14 décembre 2008
Abyss (spécial: l'eau, ça mouille)
Date de sortie : 27 Septembre 1989
Réalisé par James Cameron
Avec Ed Harris, Mary Elizabeth Mastrantonio, Michael Biehn
Film américain.
Genre : Science fiction
Durée : 2h 40min.
Année de production : 1989
Titre original : The Abyss
Malgré l'opposition de Bud Brigman, commandant de la plate-forme de forage Deepcore, les dirigeants de la societe Benthic Petroleum acceptent de prêter Deepcore a la marine américaine afin de sauver le sous-marin nucléaire "Montana" immobilise sur le rebord de la faille Caiman, un abysse de plus huit mille mètres de profondeur...
Presque dix ans avant la déferlante " Titanic ", James Cameron réalisait un film cristallin, à la logistique lourdingue, à l'équilibre fragile et à la beauté terrassante, SON odyssée, SON chef-d'oeuvre : " Abyss ". Fasciné par l'élément liquide, par la mine de trésors qu'il renferme et par son ambiguïté latente (à la fois menace potentielle et source de progrès pour l'Homme qui tente de le dompter), allant jusqu'à lui accorder une conscience propre (en ce sens, la version longue cite judicieusement le philosophe allemand Friedrich Nietzsche : " ...when you look long into an abyss, the abyss also look into you... "), Cameron remue ciel et terre pour mettre en boîte le film de ses rêves. Alors la Fox, satisfaite de son travail sur " Aliens ", débloque un budget pachydermique de plus de 60 millions de dollars (de 1988); et Jimbo de réaliser dans les vestiges d'une centrale nucléaire -en digne illusionniste qu'il est- un film divin, spectaculaire, gracieux et profondément dramatique. Le cinéma rêvé, quoi. Si bien qu'on pardonne le final du genre " tout est bien qui finit bien " et l'on savoure une nouvelle fois ces trois séquences enchaînées, emblématiques du cinoche du réal canadien : le pétage de plomb de Coffey (Biehn à son meilleur) et le monumental combat sous-marin qui suit; le sacrifice aveugle de Lindsey, Budd ramenant son corps inanimé vers Deepcore (perdu dans l'immensité bleu-noir de l'océan, un plan inoubliable); la scène de réanimation désespérée de Lindsey, cinq minutes intenses durant lesquelles l'immense Ed Harris martèle la carcasse inerte de la pauvre Elisabeth Mastrantonio, cinq interminables minutes où l'on se refuse la venue de la Mort, une ode à l'espoir absolu. Ne nous y trompons pas : sous ses faux airs de blockbuster thuné comme un gagnant de l'Euromillion, " Abyss " est une oeuvre d'une délicatesse et d'une sincérité inouïes, un diamant pur du cinéma de genre.
The Abyss
envoyé par MovieTrailerJunkie
Sans plus attendre (spécial : les papys font de la résistance)
Date de sortie : 27 Février 2008
Réalisé par Rob Reiner
Avec Jack Nicholson, Morgan Freeman, Sean Hayes
Film américain.
Genre : Drame, Comédie, Aventure
Durée : 1h 36min.
Année de production : 2008
Titre original : The Bucket List
Distribué par Warner Bros. France
A l'époque où il enseignait la philosophie, Carter Chambers invitait chaque année ses étudiants à dresser ce qu'il appelait une "bucket list"
- la liste de tout ce que ces jeunes rêvaient de faire, de voir ou de
tenter avant de "passer l'arme à gauche". Oubliant d'appliquer ce sage
principe à lui-même, Carter laissa passer le temps, se sent piéger par
une multitude de contraintes et d'obligations familiales et dut se
contenter pendant quatre décennies d'un obscur emploi de mécanicien.
Aujourd'hui, sa "bucket list" n'est plus qu'un dérisoire
exercice mental, une recension d'occasions manquées et de regrets
voilés. Pendant ce temps, le multimillionnaire Edward Cole bâtissait un
empire et consacrait toute son énergie à amasser encore plus d'argent,
sans même s'accorder le temps de savourer ses acquis.
Un jour, Cole
et Carter se retrouvent dans la même chambre d'hôpital, avec tout le
temps nécessaire pour dresser le bilan de leurs vies si dissemblables.
Ils découvrent alors qu'ils ont au moins deux choses en commun : un
formidable appétit de vivre, et le ferme désir de réaliser d'urgence
tous leurs rêves inaccomplis. Les deux hommes embarquent alors pour la
plus belle des virées. Un voyage de l'amitié, émaillé d'aventures,
d'éclats de rire, de découvertes...
Dans la production américaine actuelle quasi exclusivement tournée vers les ados boutonneux, ce film fait un peu figure d'ovni et de bouffée d'air pur. Non pas qu'il soit très original, mais mettre deux septuagénaires en vedettes sur un sujet pas vraiment gai, sort un peu de l'ordinaire, un peu seulement. Malgré sa belle filmographie et les beaux moments qu'il a pu nous faire offrir par le passé, Rob Reiner ne s'est pas trop foulé sur ce dernier film. Son précédent La rumeur court arrive même à être plus original et mieux fait. Car ici le metteur en scène se contente de filmer et d'admirer un peu trop les deux monstres sacrés qui sont devant sa caméra. Ces deux là sont égaux à eux mêmes : Nicholson cabotine à souhait comme il sait si bien le faire et sans doute plus que d'habitude, presque une caricature de lui-même, tout comme Freeman, simple et sobre comme il en a tout autant l'habitude. Le scénario est lui-aussi comme on pouvait s'y attendre, convenu, dégoulinant de bons sentiments et de morale, bourré de clichés (ah la France et son accordéon et sa Edith Piaf !), tire-larmes au possible, mais avec quand même quelques bonnes répliques. La mise en scène est donc on ne peut plus classique, le minimum syndicale, plate, lisse, sans relief, nous offrant un beau tour du monde de cartes postales tout à fait inutile. La seule raison à peu près valable de voir ce film est la présence de ces deux très grands acteurs, même s'ils ont été meilleurs ailleurs. Pour les voir avant qu'il ne soit trop tard et sans plus attendre.
Sans plus attendre - Bande-annonce 1 (Français)
envoyé par chabal14000
11 décembre 2008
Le Monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian (spécial : Caspian le petit fantôche)
Date de sortie : 25 Juin 2008
Réalisé par Andrew Adamson
Avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell 
Film britannique, américain.
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h 23min.
Année de production : 2008
Film pour enfants à partir de 6 ans
Titre original : The Chronicles of Narnia: Prince Caspian
Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France
Un an après les incroyables événements du Monde de Narnia - Chapitre 1,
les nouveaux rois et reines de Narnia sont de retour dans ce royaume
magique. Mais à Narnia, plus de 1000 années se sont écoulées. L'Age
d'Or du royaume est depuis longtemps révolu, et ce n'est plus
maintenant qu'une légende. Les animaux parlants et les créatures
mythiques ont disparu, ils ne sont plus évoqués que comme les héros
d'un folklore que l'on perpétue chez les Telmarins, une race d'humains
dirigée par le maléfique roi Miraz, qui règne sans pitié sur Narnia.
Même si l'on se souvient encore du nom d'Aslan dans la forêt, le
puissant lion n'est pas revenu depuis un millier d'années.
Les
quatre enfants ont été rappelés à Narnia par le Prince Caspian, le
jeune héritier du trône des Telmarins. Sa vie est en danger : son oncle
Miraz cherche à l'éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse
monter sur le trône à sa place. Avec l'aide du gentil Nain rouge, d'une
courageuse souris parlante nommée Ripitchip, et du Nain noir aigri et
revêche Nikabrik, les Narniens, menés par les puissants rois Peter et
Caspian, s'engagent dans une formidable quête à la recherche d'Aslan,
afin de sauver Narnia de la tyrannie de Miraz et de rendre sa gloire et
sa magie au royaume....
Après un premier épisode calamiteux puant la niaiserie et la morale catholique, on regrettait qu'Andrew Adamson n'ait pas décalqué sa saga du "Monde de Narnia" sur celle d'"Eragon", autre récit d'heroic fantasy qui lui a eu le bon goût de s'arrêter au bout d'un premier film dont la fin suggérait quand même une éventuelle suite... On avait tort, car avec "Le Prince Caspian", Adamson a bel et bien réussit et contre toute attente à faire un divertissement pour enfants correct et tout à fait regardable. Il faut dire que cette histoire d'un prince fuyant un oncle avide de pouvoir et qui tombe sur les anciennes civilisations présumées éteintes de son royaume est bien plus palpitante et riche en rebondissements que le premier épisode qui ne racontait ni plus ni moins que l'histoire d'une poignée de gamins qui un jour se retrouvent comme par magie rois d'un monde parallèle. Mais le réalisateur y est tout de même pour quelque chose puisqu'il épaissit l'humanité de son film en rendant certains personnages attachants par le biais de l'humour et des enjeux moraux, deux détails dont la sorcière frigide était totalement dépourvue. Malheureusement ces personnages sont tous de nouveaux arrivants, aussi, même si Ben Bardes rajoute un peu de charme au casting, les quatre chiards du premier opus sont toujours aussi insupportables (et encore plus en V.O. puisqu'en plus d'être mauvais acteurs ils s'avèrent pourvus d'un accent britannique tout à fait indigeste). Hormis cela on peut encore reprocher à Adamson de n'avoir pas rafraichit son sens des effets spéciaux, basketteurs et nains sont donc toujours aussi visiblement maquillés en gnomes et autres minotaures et les deux grosses batailles du film, même si elles sont bien rythmées, restent quand même dépourvues de toute inventivité ésthetique... En résumé: un petit pas pour le cinéma mais un grand pas pour la saga Narnia qui avec ce "Prince Caspian" progresse énormément.
Le Monde de Narnia : Prince Caspian - Trailer [VF]
envoyé par Lyricis
Yellow Submarine (spécial : Fais tourner !)
Réalisé par George Dunning
Avec George Harrison, John Lennon, Paul McCartney, Ringo Starr
Film britannique.
Genre : Animation, Musical, Fantastique
Durée : 1h 25min.
Année de production : 1968
Dans ce dessin animé révolutionnaire, les Beatles, tel Zorro, volent au secours des habitants du royaume de Pepperland, attaqués par les forces du mal qui veulent supprimer la joie et la musique.
Le dessin animé pourrait paraître décevant pour ceux qui ne sont pas fan des Beatles. Mais, si l'on restitue l'œuvre dans son contexte on découvre toute le génie qui s'en dégage. En effet il sort en 68, ie en plein dans la vague hippie ! Yellow Submarine est à lui seul l' effet d'un champignon hallucinogène: histoire délirante se rapprochant d'Alice au pays des merveilles (ici les Beatles au pays du Sergent Pepper), plusieurs types de dessins se mêlent, image très polychromatique, jeux de mots à tout-va (les traducteurs ont dû morfler) et enfin la musique en elle-même puisqu'une bonne partie des chansons est issue du sublime album Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band, album phare du mouvement Power Flower. Les Beatles sont au sommet de leurs compositions à l'époque et quelques unes des meilleures paraissent dans le film: on retiendra Lucy In the Sky with Diamonds (L.S.D. si l'on prend les initiales !) et All you need is love, magnifiquement mis en scène. Points négatifs : il aurait été préférable d'augmenter la vitesse d'animation, l'image est trop saccadée, et on est déçu que les Beatles n'aient pas voulu doubler leurs propres voies (puisque c'est eux-mêmes qui sont mis en scène). Yellow Submarine reste un monument assez étrange et un grand échappatoire au à la réalité !
The Beatles-The yellow submarine
envoyé par moumous59
10 décembre 2008
L'histoire sans fin
Découvrez Limahl!
Date de sortie : 21 Novembre 1984
Réalisé par Wolfgang Petersen
Avec Barret Oliver, Noah Hathaway, Moses Gunn
Film ouest-allemand.
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 1h 35min.
Année de production : 1984
Film pour enfants
Titre original : The Neverending story
Distribué par Warner Bros.
Bastien, dix ans, est un passionné de romans d'aventures. Un jour, il dérobe un ouvrage merveilleux peuplé d'extraordinaires créatures. Il s'enfonce fébrilement dans l'univers fantastique de ce livre qui le fascine.
C’est après l’excellent "Das Boot", que Wolfgang Petersen se tente au fantastique avec "The neverending story". On pourrait faire le rapprochement avec les multiples blockbusters américains, très nombreux en 1984, seulement ici pas de grands noms, ni d’acteurs qui auront par la suite une grande carrière. Mais le scénario et la réalisation de Petersen réserve bon nombre de surprises, qui ont contribuées au succès du film, devenu culte. Si le film est directement destiné aux enfants, on ne peut pas dire qu’il soit totalement innocent. Car justement plusieurs scènes ont de quoi terrifier nos chères têtes blondes ou inquiéter sérieusement le public adulte. Déjà, on ne peut pas dire que le quotidien de Bastien soit franchement gai et il n’affiche aucun sourire pendant une bonne partie du film! Mais le plus surprenant vient de la présence d’un méchant particulièrement "horrifique", Gmork, une sorte d’énorme loup sanguinaire peu rassurant qui mourra par ailleurs dans le sang. De même, on citera la présence du Néant, une sorte de menace invisible et destructrice, dévastant Fantasia petit à petit. La scène de l’Oracle est également très impressionnante, jouant volontiers avec les nerfs du spectateur. L’oracle est en fait représenté par deux superbes statues de Sphinx, désintégrant tout ce qui peut passer à leur vision, superbe idée. La musique de Giorgio Moroder est également très intéressante, composée d’envolées merveilleuses qui caractérisent parfaitement l’univers de Fantasia. Bien sûr, une galerie de créatures très "Fantasy" sont là pour assurer le spectacle pour les plus jeunes : un géant mangeur de pierre, un gentleman et son escargot géant (des personnages qui semble tout droit sorti de "Alice aux pays des merveilles"), le couple de gnome qui ne cesse de se disputer, la tortue géante Marla, une chauve souris géante et son drôle de compagnon et bien sûr le dragon Falcor, sans aucun doute la créature la plus appréciée du film. Aujourd’hui, les effets spéciaux ont pris pas mal de rides, en particulier des lignes de transparences trop visibles lors des scènes de vols sur le dos de Falcor, et un Gmork trop pataud. En tout cas, les décors, eux, sont toujours aussi beaux. Petersen nous offre un voyage magique et inoubliable, kitch, sombre parfois, qui émerveillera petits et grands.
Bubba Ho-Tep (spécial : Rock'n roll !!)
Date de sortie : 15 Février 2006
Réalisé par Don Coscarelli
Avec Bruce Campbell, Ossie Davis, Ella Joyce
Film américain.
Genre : Comédie, Fantastique
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2003
Distribué par WE Productions
Une petite ville de l'Amérique profonde est menacée par une terrible momie, Bubba Ho-tep, qui veut absorber l'énergie vitale des habitants. Afin de la combattre, deux pensionnaires de l'asile local unissent leurs forces. Parmi eux, l'authentique Elvis Presley et un homme qui se prend pour John F. Kennedy.
Je comprends mieux le statut culte de ce film qui est un pur OVNI cinématographique, totalement inclassable et forcément déstabilisant : tout d'abord parce que le film n'est pas, comme on pourrait s'y attendre, une comédie débridée versant dans l'excès d'absurde. Il y a beaucoup de sensibilité dans ce film, notamment dans la nostalgie du vrai/faux Presley sur sa vie passée. Mais aussi dans ses constats amer de décrépitude et de déchéance. Les monologues d'Elvis portent d'ailleurs une jolie réflexion sur la vieillesse et l'inutilité quasi-hypnotique inhérente à ce statut de "vieux" (ce que retranscrit d'ailleurs à merveille le début du film); parce qu'ils ont grossi le trait de la production fauchée, avec des cafards en plastique à qui il manque juste la ficelle pour les faire pendouiller, avec une momie qui tient plus du cowboy ressuscité qu'autre chose. Le décor unique et le casting très très réduit ( hormis le trio Elvis/John/Bubba, une infirmière et deux vieux sacrifiés, il y a pas grand monde) renforce cette impression d' irréalité; parce que la maison de retraite est vraiment effrayante, avec la moisissure qui semble se propager, les effets de lumière flippants (notamment la scène de l'apparition de Bubba Ho-Tep). Le combat final est un réel moment culte du cinéma, depuis les préparatifs entre les deux compères (avec notamment un appel téléphonique sur le fameux téléphone rouge de John Fitzgerald) jusqu'à l'affrontement en lui-même, entre lance-flammes, formules magiques, bataille de déambulateur et poursuite en fauteuil roulant... et les deux dernières minutes, poignantes et impeccables. Culte, je vous dit !
Bubba Ho Tep Bruce Cambell
envoyé par thenelaware
Derrière le masque
Réalisé par Scott Glosserman
Avec Nathan Baesel, Krissy Carlson, Robert Englund
Film américain.
Durée : 1h 32min.
Année de production : 2006
Titre original : Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon
Dans la petite ville de Glen Echo, un dangereux émule de Freddy Kruger, Jason Voorhes et Michael Myers s’apprête à frapper. Pour que le monde entier comprenne ses motivations, il permet à une équipe d’étudiants en journalisme, mené par la sensible Taylor Gentrie (Angela Goethals), de suivre la préparation et l’Exécution de son plan démoniaque.
Drôle et intelligente, la partie documenteur de Behind the Mask déconstruit habilement le genre du « slasher ». Très volubile, Leslie Vernon, interprété par Nathan Baesel, révèle à l’apprentie journaliste la nécessité de son rôle : pour que le bien existe, le mal doit le mettre en valeur. Il souligne aussi qu’il faut être bien entraîné pour courir à toutes jambes quand les victimes ont le dos tourné puis marcher sans paraître à bout de souffle quand elles jettent un coup d’oeil par dessus leur épaule. Le choix des proies est aussi primordial. Il faut s’assurer que le groupe d’amis attaqué compte quelques drogués pour se faciliter la tâche. Plus le film avance, plus le personnage de Vernon dévient attachant. Son éventuelle nuit de carnage représente l’oeuvre d’une vie. Il se prépare avec entrain et se réjouit de chacun de ses petits succès. Quand Robert Englund apparaît soudainement et lui tire une balle dans l’épaule, il effectue des culbutes de joie. Comme Moby Dick, il se mérite un Ahab. Éventuellement, les (très stupides) journalistes décident d’intervenir pour mettre des bâtons dans les roues du tueur. À cet instant, la forme du documentaire est délaissée et le long métrage bascule de parodie à film d’horreur typique. Dès lors, l’oeuvre ne réserve aucune surprise, toutes ses péripéties ont été annoncées et expliquées précédemment. Comme si un illusioniste effectuait un tour de magie après nous avoir montré comment le réaliser, le spectacle perd beaucoup de son intérêt. Néanmoins, pour le jeu physique de Nathan Baesel et un angle d’approche original sur les descendants de Halloween, Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon mérite d’être vu.
Kicking & Screaming
Réalisé par Jesse Dylan
Avec Will Ferrell, Robert Duvall, Steven Anthony Lawrence
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2004
Distribué par United International Pictures (UIP)
Avec l'aide de son père Buck, ancien coach, Phil Weston se met en tête d'entraîner l'équipe de football dont est membre son garçon de dix ans pour l'amener à la victoire dans un rude championnat.
Il n’y a pas à dire, Will Ferrell est véritablement la nouvelle sensation dans le domaine de la comédie. Tout ce qu’il touche semble se transformer en succès. Kicking and Screaming ne fera certainement pas exception à la règle, bien que l’ensemble déçoive un peu. Certes, Ferrell y est toujours aussi amusant, cette fois sous les traits d’un entraîneur de football peu expérimenté. Et bien sûr, il est divertissant de le voir malmener des gamins dissipés qui ne cherchent qu’à s’amuser. Pourtant, on peut reprocher à cette comédie familiale (ou sportive) ses clichés multiples, son manque d’originalité et quelques scènes dont l’exagération semble inappropriée pour ce genre de produit. En fait, cette comédie ne semble jamais prendre véritablement son envol, comme si le potentiel humoristique du film n’était jamais exploité au maximum. Cependant, le jeune Elliott Cho nous offre quelques scènes plutôt cocasses. Le légendaire entraîneur de football Mike Ditka de même que Robert Duvall ajoutent aussi à l’ensemble. En somme, si le but d’une comédie familiale est de faire rire, on peut dire que le film atteint assez bien son objectif.
Kicking and Screaming - Will Ferrell
envoyé par willferrellfr
09 décembre 2008
if....
Réalisé par Lindsay Anderson
Avec Malcolm McDowell, David Wood, Richard Warwick
Film britannique.
Genre : Drame
Durée : 1h 51min.
Année de production : 1968
Interdit aux moins de 12 ans
Des lycéens anglais se révoltent violemment contre le système éducatif et la discipline de fer de leur établissement.
If est le film qu'on peut appeler le long-métrage symbolique de Mai 68, ce qui explique certainement pourquoi il a réussi à obtenir la palme d'or à Cannes en 1969. Le réalisateur Lindsay Anderson décide de s'attaquer aux mœurs et aux institutions anglaises rigides, hypocrites et perverses qui assaillent l'organisation des collèges. Le réalisateur dirige pour la toute première fois un acteur alors inconnu et qui sera repéré par Kubrick pour l'interprétation magistrale qu'il effectue dans cette dénonciation du régime britannique Malcolm McDowell. L'acteur est tout simplement exceptionnel, possédant déjà un regard cynique et provocateur et qui lui vaudra par la suite de tourner dans deux grands films qui exigeront sa forte personnalité : Orange mécanique et Caligula. Le film relate l'histoire normale d'un collège anglais où tous les élèves sont en uniforme et doivent obéir à des règles strictes et souvent dégradantes et humiliantes. Le film est divisé en plusieurs parties distinctes séparées par des chapitres qui montrent petit à petit la tension palpable et malsaine montant crescendo avec un esprit de plus en plus rebelle qui s'installe dans la tête des marginaux qui ne supportent pas l'ordre établi. Le scénario est remarquablement bien ficelé, riche, dense, distillant des scènes souvent comiques et réalistes ainsi que d'autres situations qui mettent le spectateur véritablement mal à l'aise : en témoigne la sévère fessée que Malcolm McDowell reçoit avec une canne. Le film ne se perd pas en convenances et affiche clairement sa pensée: celle qui affirme qu'un système si répressif, qui interdit tous les plaisirs, qui abuse des pouvoirs, qui humilie finit par exploser. Le dénouement est extrême, violent et dramatique au point qu'il suscite des sueurs froides. Un film qui n'a pas vieilli car témoignant d'une société hostile aux enfants et adolescents, un film poignant, véritable et essentiel qu'on ne peut ignorer ni laisser passer.
If... Trailer
envoyé par kropotskin
08 décembre 2008
True Romance
Date de sortie : 03 Novembre 1993
Réalisé par Tony Scott
Avec Christian Slater, Patricia Arquette, Dennis Hopper 
Film américain.
Genre : Thriller, Romance, Action
Durée : 2h.
Année de production : 1993
Interdit aux moins de 16 ans
Distribué par Metropolitan FilmExport
Le jour de son anniversaire, Clarence Worley rencontre la splendide Alabama dans un cinéma miteux. Coup de foudre immédiat. Après une nuit d'amour, Alabama avoue a Clarence qu'elle a été en fait engagée par le patron de Clarence comme cadeau d'anniversaire. De là va commencer une folle aventure.
Il est rare qu'une oeuvre cinématographique parvienne magnifiquement à mêler le polar avec le romantisme. "True Romance" fait partie de ces exceptions et malgré les opprobres subis par des critiques coincées ne tolérant pas son ultra-violence outrancière, ses nombreuses qualités l'ont rapidement hissé au rang de film culte. Tout semble incroyablement parfait dans "True Romance", à commencer par l'interprétation, sublime à souhait, portée par des acteurs au diapason (Christian Slater et Patricia Arquette sont terriblement attachants) qui campent pour la plupart une flopée de personnages hauts en couleurs (Dennis Hopper, Christopher Walken, Gary Oldman, Brad Pitt, Bronson Pinchot, etc.), tour à tour démentiels et truculents. Mais c'est surtout et évidemment cette romance entre Clarence et Alabama, une histoire d'amour pure, merveilleuse et véritable, qui charpente "True Romance". Bien sûr, l'intrigue nous réserve de temps à autre des séquences d'une violence rare, comme cette rencontre sanglante entre Clarence et le maquereau déjanté campé par Gary Oldman, ou alors, encore beaucoup plus dur, l'horrible tabassage d'Alabama par un psychopathe où la jeune femme se fait rouer de coups, puis défenestrée, avant de massacrer son agresseur au couteau suisse et au fusil à pompe (passage quasi insoutenable censuré dans de nombreux pays). Après une poignée de péripéties tantôt subtiles, tantôt excitantes, le final dépasse littéralement tout ce qu'on pouvait attendre de "True Romance"; le suspense est long et insupportable jusqu'à ce que l'ultime fusillade éclate, apocalyptique et sanguinaire comme jamais. En somme, nos deux héros de "True Romance" sont bel et bien des élements importants car, tout au long du film, ils nous ont apporté notre merveilleuse dose de Vraie Romance (le titre doit bien y figurer pour quelque chose, non ?) et il faut dire que ça fait sacrément du bien !
True Romance (1993)
envoyé par m0vietrailerpark






























