. Graphiquement, c’est un vrai régal pour les mirettes. Là où la série péchait pour certains épisodes, en grande partie à cause de l’âge avancé de cette dernière, le film n’a pas prit une ride. Les combats spatiaux, même s’ils ne prennent pas une place importante dans le film, sont tout simplement somptueux. Le combat final reste aussi impressionnant que dans la série et procure chez moi le même genre de frisson. Seul le character design semble avoir un peu vieillit, mais une fois accoutumé, on y prête plus attention. Le dernier point graphique, et non des moindres pour tous mechaphiles, est le design des-dits mechas. Et là c’est une franche réussite. Même si l’on a le droit à design similaire à celui dans la série pour ne pas perdre les fans de la première heure, il est sublimé par un animation de qualité et une dynamique impressionnante pour l’époque, et même encore pour aujourd’hui. Les Valkyries VF-01 sont plus classe que jamais. En dehors de l’aspect graphique, un gros problème pointe le bout de son nez : comment résumer un série de 36 épisodes en 2h de film, tout en conservant la sémantique de série ? Impossible me diriez-vous. Et bien vous visez juste. Macross - Te souviens-tu de l’amour ? occulte deux pans importants de l’univers Macross mis en place dans la série : la découverte (la présentation des différents personnages, leur rôles, l’explication du contexte politique, en gros l’introduction) et la reconstruction (l’après). Que le film occulte la phase de reconstruction n’est pas une mauvaise chose en soit étant donné que cette phase est absente dans pratiquement tous les productions, films ou séries (et par forcément animées), mais cette phase était le petit plus de Macross qui faisait la différence, une chose qui démarquait la série des autres productions. A mes yeux, cette partie de la série représentait une plu value très importante, même si elle peut paraitre longue. Il est donc dommage de ne pas la retrouver, ou même de ne pas l’envisager à la fin du film… Pour ce qui concerne l’introduction, son absence créé un manque. On sent que l’univers derrière est richissime, mais le spectateur est directement lancé dans le bain. Pas de temps à perdre, le film ne dure que deux heures ! Au final, Macross - Te souviens-tu de l’amour ? est une franche réussite sur le plan graphique et le plan scénaristique, en reprennant habilement le scénario de la série. Mais le format de deux heures ne convient pas à l’univers Macross, qui est beaucoup trop riche. Du coup, les événements s’enchainent vite, trop vite même, et noient n’importe quel spectateur qui ne connait pas la série de base. Néanmoins, Macross est un film à voir, pour sa culture personnelle et pour le thème intéressant il aborde : on y fait pas forcément la guerre qu’avec des lasers, mais également avec la culture (ici, la culture musicale). Pour tout ceux qui ont vu la série, cette redécouverte couplée avec l’aspect graphique somptueux est toujours un réel plaisir.
03 septembre 2009
Psalm of Planets Eureka seveN : Good night, Sleep tight,Young lovers
Informations générales
- Format: Film
- Année: 2009
- Titre original: Kôkyô Shihen Eureka Seven: Pocket ga Niji de Ippa
- AKA: 交響詩篇エウレカセブン ポケットが虹でいっぱい
Staff technique
- Studio d'animation: Bones
- Réalisation: Kyoda Tomoki
- Chara-design: Yoshida Kenichi
- Création originale: Bones
- Musique: Satô Naoki
- Couleurs: Mizuta Nobuko
- Directeur artistique: Nagai Kazuo
- Directeur de l'animation: Saitô Tsunenori
- Directeur de la photographie: Kimura Shunya

Version alternative de l'histoire de la série animée Eureka seveN.
Ce qui frappe d'entrée dans le film Psalm of Planets Eureka seveN : Good night, Sleep tight,Young lovers, c'est l'histoire. Si les personnages principaux sont identiques à la série télévisée, il n'en va pas de même pour le scénario. En réalisant ce long métrage, Tomoki Kyoda nous livre une oeuvre plus personnelle. On suit de nouveau Renton et Eureka ainsi que l'équipe du Gekkostate mais dès les premières images, on peut se rendre compte de la différence. Eureka et Renton se connaissent dès la plus tendre enfance et le Nirvash est personnifié par une sorte de petit animal à l'allure presque aquatique. Leur séparation cruelle amènera Renton à toujours croire en leurs retrouvailles. Eureka est en réalité une clef avec les Images, des envahisseurs apparus sur Terre 45 ans avant les premiers évènements du film. L'origine de son nom sera d'ailleurs dévoilée au cours de l'histoire tout comme la signification du titre anglais du film. Lorsque l'on visionne Psalm of Planets Eureka seveN : Good night, Sleep tight,Young lovers , il est nécessaire de faire abstraction de la série afin de profiter de ces instants magiques où l'animation nous porte dans un rêve éveillé. Comparativement à la série, les personnages conservent globalement leurs rôles et fonctions dans le film mais avec quelques différences. Tout comme dans la série, Renton manque de courage et se trouve souvent pétrifié mais son amour pour Eureka lui permet de se transcender et de s'étoffer sensiblement tout au long de l'intrigue. Eureka est quant à elle très touchante dans ses doutes et ses peurs. Entre les deux héros existe une réelle passion qui n'aura de cesse de les porter vers leur destin. Dans le film, Holland, capitaine du Gekkostate, devient intéressant tout en restant au second plan. Ambigu dans son comportement, il semble poursuivre ses propres buts. Il est le méchant du film au profil très réussi, dont le comportement et les motivations nous sont proches, le rendant terriblement humain. La galerie de personnages reste restreinte et l'on aurait apprécié le développement de certains caractères secondaires. Psalm of Planets Eureka seveN : Good night, Sleep tight,Young lovers est plutôt une romance baignée de science-fiction et l'accent est véritablement mis sur les relations entre les personnages. Ce long métrage aborde également le thème de la relation à la mort de l'espèce humaine. Sans être ouvertement signifiée, la mort est présente tout au long de l'histoire et les protagonistes n'auront de cesse de la combattre chacun à leur manière. Avec des sujets aussi sérieux, le film présente plusieurs niveaux de lecture et Tomoki Kyoda réussit ici à proposer une animation de qualité qui sait toucher aussi bien les adolescents que les adultes. Si le scénario est totalement différent, il faut cependant noter que le film réutilise près de 60% des images de la série. Avec une colorisation modifiée et un montage revu, l'histoire prend une toute autre tournure. D'une durée de presque deux heures, le film arrive à captiver le spectateur avec des scènes d'action parfaitement menées. Des périodes plus calmes alternent avec des combats effrénés. On regrettera une narration non continue de l'histoire car de nombreux points scénaristiques sont expliqués par un personnage tiers qui enquête sur l'équipage du Gekkostate. Ce procédé brise toutefois un peu trop le rythme du film, même si les révélations apportées permettent une meilleure compréhension de l'œuvre. Graphiquement le passage sur grand écran est réussi, les images retravaillées de la série ne présentent pas de défaut et le piqué de l'image est idéal. Tomoki Kyoda a su tirer le meilleur de son équipe. L'animation est véritablement fluide et le passage des séquences en 25 images par secondes à celles en 24 images par seconde du cinéma est invisible. Sans être une véritable réussite Psalm of Planets Eureka seveN : Good night, Sleep tight,Young lovers n'en reste pas moins un film des plus plaisants à voir. On regrettera certaines lenteurs scénaristiques dues au mode de narration retenu. Ce défaut est toutefois contrebalancé par des scènes d'action fluides et captivantes. Totalement différent de la série, ce long métrage surprendra les amoureux d'Eureka seveN. Psalm of Planets Eureka seveN : Good night, Sleep tight,Young lovers est à visionner, si possible, sur grand écran pour peu qu'une sortie autre qu'un direct to vidéo ne soit prévu pour la France.
Eureka Seven trailer film (vostfr)
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27 août 2009
Otaku no video
Informations générales
- Format: OAV
- Année: 1991
- Titre original: Otaku no video 1982-1985 Graffiti of Otaku Generation
- Nombre d'épisodes: 2
- AKA: おたくのビデオ
Staff technique
- Studio d'animation: Gainax
- Réalisation: Mori Takeshi
- Chara-design: Sonoda Kenichi
- Auteur: Higuchi Shinji
- Musique: Tanaka Kôhei

Otaku no Video se divise en deux partie: l'une animée, relatant
l'histoire d'un jeune adolescent ayant une vie normale jusqu'au jour ou
il fera la rencontre d'un vrai groupe d'Otaku, rencontre qui le
destinera à devenir le "roi des Otakus", et l'autre partie,
entrecoupant l'animé, traitant de minis interviews avec de réels Otakus
Otaku No Video n'est pas une série "ordinaire". La première chose qu'il faut savoir à son sujet c'est que les différentes scènes (ou plutôt devrais-je parler de séquences animées) sont entrecoupées de mini-reportages filmés, généralement sous forme d'interviews d'une personne résolument otaku. L'anime est très agréable à suivre. Il montre avec intelligence les effets d'une implication sans cesse accrue de nos deux principaux héros dans l'univers de l'animation japonaise et des mangas. Il laisse aussi entrevoir discrètement les travers d'une tendance au fanatisme mais cela est assez masqué par la motivation et l'excitation de nos héros qui vivent à fond leur passion. Ceci est tout particulièrement visible chez Kubo, qui part du stade de la connaissance zéro (ou presque) mais dont l'engouement pour le Manga en général va sensiblement modifier son attitude et ses ambitions. Les personnages secondaires n'ont pas tous leur importance mais restent néanmoins très crédibles et appuient la sensation que nos héros évoluent vraiment dans un microcosme. Quant aux reportages, généralement assez courts, ils tranchent avec l'anime dans la mesure où ils font une sorte de contrepoids avec l'engouement des personnages dans l'anime. Ceux-ci se font plutôt les témoins du côté obscur du phénomène otaku et abordent sans tabou les questions qui dérangent. L'ensemble apporte une vision assez complète et objective d'un phénomène qui reste d'actualité. Il serait réellement dommage de passer à côté de Otaku No Video surtout que, l'air de rien, ces deux OAV recèlent une véritable histoire à suivre.
06 août 2009
Venus Wars
Informations générales
- Format: Film
- Année: 1989
- Titre original: Venus Senki
Staff technique
- Studio d'animation: Bandai Visual, Gakken, Shochiku
- Réalisation: Yasuhiko Yoshikazu
- Chara-design: Kobayashi Makoto, Yasuhiko Yoshikazu, Hiroshi Yokoyama
- Auteur: Yasuhiko Yoshikazu
- Musique: Hisaishi Joe

Suite à la collision d'une comète géante, la surface de la planète Mars
est devenue habitable. En 2089, les deux continents se font la guerre :
Ishtar et Aphrodia. Alors que les troupes d'élite du général Donner
débarquent pour écraser la capitale d'Aphrodia, instaurant une loi
martiale, une jeune journaliste fait la connaissance d'un groupe de
bikers rebelles qui se sont baptisés eux-mêmes les "commandos tueurs".
Leur chef, Hiro, est un jeune homme fougueux qui participe à des
compétitions ultra-violentes...
En plaçant son intrigue dans une époque futuriste avec engins blindés et affrontements à moto, VENUS WARS va certainement pâtir un peu de l'ombre d'un autre film sorti un an auparavant. En effet, Akira de Katsuhiro Otomo
va s'imposer comme l'une des références du cinéma d'animation japonais
à la fin des années 80. Il sera d'ailleurs l'un des métrages qui va
prouver une fois pour toute à l'occident que le dessin animé japonais
peut aussi être adulte. L'engouement pour l'animation en provenance du
Japon va alors commencer à prendre un certain essor. VENUS WARS
ne tardera d'ailleurs pas à faire partie du lot de films qui va être
distribué largement à travers le monde en vidéo de manière à
s'engouffrer dans la brèche percée par Akira. Malgré ses qualités évidentes, VENUS WARS
n'a toutefois pas la même profondeur que son illustre prédécesseur.
L'histoire d'un jeune héros rebelle obligé d'aller combattre dans une
guerre qu'il n'a pas choisi semble dès lors plutôt simpliste et
convenue. Néanmoins, le film s'écarte quelque peu du tout venant en
adoptant une structure assez particulière dès son ouverture. Plutôt que
suivre un seul héros, VENUS WARS va tout d'abord nous dresser
le portrait de la planète par l'entremise d'une terrienne fraîchement
débarquée. A vrai dire, pas tout à fait sympathique, ce personnage
permet, via son parcours, de découvrir petit à petit une partie des
véritables personnages principaux. Au fur et à mesure que l'histoire va
se dérouler, on finira par basculer vers d'autres personnages qui
prendront une plus grande importance. A croire que l'auteur voulait
tout d'abord immerger doucement le spectateur dans l'univers, en
utilisant un candide, pour mieux développer sa véritable histoire
ensuite...
Reste que VENUS WARS
n'offre pas de thème très compliqué. La guerre sert surtout ici de
catalyseur dans la métamorphose de ses personnages. Au départ, le
groupe de jeunes est soudé autour d'une vie axée sur un sport violent
où l'aspect "jeux du cirque" à la Rollerball
n'est pas loin. Mais c'est surtout pour bien mettre en avant
l'insouciance et la camaraderie qui lient ses personnages. Les
événements les forceront alors à faire des choix que ce soit en prenant
parti dans le conflit armé ou bien en essayant de rester neutre.
Quelque part, VENUS WARS ressemble d'ailleurs pas mal à un
parcours initiatique, thématique très commune dans le domaine du cinéma
d'animation (asiatique ou pas), sur fond de guerre. Le contexte donne,
bien sûr, l'occasion de nous présenter plusieurs scènes d'actions qui
sont assez souvent spectaculaires et réussies. Toutefois, on reste
toujours un cran en dessous de l'exubérance ou de la richesse d'un Akira. Le métrage de Yoshikazu Yasuhiko
n'a pas l'étoffe d'un grand film mais sait sans problème divertir et
captiver son auditoire grâce à une animation et des dessins de qualité.
Lors de deux passages, on notera par ailleurs une tentative
d'expérimentation durant laquelle se mèlent décors réels, affublés
d'une coloration particulière, et véhicules animés. Surprenant au
départ, le résultat n'est finalement pas inintéressant à l'image du
film dans son ensemble !
Gurren Lagann le film (spécial: Crois en moi qui crois en toi!)
Informations générales
Staff technique
- Studio d'animation: Gainax
- Réalisation: Imaishi Hiroyuki
- Chara-design: Nishigori Atsushi, Yoshinari Yoh (mecha-design)
- Auteur: Nakashima Kazuki
- Musique: Iwasaki Taku
- Diffuseur: Kadokawa Shoten, The Klockworx
Ce film résume la première moitié de la série Gurren Lagann.
Simon, orphelin depuis qu'un tremblement de terre a emporté sa famille,
creuse du matin jusqu'au soir. Lui et les siens créent des galeries
sous terraines, jour après jour, afin d'étendre leur village. Cette
cité est elle aussi sous terre, depuis si longtemps que la lumière du
jour est devenue une légende. Le chemin jusqu'à la surface n'est plus
qu'une chimère, tout juste bonne à mettre les dieux et la terre en
colère, selon le tyran à la tête du village. Mais ces rêves sont toute
la vie de Kamina, rebelle et épris de liberté jusqu'au bout des ongles,
ce qui a toujours forcé l'admiration de Simon. Aussi, quand ce dernier
découvre un mystérieux golem et qu'un énorme monstre débarque de la
surface, Kamina comprend que ce destin qu'il espère depuis tant
d'années lui tend enfin les bras... et que l'aventure commence !
Tengen Toppa Gurren-Lagann était, sans aucun doute la meilleure série de l’année 2007. Relativement peu de temps après la fin de Gurren-Lagann furent annoncés deux films qui compileraient l’histoire au cinéma. C’est à Tengen Toppa Gurren-Lagann : Guren-Hen, reprenant les éléments composant les épisodes 1 à 14 de son illustre ancêtre, et les compilant en 110 minutes, que nous nous intéresserons ici. Le résultat de telles compilations de séries au format cinématographique donne souvent des résultats fort peu concluant, et on pouvait s’attendre à de bien mauvaises coupures… Forcément, le film ne fait que 110 minutes, contre les 350 que cumulaient les 14 premiers épisodes de la série. Du coup, ça sabre dur dans le contenu original, et autant le développement des personnages principaux, Simon, Yoko, Kamina et Nia ne souffre pas trop de ces coupures (même si un élément essentiel manque pour Kamina), autant chez les personnages secondaires, ça tranche sec ! Et passer l’introduction de personnages comme Rossiu ou Kittan, qui deviendront encore plus importants dans la suite, au milieu d’un montage musical, ce n’est pas la meilleure idée qui soit… La manière dont les événements s’enchaînent pose également problème. Face à ce film, on sent encore bien trop le découpage par épisodes qu’on trouvait de la série, au point que de jolis eyecatchs semblent les séparer entre eux. Et autant on peut retrouver tous les moments clefs de la série, autant sur tout le reste, on passe vraiment beaucoup beaucoup trop vite, et avoir l’impression d’être en train de regarder des épisodes en avance rapide avec une musique en fond, au milieu d’un film, ce n’est généralement pas une bonne nouvelle. Heureusement, les bons points arrivent. Tout d’abord… c’est toujours Gurren-Lagann que l’on regarde ! Même avec des gros bouts coupés, les moments d’action les plus épiques restent présents et intacts, et c’est une joie de les revivre ! Ensuite, dès l’introduction, le spectateur est accueilli par une scène qui ne figurait pas dans le film : Des extraits d’un Gurren-Lagann Parallel Work, narrant la jeunesse du personnage de Lord Genome, présentés sur le meilleur thème de la série, Libera me from hell… De quoi enthousiasmer suffisamment pour ensuite tenir pendant l’heure et demie de résumé de la série qui suit… Et déboucher, enfin sur les 20 dernières minutes, qui sont la raison pour laquelle le spectateur est arrivé jusque là. Car les 20 dernières minutes du film sont inédites, avec de nouveaux événements et de l’animation entièrement nouvelle… Et là, on en prend plein les mirettes : C’est encore plus beau, encore plus épique, c’est un véritable plaisir, c’est géant… Et c’est trop rapide. Oui, les 20 dernières minutes ont beau être extrêmement agréables à voir et fournir une alternative appréciable aux épisodes équivalents dans la série TV, ils expédient tout de même bien trop rapidement le tout (le déroulement du scénario étant modifié en conséquence), et ne fournissent au film qu’une conclusion à moitié satisfaisante. C’est fort dommage, d’autant que la fin de ce film ne coïncide pas avec la fin de la première partie de la série, alors qu’il n’aurait vraiment pas été de trop de le rallonger pour ça, car même si l’équivalent de cet épisode fera probablement une fabuleuse introduction pour le second film, on a ici de quoi être légèrement frustré. La morale de l’histoire ? Si vous ne connaissez pas Gurren-Lagann, ne commencez surtout pas par ce film. Bien trop rapide voire mal construit dans sa présentation de beaucoup d’éléments, il vous gâcherait la découverte d’une série sensationnelle. Par contre, si vous avez apprécié la série originale, vous serez probablement satisfaits par ce que ce nouveau film a à offrir : pas assez pour vous faire tomber à la renverse, mais largement assez pour faire plaisir au fan qui se régalera devant les 20 dernières minutes absolument enivrantes, bien trop courtes… Mais bien suffisantes pour donner envie de découvrir ce qui sera refait dans le second film, Ragan-Hen, sorti ce 25 avril dans les salles japonaises. À voir sans trop en espérer pour ne pas être déçu… Mais à voir quand même, parce qu’il serait bête de bouder son plaisir !
Tengen Toppa Gurren-Lagann Film 1 Trailer 1
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05 août 2009
Coraline (spécial: Neil Gaiman is the man!)
Date de sortie : 10 Juin 2009
Réalisé par Henry Selick
Avec Dakota Fanning, Teri Hatcher, Jennifer Saunders
Film américain.
Genre : Animation, Famille, Fantastique
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2009
Film pour enfants à partir de 10 ans
Distribué par Universal Pictures International France
Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, si hautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille...
Tout le monde loue le talent de Tim Burton face à "L'étrange noël de Mr. Jack". Mais saviez-vous que contrairement à ce que l'on croit, il n'y a passé que trois jours ? La réalisation, et même si le statut diffère de la dimension de réalisateur en prise de vues réelles, revient à Henry Selick. Auteur de l'étonnant "James et la pêche géante" (bien moins connu mais tout aussi surprenant), voilà son retour fracassant avec "Coraline", cauchemar éveillé à déconseiller aux enfants. Autour de marionnettes synthétiques, le récit est celui, assez classique, d'un monde parallèle qui évoque les terreurs enfantines à travers le rêve et le désir matérialiste qu'a l'enfant. On ne saurait reprocher à Selick de ne pas inventer un nouveau principe. Car il le renouvelle ; "Coraline" est la porte ouverte à la débauche psychédélique et surprenante (depuis "Alice au pays des merveilles", rien n'avait pris l'apparence d'un objet aussi barré), comme si notre héroïne se trouvait propulsée dans un monde à priori féérique mais qui vire au trip peu recommandable type "Las Vegas Parano". Avec une inventivité hors norme qui, à elle seule, fait oublier les fréquents problèmes de rythme, le film anime avec fantaisie et dépassement technique le monde de l'enfance. Par les nombreux symboles qui s'y invitent (liés à la sexualité, ou bien le deuil), Henry Selick parvient à décrire à merveille la tentation morbide de l'enfance sous l'apparence des bonbons et des manèges. Peu à peu, le rêve se mue en un cauchemar terrifiant, la mère se transforme en une féroce araignée qui brode ses fils comme ces femmes qui étouffent leurs propres enfants et leur imaginaire par un trop-plein de désir personnel. Des boutons qu'il faut coudre à la place des yeux, un ami muet, les âmes perdues d'enfants blottis dans une chambre-fantôme, une salle de concert remplie par un public de chiens tous identiques ; ces visions absurdes et glaciales évoquent de par leur atmosphère les peurs primales qui obsèdent l'enfance.
Coraline - Bande Annonce du Film -
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25 juin 2009
xxxHolic - A Midsummer Night's Dream
Informations générales
- Format: Film
- Année: 2005
- Titre original: Gekijouban xxxHOLiC Manatsu no Yoru no Yume (劇場版 xxxHOLiC 真夏ノ夜ノ夢)
- Site officiel: http://www.holic-tsubasa.com/
Staff technique
- Studio d'animation: Production I.G
- Réalisation: Mizushima Tsutomu
- Chara-design: Kise Kazuchika
- Auteur: CLAMP
- Musique: Saitô Tsuneyoshi
- Diffuseur: Shochiku

Watanuki est un jeune lycéen possédant une faculté spéciale: il peut
voir les esprits. Ceci serait sans conséquence si les habitants de
l'au-delà n'étaient pas attirés par lui, lui rendant la vie totalement
impossible. C'est alors qu'un jour il entre dans une boutique étrange
qui semble repousser les démons et rencontrera sa charmante
propriétaire : Yûko, la sorcière des dimensions.
En passant un pacte avec cette dernière, Watanuki devient son homme à
tout faire et doit aussi se charger d'aider d'autres humains
tourmentés. C'est ainsi qu'à la demande d'une jeune fille qui ne peut
plus rentrer dans sa maison il décide de se rendre à cet étrange
demeure en compagnie de Yûko et de Domeki, seul capable d'éloigner les
esprits.
Une petite heure à visiter le monde envoûtant de xxxHolic en compagnie de Yuuko, Domeki et Watanuki, ça ne se refuse pas... De très belle facture, cette adaptation a mis les petits plats dans les grands : couleurs chatoyantes, animation musclée, mise en scène privilégiant les espaces vastes et les points de vue spectaculaires, rien ne manque pour rendre fidèlement l'ambiance si particulière du manga. Pourtant, de scénario, il n'y en a pas, ou peu, c'est une énième variation sur le thème de la hantise, servant de prétexte à une déambulation à la frontière du conte fantastique et du conte moral, et réservant son lot de petites perles poétiques, soigneusement disséminées tout le long du métrage. Les personnages se perdent, se retrouvent, râlent, et n'en finissent plus de marcher, imposant un rythme de promenade à ce film quelque peu macabre à l'occasion. xxxHolic au cinéma propose rien moins qu'une plaisante balade au pays du surnaturel et des malédictions, le spectateur étant convié à visiter cette maison hanté comme on prend une nacelle dans une attraction de fête foraine. Au bout du compte, en guise de final à ce film trop court, on apercevra Yuko dans toute sa splendeur, manifestant ses pouvoirs avec une sensualité quelque peu teintée de cruauté, son indifférence ne paraissant jamais aussi ambigüe que dans ce luxueux épisode : c'est un moment de grâce qui fait honneur aux Clamp. Bien entendu, ce film n'apporte absolument rien au manga, il ne révolutionne pas le monde de l'animation, et n'a probablement pas l'ambition d'être autre chose qu'une œuvre vous proposant, le temps d'une petite heure, d'échapper au monde des vivants pour passer de l'autre côté du miroir. Et c'est tout ce qui fait la beauté de ce film, seule adaptation ayant compris l'essence du manga, à savoir la suspension du temps et la fatalité à l'œuvre au cœur même d'un monde peuplé de rêves délétères et mélancoliques. xxxHolic a l'érotisme d'une estampe, la poésie d'une ombre chinoise, et la tristesse macabre des contes japonais les plus sombres. Mais c'est aussi un film à ne voir qu'une seule fois, sous peine d'en abolir tout le charme...
RahXephon - Pluralitas Concentio
Informations générales
- Format: Film
- Année: 2003
- Titre original: RahXephon Tagen Hensoukyoku
Staff technique
- Studio d'animation: ADK (Asatsu DK), Bones, Shochiku, RahXephon Project
- Réalisation: Izubuchi Yutaka
- Mecha-design: Sayama Yoshinori
- Musique: Hashimoto Ichiko
- Diffuseur: Bandai Channel
- Chara-design animation: Kanno Hiroki
- Chara-design: Akihiro Yamada, Michiaki Sato (mecha)
Nous sommes le 27 décembre 2012 dans une école de Tokyo. Deux élèves restent après le nettoyage de leur classe pour discuter. Il s'agit d'Ayato Kamina et de Haruka Mishima, deux jeunes amoureux à qui tout semble sourire. Alors qu'ils sont sur le point de s'embrasser, Hiroko Asahina fait irruption dans la salle et les dérange. Ayato est décidé à présenter Haruka à sa mère malgrès une certaine appréhension de la jeune fille. Une fois la rencontre terminée, Ayato la raccompagne chez elle. Au même moment, un étrange envahisseur nommé Mu débarque dans le ciel de Tokyo avec une gigantesque forteresse que rien se semble inquiéter. Une fois les forces aériennes vaincues, Mu enclenche la création d'un dôme entourant l'intégralité de Tokyo, séparant ainsi Ayato de Haruka pour de nombreuses années car Haruka est parvenue à fuir Tokyo à temps alors qu'Ayato est toujours à l'intérieur de la ville.
RahXephon - Pluralitas Concentio est le portage pur et simple de la série
originelle en un format long-métrage. On retrouve donc les
pérégrinations aventureuses, les tribulations amoureuses et autres
interrogations métaphysiques de Ayato inchangées à celles de la série,
assorties toutefois de quelques scènes supplémentaires précisant les
relations entre personnages, surtout celles liant Ayato à Haruka.
Évacuons tout de suite le premier
écueil qui a empêché le succès de la
série : il ne s'agit pas d'une copie d'Evangelion.
Si le point de départ, certains personnages et certains
éléments d'intrigue (l'aspect mystérieux des ET,
le héros confronté à ses doutes, la fille
étrange) suggèrent un tel rapprochement, une vision
approfondie de la série fait voler en éclat le sentiment
de plagiat. RahXephon est
une série originale, au scénario solide et aux
personnages particulièrement développés. On est
très loin des références mystico-religieuses et
des changements de ton d'Evangelion. La mythologie
présentée est cohérente, originale, et bien
intégrée au propos de l'histoire. Une fois ceci précisé, on peut s'intéresser aux
qualités intrinsèques du film. La
qualité de l'animation, du design des personnages et des robots
est en tous points remarquable. Les expressions des personnages sont
particulièrement travaillées, surtout Shitow Haruka qui
se distingue par une grande variété d'attitudes.
Techniquement, le niveau de qualité est à la hauteur de
ce que fait le studio BONES et l'on cherchera plutôt chez Haruka,
un soupçon de Faye Valentine, que de Misato.Ce que le
résumé ne peut pas rendre compte, c'est la
multiplicité des personnages et des intrigues secondaires ou
parallèles. Chaque "groupe" de personnages a ses questions et
ses problèmes, qui interfèrent avec l'intrigue principale
jusqu'au dénouement. Les "combats" passent très souvent
en arrière-plan et se réduisent, le bien souvent, au
strict nécessaire. On ne peut même pas dire que chaque
Dolem a un rôle révélateur, car c'est plutôt
Ayato qui évolue sous la pression des interactions avec les
personnages que sous la pression de l'ennemi. D'ailleurs, même
à la fin, on ne connaîtra jamais avec exactitude la nature
et l'origine des muliens, seul le but final sera important.Cela
amène à revenir sur la qualité du scénario.
Il ne s'agit pas d'une série de "mécha", mais bien d'un
drame sentimental ou psychologique où tout l'aspect
mystique des muliens sert de métaphores pour la nature humaine
des relations. La véritable intrigue de RahXephon
est cachée pour qui ne s'intéresse qu'aux
péripéties de la lutte entre humains et muliens. Le cœur
de l'histoire est beaucoup plus simple et beaucoup plus riche, traitant
de l'amour, du besoin de l'autre, et de l'acceptation de la
vérité de ses sentiments. De quoi avons-nous peur lorsque
nous nous "offrons" à l'autre ? Comment trouver l'harmonie dans
une relation ? Toutes ces questions forment la trame principale de la
série et ne révèlent leur nature qu'au dernier
moment. Le film y
obtient son point d'orgue, chose normale pour une histoire où la
musique joue un rôle primordial. Chaque détail constitue
une note particulière dans le scénario, et même les
instants de flottement, où l'on croit repérer une
incohérence, trouvent leur signification. Le propos
général est intelligent, sensible, certaines scènes sont poignantes d'émotion.
Et si la fin est tragique par moments, le final surprend par sa
tendresse et sa douceur. Ce film n'est pas de consommation
courante et mérite une meilleure place que le simple
qualificatif de "copie d'Evangelion".























