Flickerama

Du cinéma, du cinéma, et d'autres trucs aussi (mais surtout du cinéma).

17 juillet 2009

Push

 Paul McGuigan dans Push (Affiche)

Date de sortie : 04 Février 2009   

Réalisé par Paul McGuigan

Avec Dakota Fanning, Camilla Belle, Chris Evans (II) 

Film américain.

Genre : Science fiction, Action

Durée : 1h 50min.

Année de production : 2009

Distribué par SND

 Chris Evans (II), Paul McGuigan dans Push (Photo)

Depuis quelques années, on assiste à l'apparition de pouvoirs psychiques chez certains adolescents. Télékinésie, prévision du futur ou contrôle mental, ces facultés deviennent un enjeu pour la sécurité nationale. Traqués par le gouvernement, quelques survivants se réfugient à Hong Kong et décident d'unir leurs forces pour s'opposer définitivement aux militaires qui veulent exploiter leurs pouvoirs.

 Chris Evans (II), Dakota Fanning, Paul McGuigan dans Push (Photo)

Ca ne se vante pas d'être un chef-d'oeuvre et dans tous les cas, il n'y a pas les moyens ici, de prétendre à ce que c'en soit un. Au delà du fait d'être diverti, on reste sur sa faim suite aux manques d'explications concernant les intentions de chaque personnages. On suit allègrement cette traque à l'homme tout en nous présentant des ' mutants ' qui sortent dont on ne sait où, aux pouvoirs vus et copiés mais dont la façon de les utiliser ici, sert uniquement à corrompre ou renverser le camp ennemi. Le scénario ne manque pas de potentiel, les interprétations ne sont pas caricaturales mais la présentation d'un trop grand nombre de protagonistes rend brouillon le spectacle. On a ici et là, quelques effets de caméra, mais ça n'est en aucun cas novateur. Push, c'est faussement intelligent, ça se mange comme une soupe aux vermicelles, on la digère bien mais sans croûton, ça n'a pas trop de saveur.


PUSH bande annonce VF
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12 juillet 2009

Génération Proteus

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Réalisé par Donald Cammell

Avec Julie Christie, Fritz Weaver, Gerrit Graham

Film américain.

Genre : Fantastique, Science fiction

Durée : 1h 34min.

Année de production : 1977

Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : Demon Seed

demonseed

Alex Harris, un brillant professeur en cybernétique, a mis au point l'ordinateur le plus perfectionné du monde. Doté d'un cerveau artificiel qui a nécessité des années de travail, Proteus IV est mis à la disposition des intelligences humaines qui l'ont créé. Il parle comme un humain et ses capacités de logique et de réflexion se développent à grande vitesse. Ainsi, très vite, l'ordinateur manifeste le désir d'étudier l'homme.

demonseedexamine

Ce film de science fiction méconnu réalisé en 1977 par Donald Cammell est réellement effrayant par son réalisme et par son thème, l’intelligence artificielle prenant le dessus sur l’intelligence humaine. Bien que le thème de l’ordinateur qui prend le contrôle sur les humains ai déjà été traité au cinéma, de "2001 l’odyssée de l’espace" à "Fortress", c’est ici la première fois qu’il est abordé avec autant de crédibilité, malgré l’absurde des situations (l’ordinateur qui féconde Julie Christie !). "Génération Proteus" prend la forme d’un huit clos sitôt que Julie Christie est enfermé dans sa propre maison que Proteus contrôle. Un huit clos dans lequel s’affrontent Julie Christie et Proteus, l’humain et la technologie. Un huit clos durant lequel le machiavélique ordinateur développe petit à petit son plan, utilisant la femme qu’il séquestre à ses fins. Les humains, y compris le spectateur du film, se révèleront impuissants face à l’intelligence de l’ordinateur qui ne peut pas se rendre compte de sa folie. Les scènes ou Proteus s’exprime et agit donnent des frissons, et la conclusion du film est terrifiante (un plan final tétanisant) ! Julie Christie, habitée par son personnage, exprime toute la peur et la terreur qu’on pourrait avoir à sa place. D’autant plus qu’en 2009, là où la technologie évolue de plus en plus, le sujet est toujours aussi effrayant. Le cinéaste réalise là un film à l’atmosphère froide et étrange, au cadre soigné (la réalisation est impressionnante), ponctué des visions de Proteus. Les effets spéciaux sont également toujours efficaces et réalistes, malgré l’âge du film. Captivant, alors qu'il ne se passe finalement pas grand chose. Sur ce même thème, je n’ai jamais vu plus flippant. Le très rare réalisateur Donald Cammell ("Wilde side" avec Anne Heche et Christopher Walken) s’est suicidé en 1996 à causes des difficultés de montage de son dernier film. Il adaptait avec "Génération Proteus" un roman de Dean R. Koontz (La peste grise, Le monstre et l’enfant, Souvenirs de l’au-delà…), "La semence du démon".

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11 juillet 2009

La Guerre des Mondes

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Réalisé par Byron Haskin

Avec Gene Barry, Ann Robinson 

Film américain.

Genre : Divers, Science fiction

Durée : 1h 25min.

Année de production : 1954

Titre original : War of the Worlds

Remake : La Guerre des Mondes (2004)

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Les extra-terrestres envahissent la terre malgré la résistance des humains, les petits bonhommes verts dominent.

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Haro sur l'hypocrisie, je vais être franc, j'ai regardé ce film avec l'inéluctable état d'esprit de le comparer à la version de Spielberg. Cette version se révèle bien sur (faute de l'époque) moins humaine que celle de Spielberg (le personnage principal est chez Haskin un scientifique à l'âme rude contrairement au père de famille chez Spielberg). Les personnages sont moins enclins à l'irrationnel, à la panique si propre à l'homme. Cette version originale a cependant le mérite d'être une bonne adaptation et d'être dotée d'effets spéciaux largement honorable pour les années 50. Même si les situations sont parfois absurdes ( es personnages se confrontent aux martiens comme s'ils s'agissaient d'un simple ennemi banal, certains actes d'héroïsme paraissent parfois inconcevables), le film suit le fil d'une trame assez bien ficelée. Au final, la version de Byron Haskin ne fait plus le poids face à celle de Spielberg mais mérite d'être vu pour ses effets spéciaux et son histoire différente où l'on se plait quand même à reconnaitre les points communs entre les deux versions séparées de 50 ans.

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Elephant

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Date de sortie : 22 Octobre 2003   

Réalisé par Gus Van Sant

Avec Alex Frost, John Robinson, Elias McConnell   

Film américain.

Genre : Drame

Durée : 1h 21min.

Année de production : 2003

Interdit aux moins de 12 ans

Distribué par MK2 Diffusion

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En ce jour d'automne, les lycéens, comme à leur habitude, partagent leur temps entre cours, football, photographie, potins, etc. Pour chacun des élèves, le lycée représente une expérience différente, enrichissante ou amicale pour les uns, traumatisante, solitaire ou difficile pour les autres. Cette journée semble ordinaire, et pourtant le drame couve...

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Qui sème le vent récolte la tempête ! Effectivement, ce film donne une « bonne » leçon à ceux qui ont trop tendance à humilier leurs petits camarades. Cependant, Gus Van Sant ne choisit pas de camp spécifique, il n’analyse en aucun cas le drame de Columbine, il se contente de nous le montrer, de nous livrer une vision personnelle et plutôt cinématographique de cette tragédie américaine. Evitant depuis toujours tout ce qui peut sembler conventionnel, Gus Van Sant manifeste de nouveau son désir et son besoin d’originalité. Elephant n’a rien d’un film convenu, le traitement des images et même du son y est très spécifique. Ainsi, en utilisant de façon récurrente les plans séquences, le cinéaste nous entraîne dans un véritable labyrinthe et, au passage, nous fait rencontrer quelques lycéens vagabonds. Aussi, le fait que la plupart des scènes soit vécue plusieurs fois par des personnages différents mais également sous des angles différents renforce la tension dramatique; tous semblent déjà pris au piège et fatalement nous ne pouvons rien y faire. En ce qui concerne la musique, Gus Van Sant s’approprie parfaitement La Lettre à Elise, mélangeant alors la légèreté d’une bande son à la lourdeur d’un propos. Contrairement au cinéma américain, réputé pour sa violence, Gus Van Sant n’utilise pas cette tuerie comme prétexte à une soif de sang ( l’événement dramatique en lui même n’est seulement évoqué qu’à la fin du film ). Il cherche plutôt à nous en montrer les raisons et semble vouloir nous rappeler (en filmant leurs habitudes par exemple) à quel point ces adolescents, victimes ou pas, étaient comme les autres. Le cinéaste donne aussi au spectateur de quoi réfléchir ; l’importance des relations à l’adolescence, ce qu’elles peuvent entraîner mais aussi la place des jeux vidéos ou encore la vente libre des armes. Gus Van Sant signe donc ici un film humain mais en aucun cas moralisateur, un film beau sous tous ses aspects, imprégné de sous entendus.


Elephant (BA)
 

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Prédictions

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Date de sortie : 01 Avril 2009

Réalisé par Alex Proyas

Avec Nicolas Cage, Rose Byrne, Chandler Canterbury 

Film américain.

Genre : Thriller, Fantastique

Durée : 2h 1min 29s.

Année de production : 2009

Titre original : Knowing

Distribué par SND

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Le retour de Moumoute-Man, l'homme moumoute.

Pour fêter l'anniversaire d'une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s'agit d'une suite incohérente de chiffres.
D'abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d'une catastrophe récente. Lorsqu'il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.

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Les cinq premières minutes peuvent faire illusion ; portes qui grincent, ongles en sang, enfants qui font peur et esthétique vintage au sein d'une école primaire américaine. Puis arrive, 50 ans plus tard, Nicolas Cage et ses cheveux informes que l'on ne présente plus. On aurait pu croire un instant qu'Alex Proyas, talentueux réalisateur de "Dark City" et de "I, Robot" , ferait de cette histoire de prophétie un film fantastique plus original que la moyenne. Avec des rebondissements prévisibles un quart d'heure à l'avance et une gestion d'effets spéciaux redoutablement foirée, "Prédictions" pique de tous les côtés sans aucune innovation ("Le jour où la Terre s'arrêta" , "L'invasion des profanateurs de sépultures"), et dont la seule particularité est de nous rabâcher avec lourdeur un message de propagande chrétien (ou scientologue) des plus douteux, inventant même le happy-end spirituel (chose nouvelle et, que Dieu me pardonne, risible). Invasion d'extra-terrestres capillairement blonds, relation père/fils d'une niaiserie agaçante dans le combat contre l'absence maternelle, révélations religieuses ridicules, climat de fin du monde entièrement raté (mieux vaut revoir l'inégalable Guerre des mondes de Spielberg), rythme inégal (1h40 de blabla ésotérique pour 20 minutes de mouvement), scénario sans saveurs, grosses fautes de raccord, scènes spectaculaires déjà vues dans la bande-annonce et par ailleurs mieux montées dans cette dernière que dans le film (!), séquence finale d'un kitsch impensable... "Prédictions" sent le mauvais blockbuster réchauffé et sans âme, même pas capable d'élever son potentiel technique au rang de l'efficacité du divertissement. Pire encore, quelques éléments remaniés de la Bible nous sont asséné lourdement durant le film, moralement discutable et artistiquement indiscutable... de médiocrité.


PREDICTIONS bande annonce VF
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02 juillet 2009

Twins Effect 2

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Réalisé par Corey Yuen, Patrick Leung

Avec Jackie Chan, Tony Leung Ka Fai, Charlene Choi 

Film hong-kongais.

Genre : Aventure, Arts Martiaux

Durée : 1h 46min.

Année de production : 2004

Titre original : Fa dou daai jin

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Au royaume de Huadu, gouverné par une reine cruelle, les hommes sont réduits en esclavage. Mais une prophétie affirme qu'un jour, un jeune garçon, né pour devenir roi, rendra aux hommes leur liberté après s'être emparé de la mythique épée de feu. En quête de gloire et de fortune, deux jeunes artistes se produisant dans un cirque itinérant se retrouvent en possession d'une mystérieuse carte au trésor. Afin de les protéger dans leur quête, Helen et Gipsy, deux redoutables guerrières que tout oppose, se joignent à eux. C'est le début d'une fabuleuse odyssée...

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Production montée sur les frêles épaules du duo de chanteuses et actrices Twins, The Twins Effect faisait encore illusion. La cohérence n’était pas vraiment de mise mais l’emballage ressemblait à un film de cinéma. On peut difficilement en dire autant de cette suite qui n’en est pas une. Car THE TWINS EFFECT II ne reprend aucun des personnages du premier métrage pas plus que son environnement. Etonnant puisque la fin de l'original se terminait par la présentation d'un trio de chasseurs de vampires sur la route de nouvelles aventures. Notre monde contemporain et les vampires laissent ici la place à une période médiévale indéfinie où la magie est reine. THE TWINS EFFECT II prend la route du film en costumes et du Wu Xia Pian revu et corrigé avec de l’humour, de nombreux effets spéciaux et une narration très lâche de manière à insérer tout et n'importe quoi dans le déroulement de l'intrigue. Le film s’égare assez souvent vers des sous-intrigues gratuites, le temps d’une poignée de séquences, pour ramener ensuite tous ces personnages sur le chemin de l’histoire principale. Déjà présent, à moindre échelle, dans  The Twins Effect, ce mélange plutôt curieux ne fonctionne plus du tout dans THE TWINS EFFECT II qui révèle encore plus sa superficialité évidente. Complètement bordélique, le film est tout de même mis en scène par deux réalisateurs. C’est à dire Patrick Leung (BEYOND HYPOTHERMIA) et Corey Yuen (DEUX SUPER FLICS A HONG KONG, Dead or Alive, etc...). Deux cinéastes qui n’ont rien de débutants et qui pourtant ont accouché d’un métrage hautement indigeste. Même du côté du scénario, on trouve plusieurs noms dont celui de Roy Szeto ce qui rend d’autant plus étrange ce qui se déroule à l’écran. C’est un peu le même combat du côté des acteurs assemblés en nombre avec toujours les deux Twins (Charlene Choi et Gillian Chung), Donnie Yen, Edison Chen ou encore Tony Leung Ka Fai. Une partie de la famille Chan fait aussi le déplacement avec dans l’un des rôles principaux l’inexpressif Jaycee Chan ainsi que son père, Jackie Chan, dont les quelques minutes d'apparition sont totalement inutiles et gratuites dans le récit. Ce n’est donc pas tant la somme des talents ni même les moyens mis en œuvre qui provoque le naufrage du film mais son origine purement mercantile. En voulant reproduire The Twins Effect, déjà un projet plus orienté vers les dollars que l’art, tout ce petit monde produit un spectacle incohérent où le bon côtoie l’ignoble. A commencer par des combats chorégraphiés au-delà du normal à grands renforts d’effets spéciaux mais retranscrit à l’écran avec une image très télévisuelle. Au-delà de cette image sans goût, il sera encore possible d’apprécier l’action mais les combats s’enchaînent n’importe comment mêlé à des scènes de comédies qui tombent le plus souvent à plat. Que dire du petit rôle de Jackie Chan réduit à sa plus simple utilité (un combat plutôt bien troussé) ? Que penser de ce bizarre intermède souterrain auprès d’une tribu d’empathés frappadingues ? Ou encore, de cette seule note culturelle où les scénaristes chinois pompe très vaguement les légendes Arthurienne ! Gratuit et creux, plus le film avance dans son déroulement et plus il creuse lui-même le trou dans lequel il s’enterre ! De THE TWINS EFFECT II, on retiendra surtout quelques affrontements où les images de synthèse viennent aider les combattants à réaliser des prouesses surnaturelles. Et plus particulièrement en début de métrage avant que l’overdose ne vienne se faire sentir à tous les niveaux : mouvements impossibles, projection de divers objets, etc... A partir de là, le film est un gros néant dans lequel le spectateur ne peut se sentir que bien seul !


the twins effect 2
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01 juillet 2009

Terminator Renaissance (spécial: fête du cinéma)

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Date de sortie : 03 Juin 2009   

Réalisé par McG

Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin  

Film allemand, britannique, américain.

Genre : Science fiction, Thriller, Aventure, Action

Durée : 1h 48min.

Année de production : 2009

Titre original : Terminator Salvation

Distribué par Sony Pictures Releasing France

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En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...

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La machine Hollywoodienne se devait, sur un plan financier, de nous offrir une énième suite au Terminator(s) de Cameron datant de presque 20 ans (si si, on y arrive presque). La dernière version en date étant non pas catastrophique mais dénuée de sens et surtout d'intérêts, on émettait de sérieux doutes quand au résultat d'un Mc G aux commandes sauce pop pétillante, porté tout de même par Christian Bale charismatique quand il se doit. Autant affirmer tout de suite que nous sommes bien au-dessus de la version T3 et qu'un semblant de scénario a été écrit. Futur post-pocalyptique, design esthétique et soigné, photo façon sépia mode guerre des tranchées. Il conviendra alors de regarder plus en dehors des sentiers hollywoodiens (les éléments de la charte du blockbuster sont là) pour trouver de l'intérêt au film. En effet, beaucoup d'actions (trop ? gratuites ? alors que chez Cameron c'est en effet souvent au service de l’action), certains dialogues un peu faibles et un jeu de Bale de temps à autre limite du pastiche. La durée est courte (une séance en moins par jour au délà de 2 heures, blockbuster bis oblige) et un développement intelligent en début de film est bâclé en fin. Outre ces éléments quelque chose opère tout au long du métrage, une nostalgie, avant tout, aide à encrer le film dans un contexte (une fois projetée dans le futur, l'histoire est basique en soi), ce contexte posé on se délecte assez d'un scénario limpide, de scènes d'actions musclées mais trop démonstratives et des comédiens justes à défaut d'être exceptionnels. McG réussit donc son pari de relancer une trilogie « business » (cette fois) sans perdre totalement l'âme de la franchise. On est loin de l'art "Cameronien" père et maître du genre, mais ce Terminator 4 servira amplement d'apéro plutôt copieux à défaut d'être frugal. On en prendra une petite part d'entrée (menu T4) en attendant le vrai plat de Résistance (T5).


Bande Annonce Terminator Renaissance T4 Salvation
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Very Bad Trip (spécial: fête du cinéma)

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Date de sortie : 24 Juin 2009 

Réalisé par Todd Phillips

Avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis   

Film américain.

Genre : Comédie

Durée : 1h 30min.

Année de production : 2009

Titre original : The Hangover

Distribué par Warner Bros. France

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Au réveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé.

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Il faut avouer que face à ce genre de films qui semblent clairement s’ancrer dans la tradition des comédies de bas étages, on a souvent du mal à s’enthousiasmer. Pourtant, alors qu’on pouvait s’attendre au pire, ce "Hangover" parvient à tirer le meilleur de ce type de comédie pourtant très calibrée. La recette de cette réussite est pourtant simple : de la bonne humeur, du vécu (sûrement) et une certaine inventivité dans les situations burlesques qui font qu’on adhère progressivement. Car oui, il faut reconnaître cette force au film, c’est qu’il sait prendre le temps de nous plonger petit à petit dans cette aventure joliment irréelle. Par bien des aspects d’ailleurs, on pourrait presque dire de ces péripéties qu’elles ont des allures de parcours initiatique dont le théâtre serait cet univers doté de sa propre logique : celle de la biture. Au final, il faut bien l’avouer, on ressort de là bien guilleret, non pas parce que le film a su nous faire régresser à son niveau, mais bien parce que cet "Hangover" a su faire passer son ode à la jovialité légère. Jovial, le film l’est, et on l’est aussi en en sortant, donc ce serait finalement bien dommage de passer à côté…


Very Bad Trip - (Hangover) - Bande Annonce VOST
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Jusqu'en enfer (spécial: fête du cinéma)

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Date de sortie : 27 Mai 2009 

Réalisé par Sam Raimi

Avec Alison Lohman, Justin Long, Jessica Lucas    

Film américain.

Genre : Epouvante-horreur

Durée : 1h 39min.

Année de production : 2009

Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : Drag me to Hell

Distribué par Metropolitan FilmExport

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Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...

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Tout le monde connaît le cultissime "Evil Dead". Et après une série de films honnêtes ("Mort ou Vif","Un plan simple", "Darkman", "Intuitions"), Sam Raimi s'est attelé à la saga "Spider-Man", grande réussite et carton aux box-offices mondiaux. Dans la lignée de ses amours d'antan, le cinéaste revient plus sobrement (quoique!) vers le petit train fantôme outrancier, la série B qui picotte avec tout ce qu'il faut de liquides verdâtres et de pustules saignantes. Et "Jusqu'en enfer" prouve brillamment que Sam Raimi n'a rien perdu de son art, celui d'un cinéma fauché et à la dramaturgie zéro (mais qui, grâce aux efforts artistiques actuels et au budget conséquent, prend une allure bien plus convaincante), un tour de manège terrifiant et vicelard. Gitans, voyants, sorcellerie, damnation, capitalisme... toutes les malédictions sont présentes dans le scénario! Tour de force, celui-ci n'ennuie à aucun moment alors qu'il accumule avec une volonté de fer les poncifs les plus éculés et les rebondissements qui tâchent. C'est évidemment la maîtrise totale du second degré qui fait fonctionner le film, et un abus de possibilités qui tend vers l'infini. Enchaînement mythique de violence (la scène du parking n'en finit pas de furie et de drôlerie!), sous-texte anti-capitaliste léger et non-négligeable, foutoir contrôlé jusqu'à l'apparition du grand-guignol (un bouc qui parle, tout de même!)... Il y a un peu de tout dans "Jusqu'en enfer", trip old-school attachant et adorable dans sa variation des plaisirs les plus honteux (sang, bave, sorcières, cimetières), mais pas tant de n'importe quoi que ça. Sam Raimi dompte chaque séquence par son utilisation intelligente de la mise en scène, et la musique vient prouver à quel point il y a du savoir-faire dans tout ce joyeux bazar. La peur pure le remporte sur l'ésotérique de pacotille, mis un instant en réserve pour mieux en rigoler après, jusqu'à une fin des plus jouissives. Un sacré retour.


Jusqu'en Enfer - Bande annonce de la semaine
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Transformers 2 la revanche (spécial: fête du cinéma)

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Date de sortie : 24 Juin 2009    

Réalisé par Michael Bay

Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel   

Film américain.

Genre : Action, Science fiction, Aventure

Durée : 2h 31min.

Année de production : 2009

Titre original : Transformers: Revenge of the Fallen

Distribué par Paramount Pictures France

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Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l'univers d'une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu'il s'apprête à entrer à l'université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d'expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire à vivre une vie normale d'étudiant, mais il doit tourner le dos à son destin pour y parvenir.
Si Sam a fait ce qu'il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l'agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place...

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Le film grouille de points négatifs. Tout d'abord le scénario, tout comme celui du premier volet, est minimaliste, et même quelque peu embrouillé. Ensuite les personnages sont fades, tout comme les machines, aucunement développés, à part peut-être et heureusement Sam Witwicky, toujours plaisant à voir évoluer, et Optimus Prime, qui a la classe et beaucoup de présence. Les seconds rôles sont à peine esquissés et la plupart sont totalement vains. Côté interprétation, Shia LaBeouf se démène et parvient sans mal à bien tenir son rôle en insufflant à son personnage la vie et l'énergie qui lui sont propres (son jeu fait penser à celui d'un Justin Long, dans Jeepers creepers ou Die hard 4). Le principal défaut, m'ayant horripilé au plus haut point, est l'humour puéril, complètement lourd, grandement affligeant. Dans la lignée du premier opus, les "humoristes" n'ont pas grandi. Et pourtant dans la salle la plupart riait pleinement, me faisant passer pour l'exception débectant cet humour gras sans la moindre finesse. Je demeure dans une totale incompréhension. Mais comment peut-on rire franchement devant Transformers ? Vous vous demanderez alors pourquoi cette note de 3 étoiles. Malgré tous les points défectueux que j'ai énumérés (et il y en a d'autres), Michael Bay a le sens du spectacle et livre un blockbuster sans âme mais tout simplement impressionnant. Les scènes de destruction massives et de confrontations entre les robots, sont la plupart du temps hallucinantes. Michael Bay s'est enfin calmé côté gigotage de cadres. J'étais le plus souvent scotché à mon siège en observant une débauche d'effets de synthèse proprement grandioses. Les 2h30 sont passées très rapidement. Sans pouvoir vraiment me l'expliquer, à part par les imposantes prouesses visuelles et par l'implication de Shia, je suis demeuré captivé d'un bout à l'autre. Grand spectacle...


Transformers 2 - Bande-Annonce Finale / Trailer HD [VF]
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