Flickerama

Du cinéma, du cinéma, et d'autres trucs aussi (mais surtout du cinéma).

25 juin 2009

xxxHolic - A Midsummer Night's Dream

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Informations générales

  • Format: Film
  • Année: 2005
  • Titre original: Gekijouban xxxHOLiC Manatsu no Yoru no Yume (劇場版 xxxHOLiC 真夏ノ夜ノ夢)
  • Site officiel: http://www.holic-tsubasa.com/

Staff technique

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Watanuki est un jeune lycéen possédant une faculté spéciale: il peut voir les esprits. Ceci serait sans conséquence si les habitants de l'au-delà n'étaient pas attirés par lui, lui rendant la vie totalement impossible. C'est alors qu'un jour il entre dans une boutique étrange qui semble repousser les démons et rencontrera sa charmante propriétaire : Yûko, la sorcière des dimensions.
En passant un pacte avec cette dernière, Watanuki devient son homme à tout faire et doit aussi se charger d'aider d'autres humains tourmentés. C'est ainsi qu'à la demande d'une jeune fille qui ne peut plus rentrer dans sa maison il décide de se rendre à cet étrange demeure en compagnie de Yûko et de Domeki, seul capable d'éloigner les esprits.

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Une petite heure à visiter le monde envoûtant de xxxHolic en compagnie de Yuuko, Domeki et Watanuki, ça ne se refuse pas... De très belle facture, cette adaptation a mis les petits plats dans les grands : couleurs chatoyantes, animation musclée, mise en scène privilégiant les espaces vastes et les points de vue spectaculaires, rien ne manque pour rendre fidèlement l'ambiance si particulière du manga. Pourtant, de scénario, il n'y en a pas, ou peu, c'est une énième variation sur le thème de la hantise, servant de prétexte à une déambulation à la frontière du conte fantastique et du conte moral, et réservant son lot de petites perles poétiques, soigneusement disséminées tout le long du métrage. Les personnages se perdent, se retrouvent, râlent, et n'en finissent plus de marcher, imposant un rythme de promenade à ce film quelque peu macabre à l'occasion. xxxHolic au cinéma propose rien moins qu'une plaisante balade au pays du surnaturel et des malédictions, le spectateur étant convié à visiter cette maison hanté comme on prend une nacelle dans une attraction de fête foraine. Au bout du compte, en guise de final à ce film trop court, on apercevra Yuko dans toute sa splendeur, manifestant ses pouvoirs avec une sensualité quelque peu teintée de cruauté, son indifférence ne paraissant jamais aussi ambigüe que dans ce luxueux épisode : c'est un moment de grâce qui fait honneur aux Clamp. Bien entendu, ce film n'apporte absolument rien au manga, il ne révolutionne pas le monde de l'animation, et n'a probablement pas l'ambition d'être autre chose qu'une œuvre vous proposant, le temps d'une petite heure, d'échapper au monde des vivants pour passer de l'autre côté du miroir. Et c'est tout ce qui fait la beauté de ce film, seule adaptation ayant compris l'essence du manga, à savoir la suspension du temps et la fatalité à l'œuvre au cœur même d'un monde peuplé de rêves délétères et mélancoliques. xxxHolic a l'érotisme d'une estampe, la poésie d'une ombre chinoise, et la tristesse macabre des contes japonais les plus sombres. Mais c'est aussi un film à ne voir qu'une seule fois, sous peine d'en abolir tout le charme...


xxxholic, le film - bande annonce
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Star Trek Nemesis

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Date de sortie : 12 Mars 2003  

Réalisé par Stuart Baird

Avec Patrick Stewart, Whoopi Goldberg, Dina Meyer    

Film américain.

Genre : Science fiction

Durée : 1h 56min.

Année de production : 2002

Distribué par United International Pictures (UIP)

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Jean-Luc Picard et son fidèle équipage font route vers la planète Romulus avec pour mission de rétablir les liens diplomatiques entre la Fédération et son ennemi juré, le peuple Romulan.
Sur place, les passagers de l'Enterprise découvrent que le nouvel homme fort de Romulus, Praeter Shinzon, a éliminé une majeure partie du Sénat avec l'accord de son vice-roi. Deuxième surprise : Shinzon n'est pas un Romulan, mais un humain, jadis réduit à l'état d'esclave, puis cloné à l'image de... Picard.
Confronté à cette situation inédite, le commandant du vaisseau spatial devra mobiliser toutes ses ressources pour déjouer les plans de son double et empêcher l'opération de destruction massive dont Shinzon menace la Terre...

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C'est de loin le plus mauvais film de la franchise avec le Star Trek 5 de William Shatner. Son échec aux États-Unis est, après vision du film amplement justifié. N’étant pas un fan de la franchise (d’ailleurs je n’ai vu que les films), il était de mon devoir d’avertir les inconditionnels et autres, qui par mégarde n’auraient pas vu ce film. Dès le départ, on sent une cool attitude chez les personnages, qui font la fête au mariage d’un des membres de l’équipage et se sortent des blagues entre eux. Rien qu’avec ce point, on sent un certain vide au niveau de l’introduction. Cela coupe assez avec l’ambiance coutumière d’un film de science-fiction de ce calibre. A l’instar du film La menace fantôme, qui elle aussi avait tendance à être hors sujet. Seulement ce dernier esquivait le sujet, durant plus de deux heures, à savoir, tout le film (ce qui est plus grave). Star Trek Nemesis ne souffre pas de ce problème durant toute l’histoire (heureusement). Seulement cette dernière est quelque peu obsolète et les quelques effets spéciaux ne sont vraiment pas nécessaires pour accompagner le peu de scénario qui s’y trouve. En d’autres termes, les producteurs n’auraient jamais dû déverser un seul centime pour une chronique si peu exhaustive de bons éléments et par la suite auraient dû patienter à recevoir en main l’histoire appropriée. On pourrait retenir, en effet, les performances, qui elles sont plutôt bonnes, ainsi que la dernière partie du film, qui se rattrape très difficilement du "mal" fait avant.


Star Trek Nemesis  - Bande annonce FR
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RahXephon - Pluralitas Concentio

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Informations générales

  • Format: Film
  • Année: 2003
  • Titre original: RahXephon Tagen Hensoukyoku

Staff technique

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Nous sommes le 27 décembre 2012 dans une école de Tokyo. Deux élèves restent après le nettoyage de leur classe pour discuter. Il s'agit d'Ayato Kamina et de Haruka Mishima, deux jeunes amoureux à qui tout semble sourire. Alors qu'ils sont sur le point de s'embrasser, Hiroko Asahina fait irruption dans la salle et les dérange. Ayato est décidé à présenter Haruka à sa mère malgrès une certaine appréhension de la jeune fille. Une fois la rencontre terminée, Ayato la raccompagne chez elle. Au même moment, un étrange envahisseur nommé Mu débarque dans le ciel de Tokyo avec une gigantesque forteresse que rien se semble inquiéter. Une fois les forces aériennes vaincues, Mu enclenche la création d'un dôme entourant l'intégralité de Tokyo, séparant ainsi Ayato de Haruka pour de nombreuses années car Haruka est parvenue à fuir Tokyo à temps alors qu'Ayato est toujours à l'intérieur de la ville.

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RahXephon - Pluralitas Concentio est le portage pur et simple de la série originelle en un format long-métrage. On retrouve donc les pérégrinations aventureuses, les tribulations amoureuses et autres interrogations métaphysiques de Ayato inchangées à celles de la série, assorties toutefois de quelques scènes supplémentaires précisant les relations entre personnages, surtout celles liant Ayato à Haruka.
Évacuons tout de suite le premier écueil qui a empêché le succès de la série : il ne s'agit pas d'une copie d'Evangelion. Si le point de départ, certains personnages et certains éléments d'intrigue (l'aspect mystérieux des ET, le héros confronté à ses doutes, la fille étrange) suggèrent un tel rapprochement, une vision approfondie de la série fait voler en éclat le sentiment de plagiat. RahXephon est une série originale, au scénario solide et aux personnages particulièrement développés. On est très loin des références mystico-religieuses et des changements de ton d'Evangelion. La mythologie présentée est cohérente, originale, et bien intégrée au propos de l'histoire. Une fois ceci précisé, on peut s'intéresser aux qualités intrinsèques du film. La qualité de l'animation, du design des personnages et des robots est en tous points remarquable. Les expressions des personnages sont particulièrement travaillées, surtout Shitow Haruka qui se distingue par une grande variété d'attitudes. Techniquement, le niveau de qualité est à la hauteur de ce que fait le studio BONES et l'on cherchera plutôt chez Haruka, un soupçon de Faye Valentine, que de Misato.Ce que le résumé ne peut pas rendre compte, c'est la multiplicité des personnages et des intrigues secondaires ou parallèles. Chaque "groupe" de personnages a ses questions et ses problèmes, qui interfèrent avec l'intrigue principale jusqu'au dénouement. Les "combats" passent très souvent en arrière-plan et se réduisent, le bien souvent, au strict nécessaire. On ne peut même pas dire que chaque Dolem a un rôle révélateur, car c'est plutôt Ayato qui évolue sous la pression des interactions avec les personnages que sous la pression de l'ennemi. D'ailleurs, même à la fin, on ne connaîtra jamais avec exactitude la nature et l'origine des muliens, seul le but final sera important.Cela amène à revenir sur la qualité du scénario. Il ne s'agit pas d'une série de "mécha", mais bien d'un drame sentimental ou psychologique où  tout l'aspect mystique des muliens sert de métaphores pour la nature humaine des relations. La véritable intrigue de RahXephon est cachée pour qui ne s'intéresse qu'aux péripéties de la lutte entre humains et muliens. Le cœur de l'histoire est beaucoup plus simple et beaucoup plus riche, traitant de l'amour, du besoin de l'autre, et de  l'acceptation de la vérité de ses sentiments. De quoi avons-nous peur lorsque nous nous "offrons" à l'autre ? Comment trouver l'harmonie dans une relation ? Toutes ces questions forment la trame principale de la série et ne révèlent leur nature qu'au dernier moment.  Le film y obtient son point d'orgue, chose normale pour une histoire où la musique joue un rôle primordial. Chaque détail constitue une note particulière dans le scénario, et même les instants de flottement, où l'on croit repérer une incohérence, trouvent leur signification. Le propos général est intelligent, sensible, certaines scènes sont poignantes d'émotion. Et si la fin est tragique par moments, le final surprend par sa tendresse et sa douceur. Ce film n'est pas de consommation courante et mérite une meilleure place que le simple qualificatif de "copie d'Evangelion".

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Le Seigneur des anneaux

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Date de sortie : Janvier 1980 

Réalisé par Ralph Bakshi

Avec Christopher Guard, Michel Caccia, William Squire 

Film américain.

Genre : Animation, Fantastique

Durée : 2h 15min.

Année de production : 1978

Film pour enfants

Titre original : The Lord of the Rings

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Dans les Terres du Milieu, l'Anneau unique forgé par Sauron le maléfique pour dominer les hommes, les elfes et les nains est tombé par inadvertance dans les mains de Frodon, paisible hobbit. Ce n'est qu'une question de temps avant que les sinistres Cavaliers Noirs, les Servants de l'Anneau, retrouvent sa trace. Sous la direction de Gandalf le magicien, une expédition est alors montée avec pour mission une tâche quasi-impossible : détruire l'Anneau, en le jetant dans le feu de la Montagne du Destin, au coeur du territoire de l'ennemi...

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Mêlant animation traditionnelle et prises de vue réelles recolorisées, cette 1ère adaptation de Tolkien possède hélas plus de défauts que de qualités. Tout d'abord, le scénario est rapetissé afin d'en contenir les éléments essentiels, délaissant ainsi certains passages importants. De plus, le rythme du film en est estropié (montage hâtif, scènes bâclées devenant pour certaines inutiles). La fin se retrouve précipitée et gorgée d'une attente sans pareille, comme le premier film d'un double-métrage scindé en deux. Mais seulement voilà : il n'y a pas de deuxième film, ce qui laisse un amer goût d'inachevé... La qualité de l'animation est pourtant assez sympathique, bien que les prises de vue réelles auxquelles ont été rajoutées des couleurs piquent les yeux tant elles sont ridicules, horribles et ridicules. Pratiquement aucun personnage n'a de réelle identité, certains n'étant là que pour combler la Communauté ou enrichir l'image (Legolas, Gimli, Elrond, Saroumane, Merry & Pippin, Sylvebarbe). La musique n'est pas terrible, mal orchestrée et quasiment jamais en rapport avec la scène (la bataille finale, la mort de Gandalf, celle de Boromir). Les batailles et autres combats sont mal chorégraphiés (horrible attaque du Gouffre de Helm !) et la crédibilité des mouvements laisse à désirer. On s'aperçoit vite que beaucoup d'incohérences viennent s'ajouter au métrage et que le rythme en pâtit. En revanche, le livre a été parfaitement bien respecté, notamment dans le look de quelques personnages et décors (Gandalf, Boromir, Legolas, le Gouffre de Helm) mais d'autres sont d'un ridicule affligeant (Saroumane en robe rouge, Sylvebarbe, Gimli, les Hobbits, Gollum, Fondcombe...). Cependant, le film reste plaisant en ne tenant pas compte de ces nombreuses bourdes.

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24 juin 2009

Metropolis

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Date de sortie : 06 Février 1927 

Date de reprise : 14 Avril 2004  

Réalisé par Fritz Lang

Avec Brigitte Helm, Alfred Abel, Rudolf Klein-Rogge    

Film allemand.

Genre : Fantastique, Action, Science fiction, Thriller

Durée : 1h 30min.

Année de production : 1925

Remake : Metropolis (2009)

Distribué par MK2 Diffusion

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Des ouvriers travaillent dans les souterrains d'une fabuleuse métropole de l'an 2026. Ils assurent le bonheur des nantis qui vivent dans les jardins suspendus de la ville. Un androïde mène les ouvriers vers la révolte.

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Metropolis est avec le 2001 de Kubrick le meilleur film de science-fiction de l'histoire du septième art. Unique, ultime, inégalable, cette vision terrifiante de la ville du future, où le vice nocturne et le règne de la machine se font rois, en font l'un des films les plus pessimistes d'un genre difficilement abordable. Rarement une œuvre aussi magnifique n'a autant gardée une jeunesse aussi pure, monstrueuse qu'elle soit d'être encore d'actualité, éternellement diabolique de la pensée humaine. Véritable combat contre l'architecture où l'époque se veut révolutionnaire, comme celle du mouvement Futuriste, Fritz Lang peint le tableau de l'artiste désespéré. Encore aujourd'hui, le troisième millénaire déjà commencé, ne peut comprendre ce que futur réserve à l'homme. Metropolis, reine des villes, est un monstre d'une beauté technique exceptionnelle. Elle est source et terre de deux mondes, partagés entre le capital et l'exploité du capital, telle étant la vision de l'empereur de sa création. Et quoique cette image reste convenue, trouvant sa ressemblance humaine avec l'œuvre littéraire de Zola, on ne peut rester insensible face à cette production qui se veut avant tout symbolique, avant-gardiste. La véritable révolution étant le robot pour la première fois visible sur le grand écran, encore peu rependu dans les mœurs de l'époque. Pure incarnation de la folie de son inventeur où celui-ci ne trouve plus que nécessaire de le remplacer à l'échelle de son semblable, ce robot, Maria, transforme dès lors la vie des ouvriers en enfer. La machine, M, représentation allégorique du temps où l'homme ne travaille plus selon son rythme mais selon le rythme de la machine, impose une danse chorégraphique de ses ouvriers spectaculaires, pour des décors d'époques encore plus monstrueux que des productions d'aujourd'hui. Cri de révolte, d'imagination et d'explosion artistique, Metropolis reste le maître de son genre. Inoubliable.

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The return

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Date de sortie : 26 Décembre 2007

Réalisé par Asif Kapadia

Avec Sarah Michelle Gellar, Sam Shepard, Peter O'Brien 

Film américain.

Genre : Thriller, Drame

Durée : 1h 25min.

Année de production : 2006

Distribué par UGC Ph

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Joanna Mills est une jeune femme du Midwest, à la forte personnalité, décidée à découvrir la vérité qui se cache derrière les visions de plus en plus terrifiantes qui la hantent. Elle a entamé une belle carrière comme représentante dans une société de camions. Mais sa vie privée est difficile ; éloignée de son père, harcelée par son ex-petit ami, peu entourée, Joanna craint de perdre le contrôle.
Elle voit, et ressent, le meurtre brutal d'une jeune femme qu'elle n'a jamais rencontrée, aux mains d'un tueur sans merci - un homme qui semble avoir choisi Joanna comme sa prochaine cible.
Décidée à se battre, Joanna est guidée par ses cauchemars jusqu'à la ville natale de la jeune femme assassinée : La Salle, au Texas. Une fois là-bas, elle est attirée par un étranger, Terry et va découvrir que certains secrets ne peuvent être enterrés, certains esprits ne peuvent mourir, et que le meurtre qu'elle cherche à élucider est peut-être bien le sien.

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The Return est un triller à suspense au côté irrationnel mis largement en valeur par la belle Sarah Michelle Gellar, qui d’ailleurs, n'aurait sûrement pas eu la même saveur sans sa présence. Le film est pratiquement incompréhensible et même quelque peu dur à suivre jusqu'au dénouement final qui enfin, nous explique tout de A à Z. Cette difficulté de compréhension est un peu trop mise en avant et donne malheureusement plusieurs sentiments de longueur pendant le visionnage, mais l'originalité de la fin rend ce thriller angoissant plutôt réussi. La fin est d'ailleurs l'atout majeur de ce film, car bâclée, The Return aurait pu frôlé directement le navet. L'ambiance est angoissante, les scènes sont réussies techniquement. L'objectif d'Asif Kapadia est justement de montrer au maximum la peur de Sarah Michelle Gellar à l’aide d'innombrables plans sur son visage, ses expressions, ses comportements dans le but de montrer sa détresse psychologique causée par un lourd passé. Le personnage de Joanna réussira justement tant bien que mal de comprendre ses incessantes visions qui la hante dues à un lourd évènement qui lui est arrivé dans son enfance. Les visions du personnage, quelques fois plus ou moins brèves, sont très bien mises en scènes et feront parfois sursauter surtout grâce à une bonne utilisation de la musique et grâce à une ambiance suspense haletante et particulièrement réussie. The Return n'est pas le film du siècle, car trop flou tout le long du film, mais peut être considéré comme un bon thriller horrifique grâce à une histoire originale, une bonne gestion de l'image et une ambiance suspense omniprésente.


Sarah Michelle Gellar - The return (Trailer)
envoyé par silentrock06

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22 juin 2009

Impostor

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Réalisé par Gary Fleder

Avec Gary Sinise, Vincent D'Onofrio, Madeleine Stowe   

Film américain.

Genre : Science fiction

Durée : 1h 35min.

Année de production : 2001

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En 2075, les colonies humaines installées dans l'espace sont constamment attaquées par des extraterrestres. Une agence secrète du gouvernement travaille sans relâche à la construction d'une arme au pouvoir de destruction inégalé pour se débarrasser de ces hostiles aliens. A la tête de ce projet se trouve l'éminent scientifique Spencer Olham.
Un matin, Spencer se rend à l'agence. Mais on lui refuse l'accès à son laboratoire et le dirigeant Hathaway lui annonce qu'il est arrêté pour haute trahison. Spencer se retrouve emprisonné avant même d'avoir eu le temps de réagir. Il est soupçonné d'être un extraterrestre imposteur qui a pris l'apparence physique d'un être humain. Spencer nie en bloc. Profitant d'un relâchement de la sécurité, il parvient à s'enfuir et se retrouve en cavale. Il ne peut faire confiance à personne.

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Guère prometteur sur le papier, "Impostor" se révèle dès son entame conforme à ce qu’on pouvait craindre : scénario bateau et effets spéciaux moyens (certains plans aériens vont jusqu’à copier l’esthétique de la nouvelle trilogie "Star Wars" avec insuccès). Le seul mérite non négligeable de l’histoire est de prendre quand même de l’intérêt sur la toute fin. Pour bien situer le récit dans le futur (l’action de déroule en 2079), l’appartement de Spencer et Maya se veut high-tech mais on n’y croit pas (c’est cinématographiquement naïf). Ce film de science-fiction peu convaincant bénéficiait pourtant de la présence de Gary Sinise et du label "d’après Philip K. Dick". C’est raté, d’autant qu’on ne s’attache pas vraiment aux héros. Alors que les humains mettent dans une nouvelle bombe leurs derniers espoirs de triomphe sur les assaillants extra-terrestres, le professeur Olham qui dirige ce projet est neutralisé puis arrêté (avec ralenti hideux, effets de flou et roulis de caméra, j’ai trouvé cette scène assez mal foutue). On pense en effet qu’il n’est pas Spencer Olham mais un envahisseur qui a la particularité d’être une bombe vivante ! La fuite s’impose donc à la première occasion et il se retrouve dans la vieille ville (les décors déçoivent, ça fleure bon par moments la série B à budget restreint tournée en studio). Il y rencontrera Cale (Mekhi Phifer), l’archétype du mec altruiste. Bien qu’ils soient sortis la même année, on note d’étonnantes similitudes avec "Minority Report" (d’après Philip K. Dick aussi il faut dire). Le film se focalise sur la chasse à l’homme, reléguant au second plan la guerre avec le Centaure qui fait rage depuis l’an 2050. La problématique de la coexistence d’êtres dupliqués contre leur gré a déjà été traitée au cinéma, et surtout de meilleure façon (je pense par exemple au sympathique "A l’aube du sixième jour"). Le long-métrage de Gary Fleder ne fera pas date, s’il est supportable ses insuffisances ne le rendent absolument pas indispensable.

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18 juin 2009

Black Mask 2 : City of Masks (spécial: Legend of Z)

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Réalisé par Tsui Hark

Avec Tobin Bell, Jon Polito, Teresa Herrera 

Film américain, hong-kongais.

Genre : Action

Durée : 1h 42min.

Année de production : 2002

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Black Mask doit contrecarrer les plans d'une organisation criminelle qui projette de faire exploser une bombe bactériologique qui pourrait provoquer des mutations génétiques chez les humains.

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Réalisé par le grand Tsui Hark, ce film se sera fait énormément attendre, notamment par les fans du maître et ceux qui avaient aimé l'original. Black Mask n'est cette fois ci plus interprété par Jet Lee trop occupé à faire ses "trucs" aux Etats-unis, mais par un quasi-inconnu : Andy On. Initialement prévu pour une distribution au cinéma, le film sortira directement en vidéo et pour cause, le film est un ratage quasi-complet. Un casting de merde pour tous les protagonistes, sauf peut être pour Andy On qui affublé du costume du héros s'en sort plutôt pas mal. Pour le reste c'est pitoyable, les catcheurs, le gosse, la scientifique, enfin bref ils sont mauvais et c'est tout ! Parlons un peu (quand même) de la réalisation. Ce n'est pas à un tâcheron Hong-kongais ou Américain auquel nous avons à faire mais c'est bel et bien Tsui Hark ! Même si par moment on peut reconnaître le "style" du réalisateur, il est difficile à croire qu'il puisse cautionner un tel massacre, certains plans sont réussis certes, mais bon, ça s'arrête là ! Mais où est donc Yuen Woo-Ping ? En effet, les scènes de combat sont ridicules (sauf peut-être la première et la dernière scène du film, c'est maigre) mais la faute ne doit pas revenir qu’à Yuen car il a dû être très limité par les performances physiques des catcheurs.  Le pire reste à venir (si, si ! Je vous jure!). Mais qui a réalisé ces effets spéciaux horribles ? Des effets digitaux aux maquillages (Biiiiioman man man, BBBiiiiiooooman man man...), tout est raté ! Enfin sauf si le but était de faire rire là c'est réussi ! Je suis conscient que ce n'était pas un gros budget, mais les erreurs de casting, de scénario (2 ex de Mad Movies) et d'effets spéciaux font vraiment passer ce film pour ce qu'il est : un ratage complet !

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Le Bon, la brute et le cinglé

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Date de sortie : 17 Décembre 2008    

Réalisé par Kim Jee-Woon

Avec Woo-sung Jung, Lee Byung-Hun, Song Kang-Ho   

Film sud-coréen.

Genre : Comédie, Action

Durée : 2h 8min.

Année de production : 2008

Titre original : Joheunnom nabbeunnom isanghannom

Distribué par ARP Sélection

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Les années 30 en Mandchourie. Le Cinglé vole une carte aux trésors à un haut dignitaire japonais. La Brute, tueur à gages réputé, est payé pour récupérer cette carte. Le Bon veut retrouver le détenteur de la carte pour empocher la prime. Un seul parviendra à ses fins, s'il réussit à anéantir l'armée japonaise, les voyous chinois, les gangsters coréens... et ses deux adversaires.

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Visuellement, c'est une sacrée claque, un feu d'artifice, des emplacements de caméras invraisemblables. Les plans subjectifs lors des scènes de fusillades nous placent au coeur de l'action, nous perdent dans ce déluge de feu, de violence. C'est le vertige absolu. Le Bon, la Brute, le Cinglé relève de la même démarche post-moderne que celle de Tarantino avec Kill Bill. Kim Jee-Woon va même plus loin dans la déconstruction des codes du film de genre, son attitude est plus distanciée, plus ironique, notamment dans les dialogues qui tournent en dérision les grandes sentences définitives des cavaliers solitaires, sans jamais franchir les frontières du pastiche. Le film ne sombre jamais non plus dans la gratuité. Son esthétique du chaos fait corps avec l'intrigue et les thèmes recurrents de la filmo de KJW. Comme dans Deux Soeurs ou A Bittersweet Life, Le Bon, La Brute, le Cinglé raconte l'histoire d'un être humain en conflit avec lui-même, qui cherche à fuir son passé, ses démons, une quête de rédemption. Ici c'est le Cinglé qui s'y colle. Comme la jeune fille de Deux soeurs ou le Sun-Woo de Bittersweet Life, il a sa Nemesis, son double maléfique : la Brute, qui incarne ce que le Cinglé veut fuir. A contrario, le Cinglé incarne ce que la Brute aspire à devenir. La course-poursuite qu'ils se livrent, c'est un jeu attraction-répulsion. Le film est également une parabole grinçante sur la mondialisation, le chaos et la perte de repères qu'elle a généré. La Mandchourie que représente Kim Jee-Woon est anachronique, intemporelle. C'est un no man's land symbolique, multi-ethnique et "aculturé" où s'affrontent truands et grandes puissances. La quête du trésor, c'est la guerre économique de tous contre tous. Les protagonistes spéculent sur des valeurs dont ils ignorent tout, comme des traders fous. La Mandchourie, c'est une représentation du stade ultime du capitalisme mondialisé. L'humanité embarquée dans un train fou qui fonce à toute berzingue...


Le Bon, La Brute et Le Cinglé - Trailer / BA [VOST]
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Tesis

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Date de sortie : 04 Décembre 1996 

Date de reprise : 2 Janvier 2002   

Réalisé par Alejandro Amenabar

Avec Ana Torrent, Fele Martinez, Eduardo Noriega   

Film espagnol.

Genre : Thriller

Durée : 2h 10min.

Année de production : 1996

Interdit aux moins de 16 ans

Distribué par Colifilms Diffusion

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Angela est étudiante en communication de l'image et prépare une thèse sur la violence audiovisuelle. Son professeur se propose de l'aider à chercher des films extrêmement violents à la vidéothèque de la faculté.
Le lendemain, il est retrouvé mort dans une salle de projection. Avec Chema, un camarade de classe, elle décide de visionner la cassette qui se trouvait dans le magnétoscope : c'est un snuff movie, l'enregistrement d'un meurtre réel ! Une femme y est torturée à mort...
Terrifiée et intriguée à la fois, elle décide avec l'aide de Chema, d'en savoir plus... Angela glisse sur un terrain dangereux qui lui vaudra peut-être de devenir la "vedette" du prochain snuff...

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Premier long métrage d’Alejandro Amenabar : il choisit le thème très particulier du snuff movie et la banalisation de la violence des médias. Là où on aurait pu s’attendre à un bon ptit thriller façon 8mm. Amenabar nous propose un tour de grand huit époustouflant. Il arrive à nous plonger dans l’horreur du sujet, sans forcément nous montrer les images. Rien que les hurlements d’agonie des victimes et l’expression horrifiée des personnages suffisent à nous clouer d’effroi ! Très prenant, nous entrons très vite dans cette sombre histoire. Le suspens est très bien soutenu et Amenabar s’amuse à balader le spectateur d’une piste à une autre et nous bluffe sans arrêt. Toute l’équipe s’investit beaucoup dans le projet. Ainsi, les acteurs se donnent à fond, sans en faire trop. Tout d’abord, Eduardo Noriega, acteur fétiche du réalisateur. Très juste, très ambiguë, on ne sait jamais s’il faut l’aimer ou le détester. Ana Torrent est également très convaincante. Alors qu’on sent son personnage se glacer d’effroi à chaque image de violence, on finit par la sentir de plus en plus à l’aise et on se demande si, au final, elle ne commence pas à aimer ça. Fele Martinez,interprète un jeune étudiant fou d’horreur. Beaucoup de références au cinéma de genre passe par ce personnage : Hellraiser, Cannibale Holocaust ect… Étrange au départ, on finit par être attaché à lui et finalement se demander s’il est malsain ou sincère. La chance d’Amenabar, pour ce début de carrière, a été d’être entouré d’une équipe prête à le suivre dans son aventure et surtout, à donner le meilleur d’eux-mêmes. Seul ombre au tableau : le film est un peu trop long. Certaines longueurs un peu inutile qui provoque quelques inégalité au niveau du rythme.

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