30 août 2009
Largo Winch (spécial: Mon nom est Winch... Largo Winch)
Date de sortie : 17 Décembre 2008
Réalisé par Jérôme Salle
Avec Tomer Sisley, Kristin Scott Thomas, Miki Manojlovic
Film français.
Genre : Action, Aventure
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2008
Distribué par Wild Bunch Distribution
Le milliardaire Nerio Winch est retrouvé noyé. Une mort forcément
suspecte quand on sait qu'il s'agit du fondateur et principal
actionnaire du puissant et tentaculaire Groupe W.
Qui va hériter de
cet empire économique ? Officiellement Nerio n'avait pas de famille.
Mais il cachait un secret : un fils, Largo, adopté presque trente ans
plus tôt dans un orphelinat bosniaque. Seul problème, ce jeune héritier
vient d'être jeté dans une prison du fin fond de l'Amazonie. Accusé de
trafic de drogue, il clame son innocence.
Nerio assassiné. Largo
emprisonné. Et si ces deux affaires faisaient partie d'un seul et même
complot visant à prendre le contrôle de l'empire Winch ?
Adapté avec un certain respect graphique de l'oeuvre de Francq et Van Hamme, la version ciné de l'excellente BD culte arrive sans problème à la cheville des divertissements américains de gros gabarit. Après le très réussi "Secret Défense" et le premier film "Pour elle" , il semblerait que le cinéma français s'en donne à coeur joie pour égaler les productions américaines et se vanter d'être tout à fait capable de reproduire leur style avec un budget tout aussi conséquent. Et "Largo Winch" de réussir, malgré un développement somme toute très basique, là où "Quantum of Solace" échoue totalement ; mettre en scène un héros charismatique, l'embarquer dans une aventure exotique et haletante, priorité action et psychologie au second plan (et même si le désir de Marc Forster dans le dernier James Bond était de mettre la psychologie du personnage en avant, échec total, et d'enlever volontairement du charme à un héros qui n'en est plus un, autre échec). Ici, Jérôme Salle joue la carte de l'efficacité, et le résultat se révèle... efficace. Il faut avouer que cette adaptation ne laissait pas augurer du meilleur ; Jérôme Salle aux commandes, Tomer Sisley, à peine sorti du Stand-Up, en tête d'affiche et inconnu au bataillon des acteurs, et une grosse production à la française qui, généralement, saccage le matériau original. Finalement, rien de tout ça ; malgré des maladresses narratives consistant à ramener de manière trop systématique le passé du héros et à bloquer la temporalité en une alternance très fragile des époques, et quelques éléments qui tendent à compliquer pour rien le récit, le divertissement se révèle de taille, honnête lors de ses nombreuses séquences d'action (ou plutôt de poursuite), aidé par une intrigue imbriquée dans le fonctionnement très actuel des grosses machines économiques et un humour bienvenu.
Largo Winch - Bande-Annonce / Trailer HD [VF]
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27 août 2009
Otaku no video
Informations générales
- Format: OAV
- Année: 1991
- Titre original: Otaku no video 1982-1985 Graffiti of Otaku Generation
- Nombre d'épisodes: 2
- AKA: おたくのビデオ
Staff technique
- Studio d'animation: Gainax
- Réalisation: Mori Takeshi
- Chara-design: Sonoda Kenichi
- Auteur: Higuchi Shinji
- Musique: Tanaka Kôhei

Otaku no Video se divise en deux partie: l'une animée, relatant
l'histoire d'un jeune adolescent ayant une vie normale jusqu'au jour ou
il fera la rencontre d'un vrai groupe d'Otaku, rencontre qui le
destinera à devenir le "roi des Otakus", et l'autre partie,
entrecoupant l'animé, traitant de minis interviews avec de réels Otakus
Otaku No Video n'est pas une série "ordinaire". La première chose qu'il faut savoir à son sujet c'est que les différentes scènes (ou plutôt devrais-je parler de séquences animées) sont entrecoupées de mini-reportages filmés, généralement sous forme d'interviews d'une personne résolument otaku. L'anime est très agréable à suivre. Il montre avec intelligence les effets d'une implication sans cesse accrue de nos deux principaux héros dans l'univers de l'animation japonaise et des mangas. Il laisse aussi entrevoir discrètement les travers d'une tendance au fanatisme mais cela est assez masqué par la motivation et l'excitation de nos héros qui vivent à fond leur passion. Ceci est tout particulièrement visible chez Kubo, qui part du stade de la connaissance zéro (ou presque) mais dont l'engouement pour le Manga en général va sensiblement modifier son attitude et ses ambitions. Les personnages secondaires n'ont pas tous leur importance mais restent néanmoins très crédibles et appuient la sensation que nos héros évoluent vraiment dans un microcosme. Quant aux reportages, généralement assez courts, ils tranchent avec l'anime dans la mesure où ils font une sorte de contrepoids avec l'engouement des personnages dans l'anime. Ceux-ci se font plutôt les témoins du côté obscur du phénomène otaku et abordent sans tabou les questions qui dérangent. L'ensemble apporte une vision assez complète et objective d'un phénomène qui reste d'actualité. Il serait réellement dommage de passer à côté de Otaku No Video surtout que, l'air de rien, ces deux OAV recèlent une véritable histoire à suivre.
Legend
Date de sortie : 28 Août 1985
Réalisé par Ridley Scott
Avec Tom Cruise, Mia Sara, Tim Curry
Film américain.
Genre : Fantastique, Romance, Aventure
Durée : 1h 38min.
Année de production : 1985
Lili, jeune et jolie princesse, est convoitée à la fois par Jack, Jack, jeune homme proche de la nature, et par Darkness, véritable incarnation du mal, qui ne rêve que de plonger le monde dans une nuit éternelle en tuant les deux licornes protectrices. Avec l'aide du lutin Gump et de ses acolytes Screwball et Tom Brown, Jack se lance dans une quête désespérée pour mettre fin aux agissements du démon et empêcher la transformation de Lili en créature perverse.

Si Legend fut à sa sortie un échec public (et même critique), il
n'en a pas moins gardé des fans purs et durs qui ont été séduits par ce
mélange de conte de fée et d'héroïc fantasy où le penchant de Ridley
Scott pour un cinéma esthétique n'a jamais été aussi criant. Venant dans la filmographie du cinéaste juste après un formidable triptyque (Duellistes, Alien et Blade Runner), Legend
déçoit par son incapacité à faire réellement vivre le monde féerique et
merveilleux qu'une équipe artistique de grand talent a su si habilement
créer. Car si les décors, les costumes, la photo et la musique (celle
de Goldsmith pas celle de Tangerine Dream utilisée pour le montage US)
s'avèrent effectivement splendides ils ne suffisent pas à en faire de Legend un bon film. L'histoire
certes simpliste de ces deux jeunes tourtereaux, une princesse (Mia
Sara pas encore petite amie de Ferris Bueller) et son chevalier servant
(Tom Cruise pas encore star, Top Gun du frérot Tony arrivant un
an plus tard) tentant de sauver la dernière licorne vivante des griffes
du prince des ténèbres, a beau emprunter de nombreux éléments aux
classiques du genre (voir l'utilisation de la fée qui ressemble à s'y
méprendre à Clochette) pour que l'enfant qui sommeille en nous soit
toujours interpellé, voire émerveillé, la mayonnaise a bien du mal à
prendre. La faute à Ridley Scott qu'on sent avant tout
concerné par le look de son film plutôt que par la dramaturgie de son
récit. Cherchant constamment à en mettre plein la vue (une
multiplication de plans visuellement extrêmement riches qui arrivent à
être par moments plus écœurants que réellement fascinants), le
réalisateur ne fait pas preuve de rigueur dans sa narration et ne
cherche jamais vraiment à enrichir ses personnages (réduits pour la
plupart à des caricatures forcement peu attachantes). Pas étonnant que son Legend finisse par ressembler à un cadeau magnifiquement emballé mais qui une fois ouvert perd de sa superbe.
Legend (Teaser Trailer)
envoyé par NakedBrotha2007 - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.
L'Exorciste 2 - l'hérétique
Date de sortie : 25 Janvier 1978
Réalisé par John Boorman
Avec Linda Blair, Richard Burton
Film américain.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 2h 10min.
Année de production : 1977
Titre original : Exorcist II : The Heretic
Le père Lamont enquête sur la mort mystérieuse du père Merrin, survenue à la suite d'un exorcisme, et va devoir combattre le démon Pazuzu que la jeune Regan a toujours en elle.
La première chose qui marque dans cet "Exorciste 2" reste la volonté du réalisateur de ne pas tomber dans le piège de la copie de l'original comme le font la plupart des suites produites. Ainsi, loin de nous refaire le coup du huis-clos étouffant à base de gamine possédée et autres diableries nécessitant des effets visuels marquants (têtes tournantes et vomi vert), John Boorman opte plutôt pour une intrigue teintée de mysticisme (le voyage initiatique avec à la clé la confrontation directe avec le mal enfoui dans les êtres) mais loin de prétendre de faire peur. C'est principalement à cause de cette caractéristique que le film fut très mal accueilli par le public qui s'attendait à un autre déluge d'effets de terreur primaires. Pourtant "L'Exorciste 2" est loin d'être un navet avec sa mise en scène soignée ("Boorman touch" oblige) offrant une ambiance mystique aussi colorée qu'étrange portée par une musique sublime, et quelques idées intrigantes (le sanctuaire en hauteur, le champs de sauterelles...). Le scénario n'est toutefois pas exempt de défauts avec quelques longueurs et un final un peu trop grand guignolesque pour convaincre pleinement (le double diabolique, le sol qui s'écroule...), sans parler des acteurs qui n'offrent pas vraiment de performance exceptionnelle (Richard Burton n'offre que le minimum syndical tandis que Linda Blair finit par lasser tant elle incarne un personnage assez fade). Malgré tout, ce deuxième volet demeure un produit de très honnête facture bien qu'assez inégal (l'histoire assez originale recèle énormément d'idées mais ne les exploite jamais jusqu'au bout ou alors de façon maladroite). Son plus gros défaut demeure évidemment son lien avec le premier opus - ce qui attire forcément des comparaisons dévalorisantes - alors que les deux œuvres s'avèrent radicalement différentes mais valables chacune. A réserver aux spectateurs curieux.
l'exorciste 2 l'hérétique bande annonce
envoyé par coupleuni2426 - Les dernières bandes annonces en ligne.
26 août 2009
Au-delà du réel
Date de sortie : 30 Septembre 1981
Réalisé par Ken Russell
Avec Bob Balaban, William Hurt, Blair Brown
Film américain.
Genre : Fantastique, Epouvante-horreur, Drame, Science fiction
Durée : 1h 45min.
Année de production : 1980
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Altered States
Distribué par Warner Bros. France
Edward Jessup, chercheur à l'Université de Cornell, absorbe des hallucinogènes afin d'en étudier les effets. Des fantasmes liés à son enfance l'entraînent dans une quête de son identité. C'est entièrement métamorphosé qu'il ressurgira de cet univers.
Métaphysique et existentialiste, Au-delà du réel est un film de science-fiction contemporaine basé sur des thèmes à la mode dans les années 70, à savoir les régressions et le souvenir de vies antérieures d'une part, et l'utilisation sous contrôle scientifique de substances hallucinogènes pour découvrir de nouvelles perceptions sensorielles et ouvrir son esprit sur de nouveaux champs de connaissance d'autre part. Traversé de bout en bout d'images d'hallucinations visuellement superbes et parfois inspirées de peintures classiques (comme ces images rougeoyantes de damnés se jetant dans des enfers de lave), il est aussi l'occasion de belles séquences de régression partielles ou totales du Pr. Jessup au stade d'homme préhistorique, avec des actions en conséquence dans une ville des 70's, comme la recherche de nourriture. Une expérience filmique particulièrement réussie, passionnante et riche.
25 août 2009
Le Repaire du Ver Blanc (spécial: Beware... bewaaaaare!)
Date de sortie : 15 Mars 1990
Réalisé par Ken Russell
Avec Amanda Donohoe, Hugh Grant, Catherine Oxenberg
Film britannique.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h 33min.
Année de production : 1988
Titre original : The Lair of the White Worm
Alors que Lord D'Ampton emmène son ami Angus Flint visiter le château de ses ancêtres, sa nouvelle voisine Lady Marsh semble être au coeur d'une affaire de vampirisme.
Réalisé en 1988 avec un budget plutôt ridicule de 2,5 millions de dollars en Angleterre par un réalisateur autrefois culte, Le repaire du ver blanc, s’annonce, sur le papier, comme une variation sur le thème du vampirisme, l’histoire promettant quelque chose de totalement différent de ce que nous avions l’habitude de voir à l’époque. Mais à l’image, on ne sait pas vraiment comment qualifier le métrage. Vaste fumisterie, navet, nanar, film raté, chef d’œuvre incompris ? Surement pas le dernier choix en tout cas. Le début commence de manière traditionnelle. On pourrait même presque croire à un film totalement sérieux et maitrisé. Angus trouve dans le jardin de la pension où il est un crâne fossilisé. Si l’on retire quelques dialogues de sa copine, on pourrait être emballé. Car oui, dans l’ensemble, les dialogues du film ne volent pas très haut, et font souvent, très souvent même, sourire. En effet, la pauvre femme se demande, en voyant la crâne, s’il ne s’agît pas d’un crâne de vache, avant de penser plutôt à un dinosaure. Heureusement, le dialogue est court, les personnages doivent se rendre à une fête. Fête en l’honneur de la légende du ver géant qui fut coupé en deux par le seigneur d’Ampton 100 ans plus tôt. Et là, Hugh Grant, dans un de ses premiers rôles, débarque à l’écran. Malheureusement pour lui, son rôle, tout comme sa prestation, ne restera pas dans les anales du cinéma, ni du cinéma de genre. En fait, soyons rapidement clair, son personnage n’ajoute strictement rien à l’histoire, et à l’exception d’une scène sanglante et d’une scène amusante, son personnage ne sert strictement à rien, si ce n’est allonger la durée du métrage. Dit comme cela, la vision du Repaire du ver blanc n’a pas l’air très jouissive. Dialogues creux et souvent longs, personnages parfois inutiles, situations un brin ridicules. Mais c’est finalement de ce dernier élément que viendra les « qualités » (entre guillemets car tout est relatif) du métrage. Ken Russell, en pleine déchéance artistique dans les années 80, se lâche totalement dans ce métrage lors de certaines scènes, et celles ci s’avèrent tellement « autres » que l’on regrette que tout le film ne soit pas mené au même rythme. Les 20 premières minutes n’ont absolument rien d’extraordinaires, on peut y admirer des dialogues parfois amusants, parfois très longs, des situations banales, des acteurs pas toujours au top, de la musique country et apprendre quel est le plat du coin. Passionnant ? Non, mais sans prévenir, le réalisateur se lâche totalement, avec maladresse certes, mais peu importe, budget ou pas, talent ou pas, il peut faire ce qu’il veut sur le film. Sylvia, la jeune comtesse du coin (souvent nue à l’écran, pour le plaisir des yeux), est en fait un vampire serpent (mais aussi vampire ver, suivez) et ira à la pension récupérer le fameux crâne, sans oublier en sortant de cracher (vomir) un liquide vert sur la croix du Christ. Nous l’avons compris, Ken Russell n’est pas religieux, il nous l’avait déjà montré par le passé. Ici, dans son histoire à peu près construite, quand quelqu’un touche ou est contaminé par le venin de Sylvia, il subit des visions atroces. Ces moments seront les plus grands morceaux de « bravoures » du métrage, tant ils iront loin dans le délire et le kitch. Russell ne recule devant rien, et tant mieux. Dans l’une de ses visions, nous verront le Christ sur sa croix, se faisant manger par un ver blanc géant, tandis que des nonnes se font violer par des légionnaires romains juste devant. Le tout avec des effets d’incrustations pour le moins spéciaux, certains diront ratés, mais cela ne donne-t-il pas du charme au métrage finalement ? Il est étonnant de voir ses incrustations totalement ratées et à côtés des effets de maquillages plutôt réussis. Quoi qu’il en soit, ses visions sont toujours similaires, et barrées. Outre cette scène, nous aurons droit à un personnage se faisant transpercer par Sylvia et d’autres vampires, portant des godes ceintures au bout bien pointus. Oui, Le repaire du ver blanc parle également souvent de sexe, parfois de manière tordues, comme dans une scène de rêve où Hugh Grant fantasme un combat entre deux hôtesses dans un avion, et que son érection se manifeste par un stylo rouge se levant. Aucun doute, Russell s’est amusé comme un petit fou à faire son film. Ces visions et rêves ne sont pas les seuls moments de choix du métrage, heureusement, car sinon l’on s’ennuierait beaucoup sur une heure et demi. L’intrigue va avance, Hugh Grant partira en excursion avec sa copine, sa sœur et Angus afin de retrouver le père disparu de ses dames, et comprendront rapidement que la légende du ver blanc est véridique. Soyons clair, ces passages sont chiants, mais dés que Sylvia apparaît à l’écran, le spectacle change radicalement. Elle hypnotise ses proies, mord un jeune scout au pénis (si si, véridique), porte un gode ceinture, se peint la peau en bleu, est charmée telle un serpent par certaines musiques. Le film se transforme certes en vrai festival de n’importe quoi, mais cela permet finalement d’éviter le désastre, et rend même le film agréable, et sans cesse surprenant. Cela reste du Z, mais aux effets parfois bien foutus, totalement incohérent, et pourtant, toujours assumé. Mais, et le ver blanc dans tout ça ? Il faudra attendre les dernières minutes du métrage pour pouvoir l’apercevoir, mais on ne le regrettera pas, tant la scène en elle même est phénoménale, n’importe nawak, simpliste, et pas trop mal fichue encore une fois au niveau des effets de maquillages et des miniatures. Entre temps, Hugh Grant se balade toujours dans les grottes, à la recherche d’une solution, en vain. Comme si Russell, en plus de se moquer de la religion et de pas mal d’autres thèmes, se moquait même de ce que l’on n’attend du personnage principal d’une histoire. Le repaire du ver blanc, c’est tout cela, à la fois un gros bordel, un gros ratage, mais des scènes d’anthologies. Le film ne plaira pas à tout le monde, c’est certain.
Panic sur Florida Beach
Date de sortie : 28 Juillet 1993
Réalisé par Joe Dante
Avec John Goodman, Cathy Moriarty, Simon Fenton
Film américain.
Genre : Epouvante-horreur, Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1992
Titre original : Matinee
Distribué par CTV International
Key West, Floride, 1962. Alors que le monde est au bord de l'anéantissement nucléaire, Lawrence Woosley présente en première mondiale son nouveau film d'horreur. Les habitants de Key West, Gene et ses amis, s'apprêtent a vivre un samedi après-midi qu'ils n'oublieront pas.
Ce film qui s’inspire du parcours du producteur et metteur en scène William Castle est une véritable déclaration d’amour au cinéma Z de la part de Joe Dante. Comédie adolescente beaucoup moins nunuche que les traditionnelles séances de bizutages sur les campus américains, « Panic sur Florida Beach » distille une bonne humeur communicative grâce à la formidable présence du pachydermique John Goodman qui parcourt le film avec son énorme cigare au bec. Il est touchant de voir ce colosse un peu à la manière de Clint Eastwood dans son trop méconnu « Bronco Billy » courir après son rêve de gosse qu’il a décidé de prolonger le plus tard possible. Cet enthousiasme est en général communicatif et il peut soulever des montagnes. Comme le Ed Wood de Tim Burton, Laurence Woolsey se promène avec une joyeuse bande chargée avec lui de créer le climat propice au remplissage des salles où ses films sont projetés. Il est délicieux de voir la polémique montée de toutes pièces pour donner un parfum de scandale à son film de monstres. A la tête de ses acolytes il y a bien sûr la charmante compagne, jouée par la toute sensuelle Cathy Moriarty, qui est tout à la fois charmée et agacée par les pitreries enfantines de son amoureux qui lui fait souvent tirer le diable par la queue. Mais comme Joe Dante est un fin observateur de la société américaine il en profite pour écorner au passage la paranoïa qui s’était emparé de son pays en pleine guerre froide (ici l’épisode de « la baie des cochons »).Les films de science-fiction à coup de petits hommes verts ou d’araignée géantes ne faisaient en vérité qu’attiser la crainte d’une invasion soviétique sans doute dans le but de justifier toutes les actions militaires des States hors de leurs frontières.
24 août 2009
Dragonball Evolution (spécial: Tsukamou ze! Doragon Bôru!)
Date de sortie : 01 Avril 2009
Réalisé par James Wong
Avec Justin Chatwin, Emmy Rossum, Jamie Chung
Film américain.
Genre : Action, Science fiction, Fantastique, Aventure
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2009
Film pour enfants à partir de 6 ans
Film inspiré de la série Dragon Ball, Dragon Ball Z
Distribué par Twentieth Century Fox France
Pourquoi, Chow Yun Fat ? Pourquooooooooiiiiii ???!
Dans les temps anciens, la Terre faillit être détruite par des
forces maléfiques. Pour s'en prémunir, sept sages créèrent les boules
de cristal : les Dragonballs. Décidées à prendre leur revanche, les
forces du Mal sont désormais de retour, et un seul guerrier d'exception
est capable d'empêcher le pire. Le jeune Sangoku va alors découvrir le
jour de ses 18 ans que son destin est trés loin de ce qu'il avait
imaginé.
Après la mort accidentelle de son grand-père, il rencontre
Maître Roshi, un expert en arts martiaux qui lui révèlera le secret et
le pouvoir des Dragonballs. Sangoku se retrouve alors investi d¹une
mission cruciale : retrouver toutes les boules de cristal avant son
ennemi le plus cruel, Piccolo. Il se lancera dans une course effrénée
aux côtés de Bulma, une scientifique brillante, Yamcha, un bandit du
désert, et Chi Chi pour qui son coeur bat.
Pour Sangoku, cette quête des Dragonballs pourrait bien aussi être celle de son identité.
T_T
Dans un premier temps, je tiens à rendre hommages au travail remarquable qui a été réalisé aux niveaux des effets spéciaux par de braves hommes et femmes en background qui ont des compétences de haut niveau, le sens du travail de qualité et beaucoup de respects pour les spectateurs. Dans un second temps, je souhaite dire au réalisateur de ce film qu'il semble être tout le contraire de ceux que j'ai décrit ci dessus. En adoptant le point de vue d'un cinéphile lambda, on retiendra de ce film, le vide abyssal dans le scénario qui traduit bien l'absence profonde de réflexion, des dialogues d'une nullité consternante, des chorégraphies de combat pour canards boiteux, une bande-son fade et transparente, des acteurs ringards sans charisme et sans personnalité, des décors et environnements non exploités, bref... Pour le fan de Dragon Ball, il dira que le réalisateur n'a pas lu ne serait-ce qu'un tome, il en a feuilleté un, peut-être, en s'attardant sur la couverture assis devant un bon café pendant que son homologue lui présente brièvement l'œuvre et le succès qu'elle a connu (et connaît encore). Certains diront "mais ce film est une évolution c'est marqué sur l'emballage", moi je dirai que c'est une pure régression doublée d'un foutage de gueule internationale, "Dragon Ball" ne devait pas apparaître dans le titre lorsque l'on voit la manière qu'a le réalisateur de traîner l'œuvre dans la merde, un "Goku" en tectonik préoccupé par sa puberté, les soirées et comment serrer Chichi, une puissance de combats à ennuyer les fans de "Ninja Kids", une œuvre condensée à tort et à travers dans 1h15 (+10 min de générique) ce qui montre à quel point le réalisateur avait envie de torcher ça vite fait mal fait parce qu'il sait qu'aujourd'hui les abrutis capables de débourser sans investigations préalables sont légions, et ceux dont l'exigence est réduite au point d'accepter des déchets pareils sont non négligeables. Alors à tous les vrais fans qui savent pourquoi ils aiment DB, sanctionnez.
DragonBall Evolution - Bande-Annonce 2
envoyé par COMME-AU-CINEMA - Regardez des web séries et des films.
Dragonball Evolution détournement
envoyé par FrancoisDescraques - Regardez plus de vidéos comiques.
La Cité de la peur
Date de sortie : 09 Mars 1994
Réalisé par Alain Berbérian
Avec Alain Chabat, Chantal Lauby, Gérard Darmon
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 39min.
Année de production : 1994
Odile Deray, attachée de presse, vient au Festival de Cannes pour présenter le film "Red is Dead". Malheureusement, celui-ci est d'une telle faiblesse que personne ne souhaite en faire l'écho. Mais lorsque les projectionnistes du long-métrage en question meurent chacun leur tour dans d'étranges circonstances, "Red is dead" bénéficie d'une incroyable publicité. Serge Karamazov est alors chargé de protéger le nouveau projectionniste du film...
Qu’a-t-il bien pu se passer depuis La Cité de la Peur (1994) pour que Alain Berbérian puisse nous décevoir autant ? Rarement on aura aussi rit avec l’un de ses films, qui plus est son premier long-métrage. Il faut dire que, depuis cette incroyable comédie à la fois burlesque et loufoque, ses autres réalisations étaient toutes pour le moins très décevantes, que se soit Paparazzi (1998), Six-Pack (2000) ou encore L'Enquête Corse (2004), seul Le Boulet (2002) arrivait à s’en sortir. On aurait pu espérer qu’il puisse remonter la pente et enfin nous rassurer, mais c’est peine perdue, son dernier film : L’Ile aux Trésors est une véritable déception. Alors, on peut d’ors et déjà annoncer que La Cité de la Peur fait figure d’exception parmi sa filmographie, une comédie familiale (comme le précise le générique de début), où les répliques et scènes cultes se comptent à la pelle : « -Vous voulez un Whisky ? -Oh, juste un doigt ! -Vous ne voulez pas un Whisky d’abord ? » ou encore « -Madame, je vous pisse à la raie ! -Non, Deray, Odile Deray ! ». On y retrouve un casting de star, avec en premier plan, les trois ex-Nul de Canal+, qui sont aussi scénaristes sur ce film : Alain Chabat, Chantal Lauby & Dominique Farrugia, avec à leurs côtés, quelques grands personnages ou quelques apparitions toutes plus drôles les unes que les autres, comme : Gérard Darmon, Sam Karmann, Hélène De Fougerolles, Tchéky Karyo, Jean-Pierre Bacri, Eddy Mitchell, Pierre Lescure, Jean-Christophe Bouvet, Valérie Lemercier, Dave & Artus de Penguern Une comédie à la fois niaise et idiote, où les moindres fait et gestes des protagonistes nous assurent des fous rires. Une réalisation qui ressemble énormément à ce que nous faisait David Zucker dans les années quatre-vingts, notamment avec la saga des Y a-t-il ? avec son humour décalé et la présence hilarante de Leslie Nielsen. Un film d’anthologie à réserver en priorité aux nostalgiques de « Les Nuls » que l’on a tous connus sur Canal+.
[B.A.] La Cité de la Peur (1993)
envoyé par antoomail -




























