31 octobre 2009
Pour une poignée de dollars

Date de sortie cinéma : 1 mars 1966
Réalisé par Sergio Leone
Avec Marianne Koch, Clint Eastwood, Gian Maria Volonte
Titre original : Per un pugno de dollari
Long-métrage espagnol,
allemand,
italien.
Genre : Western
Durée :
1h35 min
Année de production : 1964
Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d'armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d'alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d'un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s'immisce entre les deux bandes. Proposant d'abord ses services aux Rojo, l'étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero.
Sergio Leone s'est cherché pour réaliser le premier western-spaghetti de sa carrière, qui marquait aussi les débuts d'un nouveau genre à l'écran. On l'a déjà dit mais c'est complètement différent de ce que les États-Unis ont pu produire les années précédentes. Plus de règles, plus de clichés, plus de codes à respecter : juste réinventer, renouveler et rendre hommage aux films aimés. C'est une oeuvre à part entière dans la mesure où la personnalité et les influences de cet auteur se ressentent beaucoup. Il paraît que c'est un remake non avoué du "Yojimbo" de Kurosawa. Peut-être bien... Toujours est-il que c'est aussi une réadaptation en transposant l'histoire dans un autre cadre et avec une ambiance différente. Mais ce n'est que le début de la carrière du génie et il est encore loin de ses chefs-d'œuvres. Son style est un peu balourd, parfois hésitant, se complaisant dans de vaines explosions ou des dialogues explicatifs trop longs. Je crois que ce sont surtout ces deux éléments qui font les défauts du film : à vouloir trop exposer sa première partie pour faire dans la surenchère d'action dans la seconde, on ne sait plus bien où on en est. Ce n'est pas un film d'ambiance comme les autres de Leone. Bien sûr, la musique est belle mais ça ne suffit pas pour envouter complètement le spectateur. On a l'impression que le cinéaste veut aller vite, très vite, trop vite. Il n'a pas encore la maîtrise pour prendre son temps, filmer des longs plans-séquences, gérer son cadre de main de maître, créer une tension terrible... Je le répète mais il n'est qu'au début. On peut le voir comme un essai, une tentative avec certains très bons passages, et d'autres qui sont bien en-deçà de ce qu'on pouvait attendre. Inégal est l'adjectif qui conviendrait le mieux pour qualifier "Pour une poignée de dollars". On est encore loin des "il était une fois", ce n'est pas très abouti, mais ça reste fort intéressant et ça mérite d'être vu par tous les fans de Sergio Leone.
BANDE ANNONCE 1 POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS STEFGAMERS
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30 octobre 2009
Blood the last vampire

Date de sortie cinéma : 17 juin 2009
Réalisé par Chris Nahon
Avec Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham
Long-métrage français, japonais, argentin, hong-kongais.
Genre : Action, Thriller
Durée : 1h29 min
Année de production : 2007

A la veille de la guerre du Vietnam, une base américaine est infestée par d'étranges créatures démoniaques à l'apparence humaine. Une jeune fille répondant au nom de Saya est envoyée sur place par une organisation gouvernementale secrète dans le but de les éliminer. Pour mener à bien sa mission, elle adopte alors l'identité d'une écolière et intègre le collège de la base.

Il semblerait bien que l'adaptation de l'OAV éponyme relève de l'exploit. Si C. Nahon le recopie pendant sa scène d'intro, il s'en démarque totalement ensuite, comblant les vide laissés par la courte durée de celui-ci en le blindant de scènes d'action ou en développant une intrigue somme toute assez bateau et traitée comme toutes les autres du genre avant elle. Si le film se crée sa propre mythologie, il ne l'exploite jamais, se contentant de bégayer son intrigue et ses personnages minimalistes. Remplaçant l'infirmière balourde par une jeune étudiante très jolie à regarder mais inutile, le film s'égare. Les scènes d'action sont inégales : horriblement filmées (comme celle en ville où Nahon se prend pour Z. Snyder mais sans la rythmique qui va bien, rendant le combat illisible, cette dernière se finissant sur le tarmac d'un aéroport de façon assez invraisemblable), pompées (celle dans les bois), et de manière générale assez hideuses (avec des monstres ridicules, je n'aime pas mettre ça mais ça fait vraiment bâclé) et jamais prenante (y compris le tant attendu combat final). Abusant des filtres, du sang numérique, d'une ultra-violence bête et méchante, jamais émouvant, pénible, interprété à l'emporte pièce, un vrai nanar sauvé par le score de C. Mansell par instants.
Blood - The Last Vampire : Bande-annonce 1
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La vérité si je mens ! 2

Date de sortie cinéma : 7 février 2001
Réalisé par Thomas Gilou
Avec Richard Anconina, José Garcia, Gad Elmaleh
Long-métrage français. Genre : Comédie
Durée : 1h45 min Année de production : 2000

Dans le quartier du Sentier, Eddie Vuibert, Dov et Yvan sont confrontés aux procédés pour le moins expéditifs de leur nouveau client, Eurodiscount, une chaîne européenne d'hypermarchés. Karine, lasse des turpitudes de son volage époux, Dov, le chasse du foyer. La bande de copains se disloque.
Dov et Patrick partent tenter leur chance sous le soleil de Californie, tandis qu'Eddie et Yvan font les marchés. Entre temps, Serge, devenu livreur, noue une idylle avec Chochana Boutboul, une jeune fille de bonne famille à qui il fait croire qu'il est très fortuné.
C'est alors qu'Eddie découvre que sa faillite dépasse le simple échec commercial et qu'il a été victime d'une scandaleuse escroquerie. Dès lors, il décide de se venger et conçoit un plan qui va réunir et mobiliser tous ses amis.

L'effet de surprise du premier épisode n'est plus là mais La vérité si je mens 2 fait tout aussi bien que son illustre prédécesseur en compensant par un humour encore plus maîtrisé. Ainsi, le film pousse José Garcia et son personnage sur le devant de la scène pour le plus grand plaisir des spectateurs. Celui-ci nous livre un numéro exceptionnel du début à la fin enchaînant les répliques d'exception. Son talent de beau parleur est tellement bien exploité qu'il finit malheureusement par éclipser les autres personnages du film. Richard Anconina parait, de ce fait, un peu pâle dans cette suite où il est censé tenir le rôle principal. Le scénario se scinde donc en deux parties bien distinctes et bien inégales. Heureusement pour nous, le final est une avalanche de rires et fait de cette oeuvre la comédie réussie que l'on souhaitait.
La Vérite si je mens ! 2 - Bande annonce FR
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29 octobre 2009
King of comedy

Réalisé par Stephen Chow, Lik-Chi Lee
Avec Stephen Chow, Cecilia Cheung, Ng Mang-Tat
Titre original : Heikek chi wong
Long-métrage hong-kongais. Genre : Comédie
Durée : 1h25 min Année de production : 1999 
Un comédien de troisième zone se prend pour le plus grand des acteurs de l'histoire du cinéma.

KING OF COMEDY est sans doute le film de la maturité pour Stephen Chow. Ce dernier nous livre en effet un film beaucoup plus fin que ses anciennes productions, où le grotesque côtoyait le nonsensique. J’ai également apprécié ces films là, mais force est de constater que lorsque que Stephen Chow prend le temps d’adapter un vrai scénario et de travailler ses personnages plus en profondeur, ses films y gagnent en émotion. Car KING OF COMEDY n’est, paradoxalement, pas qu’une simple comédie. Bien entendu, certaines scènes sont absolument hilarantes, et il y a en tellement que je ne peux pas toutes les citer ici : les parodies de John Woo et de FIST OF FURY, Stephen Chow qui joue avec le zizi d’un petit garçon (je vous assure ça n’a rien de scabreux), la répétition avec Karen Mok et la morve qui coule lentement du nez, l’ignoble Pierre qui est si sale que tout le monde le croit français, j’en passe et des meilleures. Avec KING OF COMEDY, les fous rires sont donc garantis. Mais la grande réussite du film se situe ailleurs, dans ce coté un brin mélancolique et désenchanté qui habite les deux principaux protagonistes : deux losers en quelque sorte, l’un est passionné par son métier mais ne parvient jamais à décrocher le moindre rôle (Tin-Sau), tandis que l’autre est une club girl (Lau Piu-Piu) lassée par sa vie superficielle et dégradante. Aucun des deux ne baisse les bras, et malgré les difficultés qui les rongent à l’intérieur ils essaient constamment d’afficher une bonne humeur de façade. Deux personnages magnifiques et courageux qui seront à l’origine de plusieurs scènes touchantes au possible (Tin-Sau qui refuse de rendre le script d’un film qu’on lui avait promis mais dont finalement il va être évincé, Lau Piu-Piu qui fond en larmes dans un taxi après avoir quitté Tin-Sau, etc.). Bien entendu, pour que ces scènes fonctionnent, il faut que les acteurs assurent, et ici c’est le cas : Stephen Chow est superbe dans le rôle de cet homme sincère, qui croit en lui et qui ne baisse jamais les bras, Cecilia Cheung est tout à fait surprenante pour sa première apparition au cinéma, et son verbe acerbe et un brin vulgaire contraste parfaitement avec sa fragile silhouette. Nq Man Tat enfin, est comme à son habitude absolument parfait (et effrayant même parfois !). Moins explosif que SHAOLIN SOCCER, mais beaucoup plus juste et touchant, KING OF COMEDY est, à mes yeux, le film le plus intelligent et le plus riche de Stephen Chow à ce jour. Pour l’anecdote, je précise pour les fans de Jackie Chan que celui-ci fait une apparition dans le film ( très sympa d’ailleurs). GORGEOUS et KING OF COMEDY sont en effet sortis à la même époque, Stephen Chow et Jackie Chan ont accepté d’en faire la promotion ensemble et d’apparaître chacun dans le film de l’autre.
21 octobre 2009
Gong Tau
Réalisateur :
Herman Yau Lai To
Producteur :
Dennis Law Sau Yiu, Herman Yau Lai To
Chorégraphe :
Kam Loi Kwan
Scénariste :
Peter Lam Chun Yue, Herman Yau Lai To
| Casting : |
Mark Cheng Ho Nam
Maggie Siu Mei Kei
Lam Suet
Kenny Wong Tak Bun
Hui Siu Hung
Jay Lau Kam Ling
Kris Gu Yu
Fung Hak On
Teng Zi Xuan
Pauline Yam Bo Lam
| Pays : | Hong Kong |
| Genre : | Horreur |
Un policier nommé Rockman va se trouver confronter, au cours d’une enquête, au pouvoir de la magie noire. Aidé par un de ses collègues Rockman remonte alors la piste afin d’éclaircir les raisons de la malédiction qui semble s’acharner sur lui et les siens.
GONG TAU (« magie noire ») est un film très inégal mais qui en donne pour son argent au spectateur. Le nom de Herman Yau ne sera pas étranger aux habitués de bizarreries asiatiques puisqu’il a signé, dans les années 90, quelques productions de CatégorieIII extrêmes et réputées comme UNTOLD STORY ou l’insurpassable EBOLA SYNDROME. Après avoir exploré d’autres horizons durant une dizaine d’années, Herman Yau a finalement décidé de revenir au genre qui fit sa gloire en mettant en scène une nouvelle « CatIII » bien gouleyante. Sans vouloir surenchérir avec les titres précités (les temps ont de toutes manières bien changés pour le cinéma de Hong Kong), le cinéaste nous offre un thriller horrifique parsemé de scènes chocs. Malheureusement le scénario est très mince et se contente de décalquer les grands classiques de l'horreur made in Shaw Brothers (BEWITCHED et BLACK MAGIC en tête). Pas vraiment originale cette intrigue qui reprend les grandes lignes du BLACK MAGIC de Ho Meng Hua (dont le titre hongkongais était d’ailleurs « Gong Tau » !), datant du milieu des années 70, pour en proposer une version actualisée. Nous retrouvons donc les inévitables mixtures peu ragoutantes à base de brouet infâme et de tatouilles mêlant sperme, sang, tripailles et autres bestioles rampantes comme les mille-pattes. Herman Yau étant rodé aux techniques de l’exploitation il étale également une bonne dose d’érotisme en prouvant à ceux qui en doutaient encore que les Thaïlandaises sont décidément chaudes comme la braise. Le gore se montre pour sa part plutôt présent mais se concentre essentiellement dans les premières minutes (un bébé placé sur une table d’autopsie dont les blessures grouillent d’asticots !) et lors d’un final assez gratiné. Notons aussi la présence d’une tête tranchée volante pour ajouter un soupçon de délire bis à un programme déjà bien corsé. GONG TAU ne fait donc pas dans la dentelle mais ses nombreux excès s’avèrent, au second degré, souvent plus humoristiques que franchement répugnants. Niveau casting on note le rôle principal attribué à Mark Cheng, vétéran du cinéma hongkongais vu aussi bien dans l’exploitation (RAPED BY AN ANGEL, CHINESE TORTURE CHAMBER STORY 2,…) que dans les productions plus renommées (ELECTION 2, INVISIBLE TARGET) ou même dans les grosses machines américaines comme WAR. A ses côtés le très reconnaissable et typé Lam Suet, présent dans quasiment tous les films de Johnny To et de sa MilkyWay, toujours aussi convaincant. Enfin Maggie Siu, une actrice ayant 20 ans d’expérience sans être une véritable star, complète la distribution en incarnant de manière crédible la pauvre épouse victime des pires envoutements de la magie noire orientale. Techniquement GONG TAU se révèle soigné et joliment photographié, avec une belle image et une mise en scène étudiée, tranchant résolument sur l’esthétique à l’emporte pièce de la décennie précédente. Les effets spéciaux, eux, ne sont pas pleinement réussis mais Hong Kong n’a jamais été réputé pour la qualité de ses trucages. Avec un peu de bonne volonté on peut néanmoins se laisser prendre au jeu des maquillages à l’ancienne qui sentent bon le latex et le sirop de grenadine. En dépit d'un scénario inexistant l'ensemble fonctionne donc étonnamment bien et se révèle très divertissant. Quelques scènes déjantées, un peu de trash, de la nudité et du gore sauront satisfaire les amateurs qui passeront probablement un bon moment devant cette série B bien sympathique.
Forbidden Siren

Année : 2006
Durée : 1h27
Réalisateur(s) :
Yukihiko Tsutsumi
Avec :
Yui Ichikawa, Leo Morimoto, Naoki Tanaka, Hiroshi Abe, Naomi Nishida...
Dans une petite île assez éloignée du japon, un drame est survenu en 1976 : tous les habitants ont mystérieusement disparus, excepté un homme qui, rendu fou par le retentissement d’une sirène, se suicida peu de temps après avoir été secouru.
Trente ans plus tard, Yuki, une jeune femme fragile, vient s’installer sur cette île avec son père dans le but de soigner Hideo, son frère, atteint d’une étrange maladie. La sirène retenti à nouveau et tout recommence …
Il était particulièrement osé et périlleux de se lancer dans l’adaptation du jeu vidéo Forbidden Siren. Le jeu au scénario morcelé et au gameplay très intuitif se prêtait assez mal à une transcription cinématographique. Pourtant, Yukihiko Tsutsumi parvient à restituer l’ambiance terrifiante et lyrique du jeu et à échapper aux travers qui plombent généralement les adaptations de jeux vidéo (scénario absurde, recours abusifs aux effets spéciaux, problèmes cruels de rythmes…). La première moitié du film, nécessaire mais un peu conventionnelle, insiste sur la relation fusionnelle qui unit Yuki avec son frère et introduit cette sensation de malaise inhérente au jeu, en distillant plusieurs indices sur la légende de l’île (la sirène, de vieux documents d’archives évoquant légendes et disparitions inexpliquées…). Puis la sirène retentit et le cauchemar recommence. On bascule totalement dans l’univers horrifique et poétique du jeu. Yukihiko fait preuve d’une mise en scène inventive pour rendre la peur palpable : la quasi-permanence de l’obscurité et de la menace des shibitos, les hurlements de la sirène, la mer de sang sont autant de façon de plonger le personnage dans l’effroi et de faire habilement écho à ce que peut ressentir le joueur. Certains plans séquences où Yuki tente désespérément d’échapper aux shibitos (en faisant diversion avec d’inoffensifs objets du quotidien…) relèvent purement de ce qu’est un vrai survival horror. Yukihiko nous livre un film où la volonté de respecter le matériau d’origine est plus forte que celle de produire un énième erzath de films de fantômes à la japonaise. Forbidden Siren fera bientôt l’objet d’une nouvelle adaptation à la sauce américaine. On peut toutefois se rassurer puisque c’est Ghost House Picture, le studio de Sam Raimi (The Grudge, Evil Dead) qui a racheté les droits d’exploitation. Côté jeu, les fans peuvent se réjouir puisque même si aucune date n’a été annoncée, Sony planche déjà sur le troisième volet de la série dirigé par Keiichiro Toyama, prévu sur Playstation 3.
20 octobre 2009
La Classe américaine - Le Grand Détournement
Réalisé par Michel Hazanavicius, Dominique Mezerette
Avec Lionel Abelanski, Jean-Eric Bielle, Marc Cassot
Long-métrage français.
Genre :
Comédie
Durée :
1h10 min.
Année de production : 1993
Des extraits des films Warner Bros sont montés et doublés à "leur manière" par des acteurs français: George Abitbol, "l'homme le plus classe du monde" meurt en prononçant les mystérieux mots "monde de merde". Un couple de journaliste, Peter et Steven, mène l'enquête...
La Classe Américaine - Le Grand Détournement (1993) est devenue un mythe avec les années. Peu connu du grand public, pour cause, il n’est jamais sorti au cinéma et à ce jour, aucune édition dvd n’existe. Pourtant, il mériterait son quart d’heure de gloire. Le principe de film est très simple, les réalisateurs Michel Hazanavicius & Dominique Mezerette ont utilisé près d’une heure quinze d’extraits de films appartenant à Warner Bros. Tous sont montés et doublés à leur manière. On découvre un nombre incalculable de films, mis bout à bout, sans jamais obtenir un temps mort, on passe de John Wayne à Paul Newman, en passant par Dustin Hoffman ou encore Robert Redford, et j’en passe. Une distribution digne des plus grands films Hollywoodien, sauf qu’ici, le scénario part en vrille, souvent hors sujet ou complètement décalé. Volontairement grossier ou outrancier, La Classe Américaine réserve son lot de répliques cultes, tordantes, où les fous rires sont nombreux. A noter aussi l’apparition de d'Orson Welles, puisque l'intrigue principale du film est calquée sur le scénario de Citizen Kane (1940). Les scénaristes l’on d’ailleurs affublé de l’une des pires répliques du film : « J'aime pas trop les voleurs et les fils de putes ». On vous aura prévenu, ici, ils ne font pas dans la dentelle, mais cela reste tout de même dans la limite du supportable (pour les âmes sensibles). Une œuvre à voir et à revoir sans jamais se priver !
La classe americaine - teaser 2 - journalisme total
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Lascars (spécial: hardcore du ghetto)
Date de sortie cinéma : 17 juin 2009
Réalisé par Albert Pereira Lazaro, Emmanuel Klotz
Avec Vincent Cassel, Omar Sy, Fred Testot
Long-métrage français.
Genre : Animation
Durée :
1h36 min.
Année de production : 2007
Condé-sur-Ginette, en périphérie d'une grande ville, à mille lieux du sable chaud, des cocotiers et du bleu océan des Caraïbes. C'est l'été. Le soleil brûle le chrome des mobylettes, réchauffe le bitume des tours, asphyxie les halls d'immeubles et crame les esprits. Ici, tout le monde rêve des plages de Santo Rico. Certains plus que d'autres. Pour Tony Merguez et José Frelate, les deux MC's du quartier, le départ est imminent. Mais l'agence de voyage responsable de leur billet a zappé le nom de la destination. Retour à la case Ginette ! Pour refaire surface, Tony se mue en Montana façon Scarface et tente de refourguer un peu d'herbe fraîche " gentiment " prêtée par Zoran, brute épaisse aux pieds pas vraiment d'argile. José de son côté joue les Don Juan dans une grosse villa, occupée par Momo l'incruste et la belle... Clémence. Tout aurait pu rouler, si une maîtresse en furie, des réalisateurs plutôt amateurs, un sauna norvégien, des policiers énervés ou encore un juge coriace, n'en avaient décidé autrement...
Ce film d'animation réussit à la fois
l'exploit d'adapter en long métrage une sitcom dont les épisodes ne
durent qu'une minute et celui de créer, enfin, une vraie mythologie et
un vrai univers dans un film français. Pour une fois, le cinéma frenchy
arrive à exploiter son propre territoire en lui donnant une puissance
qui tient ici autant du graphisme que de l'originalité de ses
personnages. Bien sur on reste dans le cinéma d'animation ce qui laisse
plus de possibilités aux réalisateurs pour développer leur histoire(le
même exploit reste à faire en prises de vue réelles), mais tout de
même, "Lascars" redonne à sa façon du prestige à un cinéma de moins en
moins inspiré. Avec une galerie de personnages aussi drôles que justes,
le film, en plus d'une comédie, pourrait aussi être interprêté comme
une sorte de portrait social. L'impact des détails salaces qui font la
ressource comique du film sont d'autant plus efficaces qu'ils évoquent
des figures sociales réelles. "Lascars" bénéficit donc tout d'abord
d'une palette de personnages consistants, ce qui est devenu assez rare
par chez nous. La seconde qualité du film est son animation. Le mélange
de 2D et 3D est bluffant, surtout que les deux réalisateurs n'ont de
cesse d'y trouver de nouvelles possibilités techniques, mettant
"Lascars" au rang de chefs d'oeuvre tels que le récent "Amer Béton",
dont les techniques sont assez proches. On déplaure tout de même
parfois un scénario qui manque un peu de mordant, les tchatches
racailles du film amusent mais manquent d'une certaine grossièreté qui
auraient vraiment rendu le film hilarant. De plus même si le final est
assez dynamique, tout le récit souffre d'une certaine mollesse. Toutes
les scènes sont raccordées entre elles par des pauses musicales
bruyantes qui ne servent pas à grand chose. Mais bon, "Lascars" tient à
rester tout public, et on ne va pas chicaner sur de petits détails, le
résultat tenant déja largement sa part du contrat.
LASCARS - la bande annonce
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Star Trek
Date de sortie cinéma : 6 mai 2009
Réalisé par J.J. Abrams
Avec Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana
Genre :
Science fiction,
Aventure,
Drame,
Action
Durée :
2h08 min.
Année de production : 2009
La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek,
mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de
l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de
l'histoire.
Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour,
les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan
diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans
sa quête de vengeance.
Le sort de la galaxie est entre les mains de
deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de
la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre,
Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme
d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une
improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de
faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne
n'est encore jamais allé.
Il y a une assez bonne raison pour ne pas sous-estimer cet énième Star Trek ; J.J. Abrams derrière la caméra. Créateur d' "Alias" et de "Lost" , réalisateur de l'excellent "Mission : Impossible 3" et à la base du concept géant de "Cloverfield", le voilà qui promet de redonner un coup de pouce et un coup de jeune à une franchise qui en avait terriblement besoin. Et de ce côté-là, Abrams excelle : scénario dynamique et ultra-dense où se côtoient différents niveaux de lectures pour les personnages (jeunesse, opposition des deux figures mythiques de la série, Kirk et Spock, travail sur le caractère et l'identité véritable de chacun face à la mort de leurs proches), apparition de scènes fantasmées et abouties (l'ouverture est géniale), principe de mise en scène calqué sur ce que l'on pourrait aisément appeler le 'mouvement continu', c'est-à-dire un maniement très technique de la caméra, focalisée sur la violence naturelle de l'action avec toutefois une précision purement cinématographique. La mobilité du cadre fait participer le spectateur au centre de l'action ; initié principalement grâce à la réussite de la trilogie Jason Bourne, cette méthode permet d'allier une vitesse d'exécution hallucinante et un gain de temps dans la captation directe du mouvement. Après l'avoir démontré dans "Mission : Impossible 3" , Abrams prouve ici qu'il maîtrise totalement la matière de cette réalisation 'à la volée' , d'une terrible efficacité. Pourtant "Star Trek" est trop long : l'absence de renouvellement dans les décors finit par emprisonner le film - au bout d'1h30 environ - dans son systématisme, et ennuie par trop de répétitions. Abrams ne désactive pas non plus tout à fait les mauvais tics hérités de la série (les termes scientifiques ridicules notamment), mais lui rajoute une légerèté assumée qui change de la prétention philosophique trop souvent vue dans les séries, et confinant généralement au grotesque.
Star Trek - bande-annonce VF
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G.I. Joe - Le réveil du Cobra (spécial: la pub pour jouets la plus chère du monde)
Date de sortie cinéma : 5 août 2009
Réalisé par Stephen Sommers
Avec Channing Tatum, Marlon Wayans, Sienna Miller
Titre original : G.I. Joe - Rise of Cobra
Genre : Action, Aventure,
Science fiction
Durée :
2h00 min.
Année de production : 2009
Des montagnes de l'Asie centrale aux déserts d'Egypte, des rues de Paris au pôle Nord, les agents de l'équipe d'élite connue sous le nom de G.I. Joe mènent une lutte acharnée contre un ennemi redoutable. Disposant des toutes dernières technologies en matière de renseignement et de matériel militaire, ils combattent le puissant marchand d'armes Destro et la mystérieuse organisation terroriste nommée Cobra, qui cherchent à plonger le monde dans le chaos...
G.I. Joe - Le réveil du Cobra était tout de même le film de toutes les craintes ( patriotisme du produit d'origine, bandes-annonces et teasers dévoilant une esthétique bien particulière ... ) mais on dit que l'on est pas à l'abri d'une surprise et ce blockbuster en est une, et une bonne en plus. Certes, ce n'est pas un grand film intelligent et rythmé comme un Batman Begins mais on ne demandait pas ça. Bon, ça commence un peu étrangement avec cette histoire de marchand d'armes traitre en 1641 que l'on torture jusqu'à la fin de ses jours avec un masque venant juste de sortir de la fonte et on se dit "Mais quel rapport avec les G.I. Joe ?" mais au final on s'en fiche parce que l'évènement se fera très vite oublier. Commençons par les acteurs qui se révèlent crédibles et supportables (même Channing Tatum), Sienna Miller a l'air de s'éclater et Marlon Wayans est au final assez charismatique (on s'attend souvent à ce que ce genre de personnage soit insupportable). Les effets spéciaux sont très présents mais l'action pète sec ! La plus grande qualité du film, c'est d'avoir compris qu'au cinéma, on peut tout faire, même les trucs les plus stupides et insensés pour transformer un simple blockbuster en dessin animé live ! Et quel délire lorsque l'on a entre 10 et 14 ans et quelle nostalgie lorsque on est des trentenaires qui ont passés leurs après-midis à mettre en scène des figurines guerrières adeptes du culturisme en train de se foutre sur la gueule et de tout exploser sur leur chemin de voir que le réalisateur a fait la même chose en grandeur nature tout en se donnant le luxe de péter la Tour Eiffel avec leur même narration "le missile est largué, et là t'as le gentil qui va nous sauver de l'explosion, vioooooooooonnnnn et pouuuuuuuummmmm, il a réussi à nous sauver". Un gros bordel jouissif et bourrin qui va sans doute rappeler beaucoup de souvenirs aux plus grands.

















