01 juillet 2009
Terminator Renaissance (spécial: fête du cinéma)
Date de sortie : 03 Juin 2009
Réalisé par McG
Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin
Film allemand, britannique, américain.
Genre : Science fiction, Thriller, Aventure, Action
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2009
Titre original : Terminator Salvation
Distribué par Sony Pictures Releasing France
En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...
La machine Hollywoodienne se devait, sur un plan financier, de nous offrir une énième suite au Terminator(s) de Cameron datant de presque 20 ans (si si, on y arrive presque). La dernière version en date étant non pas catastrophique mais dénuée de sens et surtout d'intérêts, on émettait de sérieux doutes quand au résultat d'un Mc G aux commandes sauce pop pétillante, porté tout de même par Christian Bale charismatique quand il se doit. Autant affirmer tout de suite que nous sommes bien au-dessus de la version T3 et qu'un semblant de scénario a été écrit. Futur post-pocalyptique, design esthétique et soigné, photo façon sépia mode guerre des tranchées. Il conviendra alors de regarder plus en dehors des sentiers hollywoodiens (les éléments de la charte du blockbuster sont là) pour trouver de l'intérêt au film. En effet, beaucoup d'actions (trop ? gratuites ? alors que chez Cameron c'est en effet souvent au service de l’action), certains dialogues un peu faibles et un jeu de Bale de temps à autre limite du pastiche. La durée est courte (une séance en moins par jour au délà de 2 heures, blockbuster bis oblige) et un développement intelligent en début de film est bâclé en fin. Outre ces éléments quelque chose opère tout au long du métrage, une nostalgie, avant tout, aide à encrer le film dans un contexte (une fois projetée dans le futur, l'histoire est basique en soi), ce contexte posé on se délecte assez d'un scénario limpide, de scènes d'actions musclées mais trop démonstratives et des comédiens justes à défaut d'être exceptionnels. McG réussit donc son pari de relancer une trilogie « business » (cette fois) sans perdre totalement l'âme de la franchise. On est loin de l'art "Cameronien" père et maître du genre, mais ce Terminator 4 servira amplement d'apéro plutôt copieux à défaut d'être frugal. On en prendra une petite part d'entrée (menu T4) en attendant le vrai plat de Résistance (T5).
Bande Annonce Terminator Renaissance T4 Salvation
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Very Bad Trip (spécial: fête du cinéma)
Date de sortie : 24 Juin 2009
Réalisé par Todd Phillips
Avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2009
Titre original : The Hangover
Distribué par Warner Bros. France
Au réveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se rendent compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont alors devoir faire fi de leur gueule de bois et rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé.
Il faut avouer que face à ce genre de films qui semblent clairement s’ancrer dans la tradition des comédies de bas étages, on a souvent du mal à s’enthousiasmer. Pourtant, alors qu’on pouvait s’attendre au pire, ce "Hangover" parvient à tirer le meilleur de ce type de comédie pourtant très calibrée. La recette de cette réussite est pourtant simple : de la bonne humeur, du vécu (sûrement) et une certaine inventivité dans les situations burlesques qui font qu’on adhère progressivement. Car oui, il faut reconnaître cette force au film, c’est qu’il sait prendre le temps de nous plonger petit à petit dans cette aventure joliment irréelle. Par bien des aspects d’ailleurs, on pourrait presque dire de ces péripéties qu’elles ont des allures de parcours initiatique dont le théâtre serait cet univers doté de sa propre logique : celle de la biture. Au final, il faut bien l’avouer, on ressort de là bien guilleret, non pas parce que le film a su nous faire régresser à son niveau, mais bien parce que cet "Hangover" a su faire passer son ode à la jovialité légère. Jovial, le film l’est, et on l’est aussi en en sortant, donc ce serait finalement bien dommage de passer à côté…
Very Bad Trip - (Hangover) - Bande Annonce VOST
envoyé par Very_Bad_Trip - Court métrage, documentaire et bande annonce.
Jusqu'en enfer (spécial: fête du cinéma)
Date de sortie : 27 Mai 2009
Réalisé par Sam Raimi
Avec Alison Lohman, Justin Long, Jessica Lucas
Film américain.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h 39min.
Année de production : 2009
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Drag me to Hell
Distribué par Metropolitan FilmExport
Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar. Hantée par un esprit malfaisant, incomprise de son petit ami, elle se fait aider du medium Rham Jas, qui l'entraine dans une course frénétique contre la damnation éternelle, pour inverser le sortilège...
Tout le monde connaît le cultissime "Evil Dead". Et après une série de films honnêtes ("Mort ou Vif","Un plan simple", "Darkman", "Intuitions"), Sam Raimi s'est attelé à la saga "Spider-Man", grande réussite et carton aux box-offices mondiaux. Dans la lignée de ses amours d'antan, le cinéaste revient plus sobrement (quoique!) vers le petit train fantôme outrancier, la série B qui picotte avec tout ce qu'il faut de liquides verdâtres et de pustules saignantes. Et "Jusqu'en enfer" prouve brillamment que Sam Raimi n'a rien perdu de son art, celui d'un cinéma fauché et à la dramaturgie zéro (mais qui, grâce aux efforts artistiques actuels et au budget conséquent, prend une allure bien plus convaincante), un tour de manège terrifiant et vicelard. Gitans, voyants, sorcellerie, damnation, capitalisme... toutes les malédictions sont présentes dans le scénario! Tour de force, celui-ci n'ennuie à aucun moment alors qu'il accumule avec une volonté de fer les poncifs les plus éculés et les rebondissements qui tâchent. C'est évidemment la maîtrise totale du second degré qui fait fonctionner le film, et un abus de possibilités qui tend vers l'infini. Enchaînement mythique de violence (la scène du parking n'en finit pas de furie et de drôlerie!), sous-texte anti-capitaliste léger et non-négligeable, foutoir contrôlé jusqu'à l'apparition du grand-guignol (un bouc qui parle, tout de même!)... Il y a un peu de tout dans "Jusqu'en enfer", trip old-school attachant et adorable dans sa variation des plaisirs les plus honteux (sang, bave, sorcières, cimetières), mais pas tant de n'importe quoi que ça. Sam Raimi dompte chaque séquence par son utilisation intelligente de la mise en scène, et la musique vient prouver à quel point il y a du savoir-faire dans tout ce joyeux bazar. La peur pure le remporte sur l'ésotérique de pacotille, mis un instant en réserve pour mieux en rigoler après, jusqu'à une fin des plus jouissives. Un sacré retour.
Jusqu'en Enfer - Bande annonce de la semaine
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Transformers 2 la revanche (spécial: fête du cinéma)
Date de sortie : 24 Juin 2009
Réalisé par Michael Bay
Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel
Film américain.
Genre : Action, Science fiction, Aventure
Durée : 2h 31min.
Année de production : 2009
Titre original : Transformers: Revenge of the Fallen
Distribué par Paramount Pictures France
Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l'univers
d'une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots
extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé
par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu'il s'apprête à
entrer à l'université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et
de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi
tenter d'expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam
aspire à vivre une vie normale d'étudiant, mais il doit tourner le dos
à son destin pour y parvenir.
Si Sam a fait ce qu'il a pu pour tirer
un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses
préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les
Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs
changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle
soldat, l'agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une
nouvelle agence, NEST, a été mise en place...
Le film grouille de points négatifs. Tout d'abord le scénario, tout comme celui du premier volet, est minimaliste, et même quelque peu embrouillé. Ensuite les personnages sont fades, tout comme les machines, aucunement développés, à part peut-être et heureusement Sam Witwicky, toujours plaisant à voir évoluer, et Optimus Prime, qui a la classe et beaucoup de présence. Les seconds rôles sont à peine esquissés et la plupart sont totalement vains. Côté interprétation, Shia LaBeouf se démène et parvient sans mal à bien tenir son rôle en insufflant à son personnage la vie et l'énergie qui lui sont propres (son jeu fait penser à celui d'un Justin Long, dans Jeepers creepers ou Die hard 4). Le principal défaut, m'ayant horripilé au plus haut point, est l'humour puéril, complètement lourd, grandement affligeant. Dans la lignée du premier opus, les "humoristes" n'ont pas grandi. Et pourtant dans la salle la plupart riait pleinement, me faisant passer pour l'exception débectant cet humour gras sans la moindre finesse. Je demeure dans une totale incompréhension. Mais comment peut-on rire franchement devant Transformers ? Vous vous demanderez alors pourquoi cette note de 3 étoiles. Malgré tous les points défectueux que j'ai énumérés (et il y en a d'autres), Michael Bay a le sens du spectacle et livre un blockbuster sans âme mais tout simplement impressionnant. Les scènes de destruction massives et de confrontations entre les robots, sont la plupart du temps hallucinantes. Michael Bay s'est enfin calmé côté gigotage de cadres. J'étais le plus souvent scotché à mon siège en observant une débauche d'effets de synthèse proprement grandioses. Les 2h30 sont passées très rapidement. Sans pouvoir vraiment me l'expliquer, à part par les imposantes prouesses visuelles et par l'implication de Shia, je suis demeuré captivé d'un bout à l'autre. Grand spectacle...
Transformers 2 - Bande-Annonce Finale / Trailer HD [VF]
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Vertige (spécial: fête du cinéma)
L'affiche est plus gore que le film !
Date de sortie : 24 Juin 2009 
Réalisé par Abel Ferry
Avec Fanny Valette, Johan Libéreau, Raphaël Lenglet
Film français.
Genre : Aventure, Action, Thriller, Epouvante-horreur
Durée : 1h 24min.
Année de production : 2008
Interdit aux moins de 12 ans
Distribué par Gaumont Distribution
Poussé par un désir d'aventure et l'envie de se retrouver, un groupe d'amis se lance sur une via ferrata, une voie d'escalade en haute montagne. Pour Chloé, Guillaume, Fred, Karine et Loïc, le vertige des sommets et celui de sentiments enfouis va vite compliquer le voyage, d'autant qu'ils découvrent avec horreur qu'ils ne sont pas seuls... L'expédition va rapidement virer au cauchemar.
L’année dernière Pascal Laugier hissait le cinéma de genre français vers des sommets avec Martyrs, œuvre surpuissante. Le constat est bien plus triste cette année concernant la production fantastique hexagonale. Après le déplorable Humains, Vertige s’ajoute à cette triste liste d’amères déceptions. Le film d’ Abel Ferry souffre sérieusement d’un manque total d’originalité et d’inspiration. Péripéties, effets gores, psychologie sommaire… tout est du déjà vu et malheureusement tout en devient prévisible et inintéressant. Les émotions sont cruellement absentes malgré de jeunes acteurs qui s’en tirent de façon honorable dans des rôles cruellement conventionnels (notons au passage l’horripilant personnage de Johan Libéreau). La première partie du film assure pourtant un minimum le spectacle via de belles images et quelques cascades spectaculaires. Dommage que le long métrage vire bien vite dans la bêtise la plus consternante. Incohérences, invraisemblances, action basique et inoffensive et pire que tout, un « méchant » risible et complètement raté sont au programme de la partie survival. Il convient malgré tout de saluer le courage de ces jeunes réalisateurs qui font face aux difficultés, de production et de réalisation, inhérentes au genre. Je rejette cependant cette absence d’innovations, de personnalité, de surprises et la clémence manifeste des critiques. Étonnez-nous que diable !
Vertige Ferrata Trailer 2009
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