28 février 2009
Mesrine : L'Instinct de mort
Date de sortie : 22 Octobre 2008
Réalisé par Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu
Film canadien, italien, français.
Genre : Policier, Biopic
Durée : 1h 53min.
Année de production : 2008
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Distribué par Pathé Distribution
Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine.
On se demandait vraiment si le pari serait tenu ; approcher l'homme comme un mythe sans non plus en faire un héros ou une image. Le film se hisse à la hauteur d'une incarnation purement cinématographique, jamais complaisante ou malsaine. "L'instinct de mort", véritable fragment de cinéma (fragment car il s'agit d'une première partie), apporte son lot de péripéties et d'action au service d'une mise en scène racée et d'une extrême rigueur esthétique. Quant au montage, abrupt et mordant, il vivifie le scénario du film. Mais certaines questions restent à poser : pourquoi avoir choisi de s'attarder sur l'évasion de Mesrine au détriment de ses amours ou bien de sa cavale dans l'Arizona? Pourtant, malgré quelques incohérences dans le choix de la mise en valeur des étapes de la vie de Mesrine, le film s'accroche avec une vraie hargne à un cinéma policier d'époque sophistiqué, avec dialogues truands et gueules d'acteurs à l'éclat brut. Comment fallait-il justement aborder le personnage, au-delà des références cinématographiques évidentes et du très beau travail technique? Sans choquer personne bien sûr puisque le film s'affiche clairement comme une page de l'histoire au service d'un divertissement populaire. Ainsi Jacques Mesrine paraît-il tour à tour sympathique, enjoué et simple, et la seconde d'après complexe, rongé par l'envie de gloire et la violence. Une figure de salaud doux, dur et dingue à la fois, porté au sommet par un Vincent Cassel magistral et d'un engagement dantesque, tenant à lui tout seul l'interêt du film. Après, sur quoi fallait-il se concentrer? Richet a choisi la biographie au sens premier du terme, dans un style classique et non dénué de modernité, narrant le début de la vie criminelle de Mesrine, à sa fin.
26 février 2009
Mars Attacks !
Date de sortie : 26 Février 1997
Réalisé par Tim Burton
Avec Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan
Film américain.
Genre : Fantastique, Science fiction, Comédie
Durée : 1h 46min.
Année de production : 1996
Distribué par Warner Bros. France
Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d'atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s'empare de l'Amérique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.
Un chef-d'œuvre de la comédie, Burton au sommet de son art ! Très kitch et clairement un hommage aux films SF des années 50-60, le réalisateur ridiculise d'un bout à l'autre du film tout se qui rend les américains tellement...américains ! L'immense palette de personnages est incroyable : le président égocentrique, la first lady maniéré, leur fille en quête d'identité, le scientifique idéologique, la journaliste blonde superficielle en quête d'amour, le général qui veut tout faire péter, l'avocat véreux, le gérant de casino richissime et sa femme alcoolique et pacifiste, la famille américaine vivant dans une caravane, la grand-mère gâteuse fan de country et j'en passe. Tout le monde en prend pour son grade. Tout y ai ridiculiser la culture américaine. Et au final, tout ceux qui dirigeaient sont morts et les seuls mis en valeur sont les jeunes et les "bons". Ainsi, les survivants sont la fille du président, le jeune garçon niais mais qui réussi à sauver le monde, les deux garçons noirs qui sauvent le président, la pacifiste inscrite aux alcooliques anonymes et comble de l'ironie, Burton présente comme héros un ancien boxeur noir convertit à l'Islam ! Hollywood en prend un coup ! Et pour interpréter ses personnages hauts en couleurs, nous avons droit à un casting 4 étoiles (Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan, Danny DeVito, Natalie Portmn, Tom Jones, Annette Bening, Michael J. Fox). Le scénario est parfaitement cohérent et ne se prend pas au sérieux, nous offrant des moments de pur bonheur ! Sans oublier, bien sûr, l'extraordinaire musique de Danny Elfman, grand partenaire de Burton. Inoubliable, l'une des plus impitoyable satire de l'Amérique qui existe !
Mars attacks - trailer
envoyé par enricogay
THX 1138 Director's Cut (spécial : 1984 II)
Date de sortie : 03 Novembre 1971
Date de reprise : 13 Juin 2007
Réalisé par George Lucas
Avec Robert Duvall, Donald Pleasence, Pedro Colley
Film américain.
Genre : Science fiction
Durée : 1h 28min.
Année de production : 1971
Distribué par Solaris Distribution
Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une
termitière humaine où chacun s'identifie par un code de 3 lettres et 4
chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant
sur une chaîne d'assemblage de policiers-robots.
Un jour, il
commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font
l'amour dans une société qui l'interdit formellement. Pour THX 1138,
c'est désormais la prison qui l'attend...
(Précision : je n'ai pas visionné la version originale de 1971, seulement le director's cut)
Sous le film de SF, une virulente critique de la société américaine. Sont dénoncés, pèle-mêle : la société de consommation, la normalisation, l'abrutissement par la télévision, le rôle de l'église qui n'est qu'un instrument du pouvoir pour s'assurer la servitude des masses, la chasse aux sorcières, le rejet de la différence, la déshumanisation, l'état policier, la course au profit... mais quel révolutionnaire enragé a-t-il pu pondre un tel brûlot ? Un certain George Lucas. Difficile d'imaginer le nabab d'aujourd'hui le poing levé et le couteau entre les dents. Revenons donc au film : les thèmes abordés plus haut sont intéressants, mais le film est parfois un peu confus (les dialogues abusent d'obscurs codes techniques) et n'éblouit pas par son dynamisme, les aspirations auteurisantes du réalisateur provoquant leur lot de baisses de rythme. Au milieu d'un casting "boule à Z" (de toutes façons, Robert Duvall n'a jamais rivalisé avec Rahan et ça n'a pas changé grand chose pour Donald Pleasance), on peut retrouver avec amusement Sid Haig dans un petit rôle de psychopathe et noter une performance très émouvante de Maggie McOmie. Bref, le film est pas mal et prend une tournure particulièrement savoureuse au vu de ce qu'est devenu son auteur. Ce dernier, s'il ne renie pas son film, n'a d'ailleurs pas pu s'empêcher de lui faire subir le même lifting numérique qu'à la première trilogie Star Wars, et on se retrouve donc avec des plans supplémentaires tranchant singulièrement avec le look minimaliste de l'oeuvre originale, voire des personnages en images de synthèse ajoutés de-ci de-là, ce qui ne fait que perturber le spectateur (des macaques en CGI ??). A quand American graffiti avec Jar-Jar Binks ?
24 février 2009
Cours toujours Dennis
Date de sortie : 05 Mars 2008
Réalisé par David Schwimmer
Avec Simon Pegg, Thandie Newton, Hank Azaria
Film britannique.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2007
Titre original : Run, Fat Boy, Run
Distribué par Metropolitan FilmExport
Cinq ans après avoir abandonné Libby, sa fiancée enceinte, en
pleine cérémonie de mariage, Dennis réalise qu'il est toujours amoureux
d'elle et qu'il a fait l'erreur de sa vie. Grâce à Jake, leur petit
garçon, il continue de la voir très fréquemment.
Quand il rencontre
le nouveau fiancé de Libby, Whit, un beau et riche golden boy de la
City, Dennis comprend qu'avec sa bedaine et son modeste salaire de
vigile, son idée de la reconquérir ne s'annonce pas vraiment bien.
Ecrasé
par la réussite de Whit et ne sachant plus quoi faire pour le
concurrencer, Dennis annonce sur un coup de tête qu'il va courir le
marathon de Londres. Pour tenir 42 km et tenter de séduire à nouveau
celle qu'il aime, Dennis va commencer un entraînement aussi long que
douloureux...
Comédie attachante et surprenante qui raffrachit la recette, vieille mais efficace, du loser prêt à tout pour retrouver sa dignité. Ici, le loser en question n'est autre que Simon Pegg, brillant déprimé qui avec ses traits de nounours fatigué et ses airs exaspérés arrive à rendre son personnage drôle et attachant. La présence de David "Ross" Swhimmer derrière la caméra, si elle surprend comme étant un des retournements de veste les plus innatendus de l'histoire, ne se sent guère sinon par quelques petites fautes de rythmes, effets secondaires du premier film. L'ex friend assume son nouveau rôle à fond et nous surprend en ne faisant aucune allusion à sa carrière précédente et en accomplissant son travail comme n'importe quel bon réalisateur de comédie romantique digne de ce nom le ferait. Cependant la véritable qualité de "Cours toujours Dennis" ne réside pas dans sa mise scène mais dans un scénario brillant qui arrive à évoquer avec un mélange inédit de justesse et d'humour les thème de la peur des responsabilités et de la reprise en main de soit. Personnages et dialogues y sont écrits avec un mélange de déprime et de dérision donnant lieu à des scènes profondément humaines et pourtant très drôles. Seul inconvénient: le récit n'est pas très régulier et parfois Shwimmer à du mal à guarder le même ton... Dans tous les cas, "Cours toujours Dennis" est un moment de fraicheur dont vous sortirez de bonne humeur et une comédie romantique qui se démarque puisqu'elle évoque certains thèmes avec une profondeur inédite.
Starsky et Hutch (spécial: Stiller et Wilson! nininininin)
Date de sortie : 21 Avril 2004
Réalisé par Todd Phillips
Avec Ben Stiller, Owen Wilson 
Film américain.
Genre : Comédie, Policier
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2003
Titre original : Starsky & Hutch
Film inspiré de la série Starsky et Hutch
Distribué par Gaumont Buena Vista International (GBVI)
A force d'acharnement à combattre le crime, le détective David
Starsky a épuisé tous ses équipiers. Le détective Ken " Hutch "
Hutchinson a lui aussi quelques problèmes. Même s'il est un bon flic,
son côté trop cool et son attirance pour l'argent facile lui font
parfois mordre la bande blanche.
Pour le capitaine Dobey, leur
supérieur, il n'y a qu'une solution possible : les associer. Contraints
de faire équipe malgré eux, Starsky et Hutch découvrent un cadavre sur
la côte de Bay City. Avec l'aide de l'informateur Huggy les bons
tuyaux, les deux policiers se plongent dans une enquête qui va les
conduire tout droit à un richissime homme d'affaires intouchable.
Décidés
à élucider le mystère de cette affaire dont le premier cadavre n'était
qu'un échantillon, Starsky et Hutch vont associer leurs talents pour
échapper aux pièges et s'en sortir avec autant d'humour que de dégâts...
Pas franchement fidèle à l'esprit de la série dont il s'inspire, le film mettant en scène les deux flics Starsky et Hutch choisit une voie différente pour réussir son entreprise. C'est dans le registre du buddy-movie avec son lot d'action et d'humour que ce long-métrage assure l'essentiel en nous proposant un divertissement pur, pas transcendant mais assez agréable. Alors bien sûr, l'humour est marqué du sceau spécifique de sa troupe d'acteurs avec les inséparables Ben Stiller, Owen Wilson, Vince Vaughn et Will Ferrell. Ces quatre là jouent sur le registre qu'ils adorent avec une certaine réussite grâce à un rythme enlevé et un sens de l'auto-dérision toujours au premier plan. La facilité et l'efficacité de certains gags compensent la minceur d'un scénario un peu trop rapidement expédié et la présence pas vraiment convaincante du rappeur Snoop Doggy Dogg. Le clin d'œil final réservé aux fans de la série bouclera une œuvre très correcte qu'il faudra savourer sans jamais en attendre quelque chose de mirobolant.
Starsky & Hutch
envoyé par proc187
La part des ténèbres
Réalisé par George A. Romero
Avec Timothy Hutton, Amy Madigan, Patrick Brannan
Film américain.
Genre : Fantastique, Epouvante-horreur
Durée : 2h 2min.
Année de production : 1991
Interdit aux moins de 16 ans
Titre original : The Dark Half
Thad vit parfaitement heureux, et écrit même, sous un pseudonyme, des livres à succès ultra-violents qui lui permettent d'arrondir ses fins de mois. Jusqu'au jour ou il décide d'éliminer son héros imaginaire pour s'attaquer a une littérature plus sérieuse. Mais la créature se rebiffe, prend vie et commence a semer la terreur.
En 1985, Richard Bachman meurt. Bien sûr, Bachman n'existe pas, il n'est qu'un pseudonyme créé par Stephen King mais cette expérience inspirera à ce dernier un roman terrifiant, "La Part des ténèbres". Perturbant dès la première image, le film de Romero, un grand ami de Stephen King, n'est pas forcèment aussi violent que ses précédants films de zombies mais il reste un film à suspense surprenant et inquiêtant. Les acteurs ne brillent certes pas mais c'est surtout dans la parfaite retranscription de l'univers et surtout l'atmosphère présents dans les bouquins de Stephen King que le film se démarque, notamment grâce à une musique des plus troublante concoctée par Christopher Young. Nous gratifiant d'un final à la King, où tout ce en quoi nous croyons part en miettes et où la raison perd tout son sens, Romero signe un film bien loin de ce à quoi il nous avait habitué, une angoissante réflexion sur le métier d'écrivain et sur la part de ténèbres qui sommeille en chacun de nous.
The Dark Half (Trailer)
envoyé par Tower-of-Dark
22 février 2009
Londres 2009
Londres 2009
envoyé par bishop72230
Spaced
Saisons : 2 - Episodes : 14 - Statut : arrêtée en 2001
Série créée par Simon Pegg, Jessica Stevenson en 1999
Avec : Simon Pegg, Jessica Stevenson
Producteurs : Gareth Edwards, Nira Park
Format : 26 mn. - Genre : Comédie - Nationalité : Britannique

Tim
et Daisy sont deux losers complètement paumés. Décidés à se serrer les
coudes pour s'en sortir, ils se font passer pour un couple honnête sous
tous rapports afin de trouver un logement. Ils réussissent à convaincre
Marsha Klein de leur louer un appartement dans une pension. C'est le
début des ennuis...
Étant un grand amateur d'humour anglais (les Monty Python, Red Dwarf,...) je me suis vite intéressé au cas Simon Pegg. J'ai connu le gars dans le film Shaun of the dead d'Edgar Wright, dont Pegg est le co-auteur, avec aussi l'inénarrable Nick Frost. Le trio reviendra en 2007 avec Hot Fuzz. Et puis je découvre Spaced, série en deux saisons de 7 épisodes de 25 minutes, écrite et interprétée par Simon Pegg et Jessica Hynes (photo), avec Nick Frost au passage, et dirigée par... Edgar Wright ! Le trio Pegg-Wright-Frost est déjà en place, le show peut commencer... L'avantage du format très court de cette série, c'est que rien n'est à jeter. Chaque épisode est un concentré d'humour et de références qu'il faut voir absolument. Spaced est un chef-d'œuvre pour les amateurs de BD et de références cinématographiques. Énormément de clichés hollywoodiens sont parodiés, certains épisodes reprenant directement des éléments de Matrix (les agents, les combats chorégraphiés), de Star Wars, de l'Agence tout risque (mais en version dance), etc. J'ai aussi énormément apprécié le format sitcom, sans le côté statique-3 pièces-public habituel : Wright filme en 16/9e façon cinéma, et donne un côté bien plus vivant à la série. Bref, yabon, yapuka trouver ça en DVD !
The Strangers (spécial : casual horreur)
Réalisé par Bryan Bertino
Avec Liv Tyler, Scott Speedman, Glenn Howerton
Film américain.
Genre : Thriller, Epouvante-horreur
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2007
De retour d'un mariage, Kirsten et James rentrent dans leur maison de vacances, perdue en pleine forêt. Au beau milieu de la nuit, on frappe à leur porte. Bris de verre, cris étouffés, bruits de pas... Très vite, ils réalisent que des étrangers masqués rôdent autour de chez eux. Et qu'ils sont bien déterminés à entrer.
Après une bande-annonce des plus effrayantes, The Strangers n'apporte en fait rien de plus à cette ébauche du film... A vrai dire (et comme beaucoup l'ont imaginé), le film est une sorte de remake du film de Xavier Palud et David Moreau, le bien-nommé Ils. Même topo : le couple pris en chasse, aucune issue de secours, etc... Sauf qu'ici, je m'attendais à quelque chose d'innovant, de plus effrayant, mais rien ne comblera mon envie de renouveau : le métrage se regarde, avec quelques vifs moments de frayeurs mais le final est tellement décevant que le film entier tombe finalement à l'eau (tout ça pour ça ?!). Si dans Ils, on nous expliquait le pourquoi de cette chasse à l'homme (qui rendait d'ailleurs encore plus terrifiant le sujet), ici aucune explication. Dommage, The Strangers semblait présager une bonne mise à part dans le film de genre. Loupé !
The Strangers - Trailer
envoyé par toma-uno


























