Flickerama

Du cinéma, du cinéma, et d'autres trucs aussi (mais surtout du cinéma).

30 novembre 2009

The Stormriders

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Réalisé par Andrew Lau
Avec Shu Qi, Aaron Kwok, Ekin Cheng

Long-métrage hong-kongais.
Genre : Arts Martiaux
Durée : 1h25 min
Année de production : 1998

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Dans un pays ressemblant à la Chine médiévale, un tyran doté de pouvoirs surnaturels élève trois garçons à qui il transmet une partie de ses pouvoirs. Devenus adultes, les héritiers du tyran se dressent contre lui.

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Stormriders est à l’époque de sa sortie en 1998, le film le plus cher de l’histoire du cinéma de Hong Kong. Adapté d’une BD qui fut un gros succès en Chine et au Japon, Stormriders est un film important puisqu’il permet de réconcilier le cinéma de Hong Kong avec son public. En effet, après le départ de toutes les grosses pointures comme John Woo, Chow Yun Fat, Tsui Hark ou encore Jet Li, ajouté aux troubles provoqués par la rétrocession, le cinéma de Hong Kong va mal. C’est donc dans cette situation que Andrew Lau lance le projet de Stormriders avec un budget de 60 million de dollars HK (~ 10 M$) et réussi son pari puisque le film est un succès au Box Office. Que dire sur Stormriders ? Que c’est le meilleur film de la série de films à effets spéciaux qu’a réalisé Andrew Lau de Stormriders à Avenging Fist ? Sûrement oui, c’est là le plus beau compliment qu’on lui puisse lui faire. En même temps ce n’est pas difficile car même en étant meilleur que toutes ces «suites» dont le niveau dégringoles au fur à mesure, Stormriders reste un mauvais film. Les acteurs quasiment tous de la nouvelle génération comme Ekin Cheng ou Aaron Kwok sont mauvais comme à leur habitude, et seul Sonny Chiba est crédible en grand méchant même si sa prestation est un peu diminuée par son doublage en cantonais. Stormriders compte également un bon lot de personnages secondaires mais qui ne sont malheureusement que très peu développés et sont parfois même complètement ridicules comme le rôle de Shu Qi totalement décalé dans l’attitude ainsi que dans sa tenue. Alors que tout le monde porte de superbes costumes, elle est vêtu d’un blouson en cuir... La musique est bien sûr comme on pouvait s’en douter interprétée par Ekin Cheng et Aaron Kwok qui par ce biais font la promotion de leur album en cours. Les effets spéciaux sont dans l’ensemble assez réussis (pour l'époque) exceptés la scène où Sonny Chiba et Alex Fong se battent en duel sur le bouddha où l’incrustation vidéo est complément ratée. Les effets spéciaux sont utilisés quasi exclusivement pour les scènes d’action ce qui est assez beau visuellement mais ce qui veut dire aussi l’exclusion d’une vrai chorégraphie martiale. Quand à la réalisation, c’est une sur-abondance d’effets spéciaux, comme si le but du film était d’en placer le plus possible dans un minimum de temps jusqu'à mettre dans le générique de fin des séquences du making off nous montrant l’élaboration de ceux ci. Cependant même si Stormriders n’est pas un bon film, force est de lui reconnaître le mérite tout d’abord d’avoir aidé à relancer un peu le cinéma HK en pleine crise depuis la rétrocession en 1997 et puis ensuite de donner un 2nd souffle à la carrière de Sonny Chiba qui n’avait plus tourné de films depuis 3 ans.


Stormriders Trailers
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28 novembre 2009

RockNRolla

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Date de sortie cinéma : 19 novembre 2008
Réalisé par Guy Ritchie
Avec Gerard Butler, Tom Wilkinson, Mark Strong

Long-métrage américain.
Genre : Policier
Durée : 1h54 min
Année de production : 2008
Distributeur : StudioCanal

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Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid, rock star toxico qu'on croyait mort, qui a les cartes bien en main...

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  Et revoilà Guy Ritchie dans le registre qui l'a fait connaître: le film chorale de gangsters Londoniens forts en gueule. Mais n'y cherchez pas le scénario alambiqué et délirant d'un "Arnaques, crimes et botanique" ni même l'enchaînement effrénée de situations délirantes et jouissives d'un "Snatch". Ici, les choses sont plus posées et le film semble d'ailleurs prendre des chemins détournés pour finalement nous servir un final qui aurait surement gagné à arriver un peu plus tôt. Il y a de l'idée, des bonnes séquences, un poil d'humour "so british", quelques répliques cultes et toujours une pléiade d'acteurs qui font de leur mieux pour donner vie à ces truands (notre petit Rock'n'Rolla mort-vivant en tête). On retrouve encore une fois chez Ritchie, les surnoms, le crime organisé, les petites frappes, les russes, les séquences cultes car il faut l'avouer, cet homme a le sens de l'image. Mais n'est-il pas allé trop vite en besogne. Je crois que "Rock'n'rolla" aurait pu être un vrai petit bijou comme ces prédécesseurs mais Guy Ritchie n'a pas poussé jusqu'au bout son scénario. N'en avait-il pas le temps ? S'agit-il d'une trop longue introduction ? Les studios avaient-ils leurs mots à dire ? Toujours est-il que malgré quelques bonnes trouvailles, l'esprit déjanté est moindre et l'ensemble ne laisse pas au spectateur l'euphorie de ces premiers films. A voir pour les fans et si il y a une suite...espérons qu'il ne s'agissait que d'une timide mise en route.
                           


La bande annonce de la semaine - "RockNRolla"
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Le Pacte des loups

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Date de sortie cinéma : 31 janvier 2001
Réalisé par Christophe Gans
Avec Samuel Le Bihan, Mark Dacascos, Emilie Dequenne

Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage français.
Genre : Aventure, Epouvante-horreur, Historique
Durée : 2h22 min
Année de production : 2001
Distributeur : Metropolitan FilmExport

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En 1766, une bête mystérieuse sévit dans les montagnes du Gévaudan et fait de nombreuses victimes, sans que quiconque puisse l'identifier ou la tuer. Les gens ont peur. C'est un monstre surgi de l'enfer ou une punition de Dieu. L'affaire prend rapidement une dimension nationale et porte atteinte à l'autorité du Roi. Le chevalier Grégoire De Fronsac, naturaliste de surcroît, est alors envoyé dans la région du Gévaudan pour dresser le portrait de la bête. Bel esprit, frivole et rationnel, il est accompagné de l'étrange et taciturne Mani, un indien de la tribu des Mohawks. Ces derniers s'installent chez le Marquis Thomas d'Apcher. Au cours d'une soirée donnée en son honneur, Fronsac fait la connaissance de Marianne De Morangias ainsi que de son frère Jean-François, héritiers de la plus influente famille du pays. Fronsac se heurte bientôt à l'animosité des personnages influents de la région.

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L'ex-directeur de la rédaction des magasines défunts Starfix et HK Orient Extreme Cinéma, Christophe Gans était avec ce film, attendu comme le sauveur d'un cinéma français en crise, enfin une crise exagérée et surtout généralisée par certains critiques qui oublient très vite de talentueux metteurs en scène tels qu'Eric Zonca (La Vie Rêvée Des Anges) et Olivier Assayas (Irma Vep, Fin Août Début Septembre). A la vision du Pacte Des Loups, on est déçu ; le cinéaste cinéphile est tombé dans le piège de sa propre passion. Les inspirations venant de tout bord, principalement de L'Epée de La Vengeance/The Blade de Tsui Hark et de Sleepy Hollow de Tim Burton, Le Pacte des Loups est parsemé de clins d'œil comme avant l'ouverture de la chasse aux loups, scène où une mystérieuse femme qu'on dit sorcière lèche le visage sale d'un bandit puis ricane sournoisement tout en aguichant Mani. Cette scène rappelle un passage identique dans The Blade où Tête D'Acier/Moses Chan se fait aguicher par une traînée/Valérie Chow qui ricane et lèche elle-aussi le visage sale d'un bandit afin de déclencher une bagarre entre les voyous et le naïf sauveur. Il tombe aussi dans le même piège que Matthieu Kassovitz et son remake officiel de Seven (Les Rivières Pourpres avec Nadia Farès, Jean Reno et Vincent Cassel), Gans et son monteur David Wu côtoyant le délire graphique usé (et non inventé) par Matrix des frères Wachowsky, et donc vont collaborer à la dénaturalisation (voir l'américanisation) du cinéma français. Et ça ne prend pas, l'univers historique ne s'y prête pas. Le Pacte Des Loups fait partie de ces films qui ont reçu des accueils très mitigés, du "merveilleux" au "bidon". Il n'est malgré cela pas un mauvais film mais l'œuvre divertissante d'un réalisateur trop passionné dont l'on préfèrera le très bon Crying Freeman.
                           


Le Pacte des Loups (B.A 4)
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20 novembre 2009

La Montagne Ensorcelée

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Réalisé par Andy Fickman
Avec Carla Gugino, Dwayne Johnson, Annasophia Robb

Titre original : Race to Witch Mountain
Long-métrage américain.
Genre : Aventure, Comédie, Science fiction
Durée : 1h38 min
Année de production : 2009

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Tia et son frère Tony, deux adolescents dotés de pouvoirs surnaturels, quittent leur refuge de la montagne ensorcelée pour faire un tour sur Terre. Mais Tony est kidnappé par le docteur Gannon, un savant fou qui veut dominer l'humanité...

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Disney s'empare des éléments de succès financiers pour pondre une simili-aventure réglée comme du papier à musique. Le hic existe et s'incarne dans ce qu'il y a de plus néfaste pour un film: la profondeur. Le spectateur n'est jamais associé au film. Dès le début, on ne nous dit rien, on ne nous montre rien, alors certes, l'histoire se devine avant même de lancer le film, mais cette distance histoire-spectateur peine à s'amenuir et l'énième course-poursuite commence pour ne plus jamais finir, dans de mêmes scènes répétitives, brocardées par des musiques ultra-entendues. Il n'y a donc aucune originalité, si ce n'est celle de tomber dans tous les panneaux. Les "acteurs et "actrices" ne sont jamais inspirés, la mise en scène banale ne s'égare jamais, et les dialogues, tout comme les idées, effleurent les pâquerettes, et jamais ne dérangent. On pourrait innocemment faire remarquer qu'il s'agit d'un divertissement destiné principalement aux enfants..? mais les enfants ne sont pas si idiots, et ça ne justifie en rien le manque d'originalité. Tous les blockbusters de qualité, ceux qui nous ont marqués, ont osés l'audace, la prise de risque. Les Goonies, en 1985, a osé. Outre le fait donc, que le film bas des records de platitude et de léthargie intellectuelle, même le spectacle visuel souffre d'un manque évident, soit de moyens, soit d'idées, soit de ce que vous voudrez... Contentez-vous d'objets qui se déplacent sans effet, et quand on fait voler deux trois compact disques on devine une variation de grain de l'image... contentez-vous de lumières, et pour la grosse partie des effets spéciaux, de la pyrotechnie bleue et télécommandée au passage des protagonistes. Non, vraiment, étonné qu'en 2009, avec les films d'animation qui bénéficient de quelques irrévérences de-ci de-là, Race to Witch Mountain s'affiche comme un bien pâle mix des thèmes porteurs (commercialement parlant hein), sans âme, sans compétence de mise en scène, sans rien.


La Montagne ensorcelée - Bande annonce FR
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Dragon Tiger Gate (spécial: Over the moumoute)

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Réalisé par Wilson Yip

Avec Donnie Yen, Nicholas Tse, Dong Jie

Titre original : Lung Fu Moon
Genre : Combat, Action
Durée : 1h34 min
Année de production : 2006

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Le Dragon Tiger Gate est une école d'arts martiaux fondée par Wong Fuhu pour protéger les citoyens des agissements des triades. Celui-ci a eu deux fils (Dragon et Tiger) de deux femmes différentes. Lorsque sa mère décède, Dragon est pris sous son aile par Ma Kun, un chef de triade d'une école rivale nommée Luosha Gate. Au fil des années, Dragon devient ainsi le garde du corps de Ma Kun. Les deux demi-frères sont alors amenés à s'affronter.

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Sur le papier, Dragon Tiger Gate avait tout pour plaire : Wilson Yip à la réalisation et Donnie Yen en acteur et aux chorégraphies, soit la même équipe que pour l’excellent S.P.L. Les différentes bandes annonces étaient toutes plus alléchantes que les autres et le matériel promo qui circulait depuis déjà pas mal de temps étaient là pour nous garantir quelque chose qui allait dépoter méchamment. Malheureusement, le film s’avère être au final une grosse déception malgré quelques passages intéressants. Adapté du comic chinois Dragon Tiger Heros (aussi appelé Oriental Heroes ou Tiger Wong) créé en dans les années 70, Dragon Tiger Gate nous raconte l’histoire de deux frères, interprétés par Donnie Yen (S.P.L, Iron Monkey) et Nicholas Tse (Wu Ji, New Police Story), qui, après avoir été séparés dès leur plus jeune enfance, vont se retrouver et unir leurs forces pour combattre le mal. Bon, rien d’original dans tous ça et, ne connaissant pas le comic original, je ne pourrais pas vous dire si le film lui est fidèle. Mais ici, tout est prétexte à nous desservir des scènes d’action chorégraphiées par Donnie Yen himself. Et à vrai dire, ces scènes d’action sont le seul point positif (et encore, pas complètement). Le plus époustouflant est sans doute le premier, mettant en scène Nicholas Tse en train de combattre une 40aine de personnes dans un bar. Nerveux, rapide, violent, le combat est malheureusement trop vite expédié. C’est dommage car Nic Tse s’en donnait à cœur joie, à grand renfort de câbles, le tout avec un jeu de jambe assez hallucinant et une souplesse incroyable pour un artiste à la base non martial. D’autres affrontements valent aussi le détour, comme celui opposant Donnie Yen a une 15aine de personnes sur un terrain de baseball, ou encore celui entre Yuen Wah (Kung Fu Hustle, Eastern Condors) et le grand méchant du film. Le problème, c’est qu’ils sont malheureusement beaucoup trop courts et rebuteront en plus ceux qui sont allergiques aux effets « clipesque », le réalisateur abusant régulièrement de ralentis et autres effets de style très en vogue depuis quelques temps. Les combats s’en retrouvent très souvent complètement plombés, principalement le dernier, complètement ridicule à cause de ses nombreux effets spéciaux ratés et son décor futuriste nous rappelant malheureusement celui du lamentable Avenging Fist (Andrew Lau – 2001). Entre ces combats, que du mauvais. On a droit à des scènes d’une niaiserie à toute épreuve (la scène des téléphone au restaurant, les flachbacks, le dernier plan du combat final,…), où les acteurs n’ont en aucun moment l’air passionné par ce qu’ils racontent. Leur coiffure ridicule n’est pas là pour arranger les choses. Alors certes, le réalisateur a apparemment essayé de garder le look des personnages du comic, mais en film live, cela porte vraiment à rire. Le happy end plein de guimauve purulente achève tout ça en beauté, et c’est avec un petit soulagement qu’arrive le générique final. Pari raté donc malgré la réalisation correcte de Wilson Yip (beaucoup de jolis plans à la grue, quelques mouvements de caméra réussis), Dragon Tiger Gate n’aura été au final qu’un pétard mouillé. Espérons seulement que S.P.L 2 sera plus réussi, ce qui à vrai dire n’est pas bien difficile.


Dragon Tiger Gate - voir le film - vostfr
envoyé par -talim08-.

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After Hours (spécial: heures supp' !)

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Date de sortie cinéma : 16 mai 1986
Réalisé par Martin Scorsese
Avec Griffin Dunne, Rosanna Arquette, Verna Bloom
Long-métrage américain.

Genre : Comédie

Durée : 1h38 min
Année de production : 1985

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La nuit infernale d'un jeune informaticien, employé de banque et grand admirateur d'Henry Miller, dans le quartier bohème de Soho, à New York.

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L'œuvre de Martin Scorsese est décidément extrêmement riche et variée, alors arrêtons d'échanger des banalités à son égard en le cataloguant notamment comme spécialiste du film de gangsters car cela est extrêmement réducteur ! Les années 80 furent pour lui une décennie de relance, essentiellement économique et lui permirent de se remettre en question en s'essayant dans divers registres afin de pouvoir ensuite mener à bien le projet de sa vie, j'ai nommé "La Dernière Tentation Du Christ". Mais parlons plutôt d'"After Hours", étonnante fable nocturne, qui, si elle comprend nombre d'éléments récurrents dans la filmographie du cinéaste offre surtout un univers décalé, déjanté, une sorte de descente aux enfers menée avec un sens de l'humour très noir faisant régulièrement mouche. Sombre comédie donc, impeccablement menée visuellement parlant (et comme d'habitude, on notera que pour Scorsese, c'est le syle, reconnaissable au simple coup d'œil qui prime avec de très larges travellings, un montage vivant et affuté rythmant rapidement une grammaire cinématographique large et maîtrisée). L'importance de la bande-son est toujours conséquente, la nuit est présente du début la fin (belle photographie), le scénario bâti avant tout autour de ses personnages, bref la totale made in Tonton Marty. Relation avec l'art, le cinéma (d'ailleurs traité en dérision), la création, les contacts amoureux parfois difficiles avec une incapacité à jouir, quelques allusions religieuses, un petit coup de pêché-rédemption (même si ce n'est pas voyant au premier abord), Scorsese ne se refait pas. Ce qui constitue la force d'"After Hours", c'est cette faculté à renouveler constamment le monde d'un auteur ici embarqué dans le phantasme et le délire total. Vraiment drôle, très bien interprété, "After Hours" est un conte pour adultes qui résonnera comme un petit bijou pour les plus barrés d'entre-vous. Essentiel.

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19 novembre 2009

Ebola Syndrome (spécial: Alerte!)

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Réalisé par Herman Yau
Avec Anthony Wong Chau-Sang, Yeung Ming Wan, Fui-On Shing

Titre original : Yi bo la beng duk
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage hong-kongais.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h38 min
Année de production : 1996

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Sam, un employé de restaurant vivant et travaillant à Hong Kong, se voit obligé de fuir en Afrique du Sud après avoir couché avec la femme de son patron. Là-bas il retrouve du travail dans un restaurant mais est exploité par ses nouveaux employeurs qui le savent en fuite. D'une nature violente Sam viole une femme dans un village africain et contracte le virus Ebola. Son patron et sa femme apprennent l'existence de sa maladie, il les tue et les utilise comme "hamburger" servis à la clientèle, répandant par là-même le virus. Sam décide de rentrer à Hong Kong, bientôt le virus Ebola se diffuse autour de lui et dans la ville.

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Avis à tous les amateurs de films déviants, vous êtes en présence ici d’un des fleurons du genre, un des musts de la catégorie III made in Hong-Kong. Trois ans après le déjà monumental The Untold Story, le prolifique Herman Yau remet le couvert et décide d’aller encore plus loin dans le gore, la provocation et surtout le mauvais goût. Avec son complice de longue date Anthony Wong (Infernal Affairs, Time and Tide), ils nous reviennent donc avec Ebola Syndrome qui deviendra rapidement culte auprès de tous les friands du genre. Tantôt grotesque, tantôt vulgaire, parfois crade limite raciste, mais toujours rempli de second degré, Ebola Syndrome met en scène un Anthony Wong en roue libre, 1h30 de total « freestyle » durant laquelle il va violer des jeunes filles, frapper jusqu’à la mort d’honnêtes gens, cracher sur des passants pour leur insuffler le virus Ebola, se masturber dans un morceau de viande avant de le remettre dans son plat… Du pur Anthony Wong déjanté comme on l’aime, grimaçant comme jamais, qui mine de rien effectue un travail d’acteur relativement exceptionnel ; il arriverait presque par moments à nous foutre les jetons, et, dès la scène suivante, nous faire mourir de rire. La réalisation d’Herman Yau est de plutôt bonne facture, ce dernier n’étant pas un manchot à la caméra comme il a déjà su le prouver avec le reste de sa filmographie, ne citons que les meilleurs : From the Queen to the Chief Executive, Taxi Hunter ou plus récemment On the Edge. Cela reste tout de même assez classique, ne vous attendez donc pas à des merveilles (mais ce n’est pas le principal ici !). Réalisé en pleine période où le cinéma HK n’avait plus aucune limite, Ebola Syndrome reste et restera à jamais LE fleuron de la catégorie III de par son esprit «no-respect, no-limit». A réserver à un public très averti.

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17 novembre 2009

A chinese tall story (spécial: Joe Hisaishi inside!)

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Réalisé par Jeff Lau
Avec Nicholas Tse, Charlene Choi, Bingbing Fan

Titre original : Ching din dai sing
Long-métrage chinois, hong-kongais.
Genre : Comédie, Fantastique
Année de production : 2005

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Le jeune moine Taka et ses trois disciples, sont piégés et capturés par l'arbre démoniaque. Taka s'échappe avec le bâton magique du Roi singe, puis se met en route pour libérer ses compagnons. En chemin, il rencontre une improbable alliée et amie nommée Meiyan, une fille mi-humaine, mi-monstre, qui l'accompagne. Cette dernière tombera amoureuse du moine, mais la légende dit également qu'elle devra le dévorer pour obtenir l'immortalité...

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Il ne fait aucun doute que Jeff Lau est depuis longtemps l’un des piliers de l’humour cantonnais nonsensique, genre qui brille encore de temps en temps de quelques éclats étonnants . Il ne fait aucun doute non plus que le cinéma déployé dans A Chinese Tall Story, dont le titre déjà, laisse grandement perplexe, divisera éternellement les spectateurs occidentaux. Dans sa première demi-heure, riche en rebondissements, combats numériques dantesques et autres numéros dansés, le silly talk propre au genre manque à plusieurs reprises de donner le vertige aux initiés comme aux néophytes, et ce d’autant plus que Nicholas Tse y brille d’une candeur déconcertante. Son personnage, volontairement agaçant, incarne parfaitement le double tranchant du mo lei tau : il fragilise le film autant qu’il le consolide, héros pénible mais aussi merveilleux souffre douleur. Le plus difficile dans cette exposition bavarde, où Charlene Choi ne ferme jamais les vannes de son monologue sans queue ni tête, étant tout de même d’appréhender le propos de A Chinese Tall Story. L’ovni de Jeff Lau toutefois, possède les qualités de ses défauts. Si le manque de rigueur crée une narration confuse et souvent injustifiée, la liberté affirmée de Jeff Lau agrémente le film d’un enthousiasme contagieux. La générosité du bonhomme explose dans un flot incessant d’idées, certes aberrantes mais très satisfaisantes. Les effets spéciaux ont dix ans de retard comme toujours à Hong Kong, mais Chinese Tall Story ne s’en offusque guère et surcharge son film de délires numériques, notamment à partir du bâton transformiste, capable d’incarner un petit vaisseau (à même d’emmener nos héros faire la loi au paradis) autant qu’un mecha gigantesque armé d’innombrables canons rotatifs. Meiyan passe du laideron au charme enfantin de Charlene Choi, démon puis extraterrestre doté d’ailes d’anges, sans aucune justification autre que de déborder les attentes du public. Fan Bing-Bing incarne un merveilleux extraterrestre crocheté de blanc, accroc au tabac et mue par des émotions lesbiennes, le Roi Singe parodie In the Mood for Love, et, au cœur de son mélange volontairement anachronique de fantasy et de science fiction, A Chinese Tall Story prône une liberté amoureuse sans concession, qui parvient, on ne sait comment, à être rafraichissante. Alors oui, ce prédécesseur à la nouvelle incartade de Jeff Lau, Metallic Attraction : Kungfu Cyborg, se situe forcément le cul entre deux chaises, un peu enfantin pour les adultes, et trop brutal et incohérent pour les enfants. Ça tombe bien : je me prélasse justement toujours avec joie dans cet entre-deux merveilleux, que le cinéma de Hong Kong, éternel insolent, ne manquera jamais de peupler de son inventivité ouvertement mercantile.

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Blade Trinity

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Date de sortie cinéma : 8 décembre 2004
Réalisé par David S. Goyer
Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ryan Reynolds

Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h46 min
Année de production : 2004

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A l'aide d'une manipulation d'image aussi géniale que machiavélique, les vampires ont réussi à piéger Blade : sur un document vidéo, on le découvre en train de massacrer... un humain. Pour le FBI, Blade devient l'ennemi à capturer.
Pourchassé par les hommes et condamné par les vampires, Blade va devoir se battre sur tous les fronts. Les vampires, qui multiplient les alliances secrètes avec des humains renégats, sont sur le point d'utiliser son propre ADN pour ressusciter celui qui, il y a bien longtemps, fut le premier et le plus puissant d'entre eux.
Entre course contre la montre et les pièges qui se multiplient, l'affrontement est total. Cette fois, Blade aussi va devoir montrer les crocs...

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David Goyer qui s'était chargé des scénarios des deux premiers Blade se recolle a la tache et prend en plus la réalisation a sa charge pour nous livrer le final de cette trilogie en faisant affronter a Blade le mythique Dracula. Bizarrement Goyer pourtant scénariste des deux premiers livre ici sont pire scénario, sans intérêt sans saveur, pire il est même ennuyeux. Les acteurs (Wesley Snipes et Kris KristophersonKristopherson) sont de retour mais manque cruellement de relief, pire toute la psychologie de c'est 2 là est littéralement mise en pièce par Goyer qui déshumanise les personnages en leur enlevant toute émotion ce qui était pourtant réussi dans les 2 précèdent opus, d'ailleurs les acteurs ont réellement l'air de se foutre de ce qui se passe un peu comme nous. Viennent s'ajouter a sa Jessica Biel, transparente avec un personnage qui se veut fun mais qui s'avère terriblement creux, et Ryan Reynolds qui a sûrement tiré le rôle le plus horripilant qui soit avec ses punchlinespunchlines débiles et un sens de la reparti assez catastrophique. Dracula lui même n'a pas été épargné puisque le pauvre Dominic Purcell se voit affublé du pire dracula qui existe, digne d'une gravure de mode en train de défilé sans aucun charisme et aucune profondeur et qui bizarrement sera l'ennemi le plus faible de la trilogie, un comble. L'aspect MTV est très lourd et la réalisation catastrophique ni change rien, la cible du film n'est plus les spectateurs de film de vampire sanguinolent et décomplexé mais c'est devenu un film d'action pour ados. La pire chose qui pouvait arriver pour conclure cette trilogie s'appelle David Goyer qui nous accouche ici d'une oeuvre bâtarde coupant toute filiation avec les précédents films et relevant de l'amateurisme et d'un goût douteux pour une façon de réalisé très "MTViesque.


Blade - Trinity - Trailer
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Blade 2

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Date de sortie cinéma : 19 juin 2002
Réalisé par Guillermo Del Toro
Avec Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Ron Perlman

Titre original : Blade II
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrageLong-métrage américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h55 min
Année de production : 2002

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Blade, un être mi-homme mi-vampire, s'est juré d'exterminer jusqu'au dernier ces créatures assoiffées de sang qui ont tué sa mère et l'ont contaminé. Epaulé par Whistler, son mentor, il est bientôt rejoint par Scud, un informaticien fidèle à sa cause depuis que Blade l'a sauvé des crocs des vampires. Face à eux, un groupe de vampires d'élite connu sous le nom de BloodpackBloodpack. Dirigée par la jeune Nyssa, une experte en arts martiaux, cette équipe s'entraîne dans un seul but : tuer Blade.
Mais les priorités changent. Une nouvelle menace vient de faire son apparition sous les traits de Jared Nomak. Ce dernier est l'hôte d'un virus hautement contagieux et mortel pour l'homme et les vampires. Les deux races vont devoir unir leurs forces pour éliminer Jarek et les Reapers, une nouvelle espèce de créatures qu'il a engendrée.

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Le premier était déjà incontestablement un bon film mais cette suite le déclasse méchamment. Déjà Wesley est beaucoup plus charismatique et ses mimiques de frimeur passent comme une lettre à la poste devant la caméra de Del Toro. Tiens la caméra de Del Toro parlons-en justement, virtuosité est le seul mot qui me vient à l'esprit, le mélange des genres entamé avec le premier film atteint ici son paroxysme jusqu'à un climax du tonnerre de dieu, un combat d'anthologie entre Nomak et Blade, ce combat a clairement marqué une date en 2002 en matière de film d'action, parfaite osmose entre le manga (les mouvements de caméra) la pop-culture américaine (les poses tout droit tiré d'un comic book, des clefs et prises hérités des matchs de catch) et les jeux vidéo (les doublures numériques parfaitement intégrées à la mise en scène mais qui donne parfois un caché jeux de combat, notamment avec le fight faisant suite à l'intrusion dans le repaire de Blade). Là où le film frappe fort et finit d'enterrer le premier Blade, c'est le scénar, gros point noir de Blade 1. Ici l'histoire arrive à trouver l'ampleur nécessaire pour happer le spectateur en prenant les atour d'une tragédie familiale déchirante sans parler du personnage de Nomak Némésis marquante et charismatique bien plus ambigu que le bad guy de base. Clairement le meilleur script de Goyer, à se demander si il l'a vraiment écrit tout seul ou si Del Toro ne lui pas filé un coup de main.


Blade 2 # trailer (VO)
envoyé par johnrambo1986. - Regardez des web séries et des films.

Posté par bishop72230 à 14:17 - films à voir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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