30 juin 2008
La chair et le sang
Réalisé par Paul Verhoeven
Avec Rutger Hauer, Jennifer Jason Leigh, Tom Burlinson
Plus...
Film espagnol, américain.
Genre : Aventure
Durée : 2h 6min.
Année de production : 1985
Titre original : Flesh+Blood
Au XVIème siècle, une bande de mercenaires, s'estimant lésés par un seigneur, enlèvent et violent la promise de son fils avant de semer la terreur dans son château.
Mené tambour battant par un Rutger Hauer sublime et sous l'égide d'un Saint Martin exhumé, ce Verhoeven au crépuscule de sa période européenne m'a passionné. Rarement un titre qui en dit apparemment aussi peu sur le scénario n'aura été plus approprié ! En effet il y a de la chair et... du sang. Ces deux thèmes sont en quelque sorte le fil rouge de l'histoire, on les retrouve déclinés différemment (tantôt appétissants, tantôt terrifiants). Tourné notamment au château de Loarre en Espagne il y a déjà une vingtaine d'années, il s'agit d'un film comme on n'en ferait plus maintenant. La liberté du réalisateur et sa maîtrise sont flagrantes puisque l'œuvre mélange gaîment aventure et érotisme (voire sexualité brutale). L'ambiance médiévale est bien rendue même si la prise de la ville par les mercenaires au début fait trop reconstitution. Les quelques minutes qui suivent la rencontre de Stephen (Tom Burlinson) avec sa promise dégagent une sérénité confondante, contrastant avec la barbarie des guerres qui font rage. Pas surprenant qu'Agnes (Jennifer Jason Leigh) fasse battre les cœurs de ces messieurs. Quelques scènes spectaculaires, du danger, une histoire d'amour forte et des héros charismatiques, voilà certes une recette habituelle mais pour un résultat au-dessus de la moyenne. Au plus on progresse dans l'intrigue au plus on a de mal à prendre totalement parti pour l'un des camps qui s'opposent car certains personnages gagnent en sympathie. La manière de conclure le métrage est en ce sens très intéressante. Projet ultra ambitieux, "La chair et le sang" est un petit chef d'œuvre sauvage et beau.
Las Vegas 21 (spécial : fête du cinéma !)
Date de sortie : 04 Juin 2008
Réalisé par Robert Luketic
Avec Jim Sturgess, Kate Bosworth, Laurence Fishburne
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h 2min.
Année de production : 2008
Titre original : 21
Distribué par Sony Pictures Releasing France

Ben Campbell, étudiant doué au prestigieux M.I.T., est contraint de
partager son temps entre ses études et petits boulots afin de pouvoir
payer ses frais de scolarité. Lorsqu'un groupe d'élèves aussi doués que
lui le repère, ils lui proposent de participer à un jeu bien plus
lucratif...
Tous les week-ends, cette petite bande de mathématiciens
hors pair se rend à Las Vegas pour jouer au blackjack sous de fausses
identités, avec des règles qui ne doivent plus rien au hasard. Guidés
par le professeur et génie des statistiques Micky Rosa, ils ont compris
comment prévoir les cartes et communiquer entre eux pour rafler de très
grosses mises.
Séduit par l'argent facile, la vie de rêve et Jill,
sa très belle équipière, Ben multiplie les défis. Les risques
augmentent pourtant rapidement avec les mises, et les cartes ne restent
pas longtemps son seul adversaire : il doit désormais se méfier de Cole
Williams, le plus terrifiant des hommes de main des casinos.

Alors qu’on attendait une sorte de "Ocean’s eleven" version teenagers, "Las Vegas 21" déçoit. La faute à un scénario basique (le gentil et naïf héros qui se laisse griser par l’argent mais qui va redevenir gentil... on a déjà trop vu cette histoire au cinéma !) et particulièrement prévisible (dans ses rebondissements comme dans son final), des personnages caricaturaux (le génie qui est forcément un geek avec des potes encore plus geeks que lui, le rival jaloux, le prof qui a forcément quelque chose à cacher...) et une mise en scène sans génie. Même le casting ne vient pas relever le tout avec son Jim Sturgess fade, sa Kate Bosworth qui n’a pas d’autre utilité que de faire jolie, sans oublier Kevin Spacey et Lawrence Fishburne qui viennent cachetonner. Reste un divertissement qui se laisse regarder sans déplaisir avec son Las Vegas glamour, son campus universitaire qu’on ne trouve qu’au USA et quelques scènes intéressantes (la vie parallèle menée par les héros qui passent d’étudiants ringards à joueurs flamboyants, les scènes sur l’importance des maths...). Vite vu, vite oublié.
Seuls Two (spécial : fête du cinéma !)
Date de sortie : 25 Juin 2008
Réalisé par Eric Judor, Ramzy Bedia
Avec Eric Judor, Ramzy Bedia, Benoît Magimel
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2007
Distribué par Warner Bros. France

Gervais, policier à Paris, maladroit et entêté, est la risée de son commissariat. Depuis des années, il file sans relâche, un esthète de la cambriole, drôle et narquois, Curtis qui, chaque fois, lui échappe et le ridiculise. Un beau matin, après une course poursuite manquée, Gervais se réveille dans une capitale vidée de tous ses habitants. Tous ? Pas tout à fait. Un second individu fonce dans les rues désertes au volant d'une Formule 1 : Curtis ! Voilà nos deux héros seuls au monde, peut-être l'occasion d'enterrer la hache de guerre et de profiter de la situation...Mais ce serait sans compter sur la droiture de Gervais et surtout sur son obstination. Pour lui, la place de Curtis est en prison et rien ne saurait le faire dévier de sa mission...

Après la déception, à la fois pour le public et pour eux, de l’adaptation ratée des DALTON, due en grande partie à l’incompétence de Philippe Haim, on a l’heureuse surprise de voir Eric et Ramzy dans SEULS TWO tels qu’ils sont : drôles, incisifs et multipliant les blagues à caractères racistes en mettant de côté le politiquement correct français qui considère comme un délit le fait de se moquer des arabes, des blacks, des juifs, des asiats, des gays, des handicapés… Eric et Ramzy, pour leur première réalisation, enchainent les gags comme des sketches, mais là où ils font fort, c’est que leur film se tient tant au niveau scénaristique que visuel. Ce n’est pas un enchainement de gags sans lien comme on aurait pu s’y attendre et comme c’est trop souvent le cas avec les comiques qui passent du one man show au septième art. On passe un agréablement moment où les éclats de rire se succèdent dès les premières images.
Speed Racer (spécial : fête du cinéma !)
Date de sortie : 18 Juin 2008
Réalisé par Andy Wachowski, Larry Wachowski
Avec Emile Hirsch, Christina Ricci, John Goodman
Film américain.
Genre : Action
Durée : 2h 7min.
Année de production : 2008
Film pour enfants à partir de 6 ans
Distribué par Warner Bros. France
Speed Racer est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide
qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque, il n'y a
connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer,
fauché en pleine gloire et dont il est aujourd'hui l'héritier.
Loyal
à la firme de son père, Pops Racer, concepteur de sa puissante Mach 5,
Speed a rejeté une alléchante proposition des Royalton Industries.
Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton, Speed
découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont
truquées par une poigné d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs
pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir
sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte
plus une seule course...
Pour sauver l'entreprise familiale et sa
carrière, Speed n'a d'autre issue que de battre Royalton à son propre
jeu. Soutenu par sa famille et sa fidèle compagne Trixie, le pilote
s'associe à un ancien rival, le mystérieux Racer X, pour remporter la
course mythique qui coûta la vie à son frère : le terrifiant rallye
"Crucible"...
On ne les voit pas énormément au cinéma, et pourtant les frères Wachowski ont un talent indéniable, ainsi qu'une grande communauté de fans, qui les suivraient, à coup sûr, partout. Et pour cause, ce sont les créateurs de la saga Matrix, qui entamait en 1999, une nouvelle ère du cinéma d'action et de science-fiction, révolutionnant aussi bien la réflexion que l'esthétique du 7ème art. Et s'ils se font rares, tout ce que ces cinéastes touchent de près ou de loin se transforment en or et même lorsqu'ils ne sont que scénaristes (souvenons-nous du brillant V pour Vendetta). Bien évidemment, leur retour derrière la caméra, après Matrix 3, était très attendu par beaucoup, mais également au tournant par les plus pessimistes. Une fois de plus, les Wachowski font preuve d'une inventivité et d'une ingéniosité rares au cinéma et signent avec Speed Racer, une œuvre unique. Enormément critiqué pour son aspect coloré, pourvu d'un effet trop factice ou pour son hystérie visuelle, on retrouve pourtant le digne savoir-faire des réalisateurs qui maîtrisent leur œuvre de bout en bout proposant une mise en scène dynamique, inspirée mais surtout réalisée en hommage au manga originel dont le film est adapté, permettant d’en mettre plein la vue au spectateur et l'immergeant très rapidement dans cet univers surréaliste à mi-chemin entre le jeux vidéo et les Fous du volant. Car il faut bien le rappeler, ce Speed Racer est adapté d'un manga relativement ancien et c'est à ce titre que les réalisateurs octroient à leur œuvre un côté très factice, tout ceci dans l'optique d'une fidélité à l'œuvre dont ils s'inspirent. Il y a un donc une véritable virtuosité visuelle dans ce film. Malheureusement cet artifice ne peut pas combler un scénario un peu convenu et bien plus mince que celui des Matrix avouons-le. Speed Racer s'avère donc bel et bien une claque cinématographique, même s'il n'apporte pas la révolution que la saga qui a rendu célèbres les cinéastes à la fin des années 90.
Speed Racer - Trailer VF
envoyé par mangadu57
29 juin 2008
Phénomènes (spécial : fête du cinéma !)
Date de sortie : 11 Juin 2008
Réalisé par M. Night Shyamalan
Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo
Film américain, indien.
Genre : Fantastique
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2008
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Titre original : The Happening
Distribué par Twentieth Century Fox France
Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n'y
a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des
centaines de gens meurent dans des circonstances étranges,
terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu'est-ce qui provoque ce
bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une
nouvelle forme d'attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné,
une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ?
Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l'air, par l'eau, ou
autrement ?
Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée
de Philadelphie, ce qui compte est d'abord d'échapper à ce phénomène
aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en
compagnie d'un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit
ans.
Très vite, il devient évident que personne n'est plus en
sécurité nulle part. Il n'y a aucun moyen d'échapper à ce tueur
invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre,
Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature
du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace
l'avenir même de l'espèce humaine...
La bande-annonce étonne, le nom de Shyamalan fait espérer un peu, mais au final les illusions s'estompent vite dès les premières minutes égrenées. Certes le ressort de l'intrigue, une fois qu'il est révélé, peut s'avérer prometteur car assez original (soit dit en passant tout ce qu'il y avait à savoir est su au bout d'une petite demi-heure) Cependant, cette intrigue est bien piètrement mise en valeur à cause d'une absence totale de relief. Pour combler le vide, on nous greffe ça et là des problèmes de couple, des rapports père/fille en veux-tu en voilà, ou bien encore quelques personnages qui peinent à s'extérioriser histoire de saupoudrer tout ça. Précisons, bien évidemment, que le tout n'a strictement aucune connexion avec l'intrigue principale, ce qui n'arrange rien à l'affaire. Enfin, quand ce patchwork usiné ne suffit pas à remplir l'heure et demi de spectacle, alors on nous rajoute des scènes de suicides, sensés susciter l'effroi et le malaise, mais qui ne provoquent malheureusement que l'apathie ou, pire, le rire chez certains. Eh oui ! Il est bien loin le temps du "Sixième sens", où M. Night Shyamalan nous faisait tenir en haleine après de deux heures durant ! Avec ce "Phénomènes", on se lasse au bout de dix minutes, et on s'ennuie ferme vingt minutes après. Reste l'apitoiement de voir quelques bonnes idées sombrer dans la grossièreté et le pathétisme le plus complet. Difficile à dire mais voilà un spectacle bien navrant qui n'exprime rien et qui ne suscite d'ailleurs pas plus en retour.
Phénomènes - Trailer VF
envoyé par Lesrenards
Diary of the Dead - Chronique des morts vivants (spécial : fête du cinéma !)
Date de sortie : 25 Juin 2008
Réalisé par George A. Romero
Avec Michelle Morgan, Shawn Roberts, Nick Alachiotis
Film américain.
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Diary of the Dead
Distribué par Bac Films
Des étudiants en cinéma tournent, dans une forêt, un film d'horreur
à petit budget, lorsque la nouvelle tombe au journal télévisé : partout
dans le pays, on signale des morts revenant à la vie.
Témoins de
massacres, de destructions et du chaos ambiant, ils choisissent alors
de braquer leurs caméras sur les zombies et les horreurs bien réelles
auxquels ils sont confrontés afin de laisser un témoignage de cette
nuit où tout a changé.
Grand amateur de films de zombies et notamment des premières réalisations de Romero (l'excellent Zombie et sa critique sociale tout en symboles), je me suis précipité dès la sortie de ce diary of the dead, sans même savoir de quoi il s'agissait. Première surprise : encore un film camera à l'épaule, c'est la saison avec [Rec] et Cloverfield. Deuxième surprise : le nombre de zombies. Ce sont les zombies "à la Romero" bêtes et lents ... ce qui fait donc leur force, c'est leur nombre (le symbolisme de la masse prolétaire contre l'élite sociale, le nombre fait la force). Pourquoi avoir alors choisi de mettre au maximum 3 zombies réunis dans 80% des scènes ? Aucun intérêt, aucun suspens, aucune tension, un zombie esseulé à moitié lobotomisé ne peut pas créer cela, même s'il est filmé en DV mode reportage "pour faire plus vrai". Il n'y a que 2 scènes avec un nombre plus élevé de zombies et elles ne durent que quelques minutes. Le film est donc d'un ennui inimaginable ! Surtout après avoir découvert la nouvelle génération des zombies à la 28 jours plus tard / [Rec] flippants même en solitaire car vifs et malins. Ultime surprise : la critique des médias et de la génération youtube. Ok Romero est un habitué des critiques sociales. Mais là c'est trop, il n'y va pas avec des pincettes ou des symboles subtils, on ne peut plus parler de ficelles pour faire passer le message mais de bonnes grosses cordes bien assommantes, ça en devient lourd et presque risible. [Spoiler : la réplique finale "shoot me" à prendre dans les 2 sens, c'était ce ton là qu'il fallait garder tout au long du film et pas une voix off pompeuse nous expliquant les méfaits des médias mensongers]. Au final un film ennuyeux et pseudo-intellectuel.
Diary of the Dead Trailer de la semaine
envoyé par troiscouleurs
La Nuit nous appartient
Date de sortie : 28 Novembre 2007
Réalisé par James Gray
Avec Joaquin Phœnix, Mark Wahlberg, Robert Duvall
Film américain.
Genre : Policier
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2007
Titre original : We Own the Night
Distribué par Wild Bunch Distribution
New York, fin des années 80. Bobby est le jeune patron d'une boite
de nuit branchée appartenant aux Russes. Avec l'explosion du trafic de
drogue, la mafia russe étend son influence sur le monde de la nuit.
Pour
continuer son ascension, Bobby doit cacher ses liens avec sa famille.
Seule sa petite amie, Amada est au courant : son frère, Joseph, et son
père, Burt, sont des membres éminents de la police new-yorkaise...
Chaque
jour, l'affrontement entre la mafia russe et la police est de plus en
plus violent, et face aux menaces qui pèsent contre sa famille Bobby va
devoir choisir son camp...
La barre était placée si haute au vu de ses deux précédents long-métrages que l'on craignait une déception quant au dernier opus de James Gray. Bien heureusement, Non ! "La Nuit nous appartient" sonne même comme l'aboutissement d'une œuvre de perfectionniste entièrement maîtrisée, vouée à la tragédie familiale déchirée entre mafia russe et police New-yorkaise. Entre la scène d'ouverture magnifiquement érotique, des séquences oppressantes à couper le souffle, une scène de poursuite automobile flamboyante au rythme des essui-glaces, notre admiration est forcée, les poils s'hérissent : ces scènes d'anthologie sont d'une perfection rare. Ainsi le cinéaste brasse t-il des thèmes comme la reconnaissance familiale (ici représentant la loyauté, l'ordre), en perpétuelle contradiction avec les libertés décadentes des fréquentations de Bobby, les difficultés filiales, l'amour, la vengeance morale, par l'intermédiaire de Joaquin Phœnix, perdu dans ses retranchements. Une interprétation donc sans fausses notes, une mise en scène intelligente et sobre, un suspense étouffant, une BO tantôt austère tantôt euphorisante, font de ce polar polar intensément dramatique une belle tragédie Shakespearienne qui apparaît d'ores et déjà comme un classique, plus proche d'un Copolla que d'un Scorsese, ce dernier réalisant des grandes fresques violentes exubérantes, loin de tout classicisme moral. A l'arrivée c'est une perle rare, un travail brillant qui mérite les acclamations nécessaires. Alors, on ne peut en vouloir à Gray de tourner peu car il frappe toujours très fort, mais espérons tout de même qu'il n'attendra pas sept ans pour nous offrir son prochain chef-d'œuvre!
La Nuit nous Appartient - Bande annonce (Français)
envoyé par wildbunch-distrib
Terminator
Date de sortie : 24 Avril 1985
Réalisé par James Cameron
Avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton
Film américain.
Genre : Science fiction, Thriller
Durée : 1h 48min.
Année de production : 1984
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : The Terminator

A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d'exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l'enfant à naître doit sauver l'humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre le robot, et aider la jeune femme...

"Terminator" est le père géniteur d'un nouveau genre qui fera date : l'action-fantastique. Ce film est tout simplement surréaliste tant les idées folles de son auteur défient la loi naturelle. En effet, seul un fou aurait eu l'idée de concevoir une telle folie cinématographique. Ici, l'être humain ne se bat pas contre un autre de ses semblables comme il en a souvent l'habitude. Non, ici, le commun des mortels se bat contre un être inhumain et "presque" immortel ! C'est en quelque sorte le combat entre David contre Goliath, et cela a donné lieu, il est vrai, à un spectacle riche en sensations fortes. Courses poursuites à vitesse maximum, fusillages sans retenue ni pitié, combats inimaginables et tout simplement titanesques, renversement puis retournement de situation, etc. Le rythme du film ne s'arrête jamais, ne s'essouffle jamais, et continue sempiternellement à tracer sa route, comme si l'ordinaire n'avait jamais existé. Car ici, effectivement, tout est d'extraordinaire. Le combat entre l'homme et la machine, entre l'être humain et l'être inhumain, entre le commun des mortels et l'immortel, tient toutes ses promesses. Pour la première fois au cinéma, l'homme a affaire à un être encore plus dangereux que lui, la machine. Et celle-ci n'est là que pour lui rappeler que l'être humain, sous son apparence humaine et de douceur, n'est en réalité qu'un être inhumain, un animal, une machine, comme elle en fait. Et qu'en haut de la chaîne alimentaire, l'homme n'est qu'une proie et le plus pathétique des prédateurs. La rencontre entre cette machine presque indestructible et l'homme, est en réalité le reflet de l'homme dans le miroir. Son reflet n'est que laideur, haine, insensibilité et meurtre. Comme la machine qu'il combat durant tout le film.
28 juin 2008
Evangelion : 1.0 You Are (Not) Alone
Réalisé par Hideaki Anno, Kazuya Tsurumaki
Avec Megumi Hayashibara
Film japonais.
Genre : Animation
Remake de la série télé, dans laquelle Shinji Ikari, jeune étudiant japonais, est amené à diriger un robot géant, seul espoir de l'humanité. Tout se complique pour Shinji lorsqu'il comprend que son père est à la tête de la NERV, la compagnie qui dirige la création de ces mystérieux robots humanoïdes...
Après Rocky, Rambo, John McLane et Indiana Jones, c’est au tour de
Shinji de sortir du placard. Hein qui ça ? Mais si, Shinji Ikari, la
tête à claques de la mythique série animée de 1995, Neon Genesis Evangelion.
Sauf qu’au lieu de se prendre douze ans dans la tronche, Shinji se fait
faire une seconde jeunesse avec le remake de la série sous forme de
quatre long-métrages de cinéma (le premier est sorti en septembre
dernier au Japon). Insatisfait de son œuvre originale, Hideaki Anno se
prend pour George Lucas et adapte ici la série avec les technologies
actuelles et “tel qu’il le souhait à l’époque”. Un projet mûri depuis
de longue date qui débuta par la création du nouveau studio Khara en
2006, histoire de se détacher pour Anno de l’influence de la Gainax et
obtenir un plein pouvoir artistique. Pourtant, l’équipe d’origine
subsiste (les réalisateurs Kazuya Tsurumaki et Masayuki comme les
différents seiyûs) avec en plus la participation de nouvelles têtes
comme Tomoki Kyoda au storyboard, un habitué des productions BONES,
passé depuis à la réalisation avec Eureka Seven.
Ce projet “Rebuild of Evangelion” a pour but de
refaire la série et d’actualiser l’œuvre originale (Anno était
insatisfait de certains passages) mais aussi de changer les deux fins
existantes : celle de la série (les déroutants épisodes 25 et 26) et
celle du film The End of Evangelion (1997).
Bien décider à mettre tout le monde d’accord cette fois (surtout les
fans de la première heure), Hideaki Anno consacrera ainsi le dernier
film pour une nouvelle fin, complètement inédite et, on l’espère, digne
du chef-d’œuvre qu’est Evangelion. Ainsi, ce premier
long-métrage reprend l’intrigue des six premiers épisodes avec
l’arrivée de Shinji à la NERV, son apprentissage très rapide aux
commandes de l’Eva-01, les retrouvailles particulièrement froides avec
son père, la rencontre avec Misato et surtout Rei… Bref, on replonge
dans l’univers passionnant d’Evangelion avec un
plaisir indéniable. Les connaisseurs de la série s’amuseront à comparer
les légères différences ou rajouts imposés par Anno. Si le visuel
général reste identique (chara design, etc.), l’intégration de CGI et
surtout d’une superbe animation donne clairement une deuxième vie à Evangelion.
En soit, Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone apparaît
comme une introduction idéale. Les bases sont désormais posées et
l’histoire va pouvoir prendre son envol. Attendez-vous à un second opus
bien plus dense et complexe et surtout émotionnellement fort. Quant à
la mise à jour technique, elle est appréciable dans le sens où la série
commençait à prendre un sérieux coup de vieux. Maintenant, Hideaki
Anno, avec un brin de prétention, annonce que sa tétralogie sera aussi
révolutionnaire que pouvait l’être la série à l’époque. On est en droit
d’en douter pour l’instant. Cependant, s’il pouvait juste conclure
admirablement sa saga, ce serait déjà franchement bien.
Evangelion 1.0 Fly me to the moon 2007mix
envoyé par shaolanli
27 juin 2008
Dans la peau de John Malkovich
Date de sortie : 08 Décembre 1999
Réalisé par Spike Jonze
Avec John Cusack, Cameron Diaz, Catherine Keener
Film américain.
Genre : Fantastique, Comédie
Durée : 1h 52min.
Année de production : 1999
Titre original : Being John Malkovich
Distribué par United International Pictures (UIP)

Craig Schwartz est marionnettiste de rue, mais ne parvient pas à vivre de son art. Lotte, son épouse, s'intéresse beaucoup plus à ses animaux qu'à lui. Devant leurs difficultes financières, le jeune homme trouve un emploi au septième étage du building de l'entreprise Lester. En classant des dossiers, Craig découvre une porte dérobée et l'emprunte. Celle-ci le conduit pour quinze minutes à l'intérieur de John Malkovich. Cette prodigieuse découverte va lui permettre de changer de vie.

























