17 mai 2008
Hard Boiled
| Scénariste : |
Miller (Frank)
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Darrow (Geof)
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| Delcourt (Web) | |||
| Neopolis | |||
| Science-Fiction | |||
| Comics | |||
| 2 | |||
| Série terminée | |||
| Novembre 1990 | |||
Carl Seltz est enquêteur d'assurance, il a une femme, deux enfants, trois hypothèques sur sa modeste maison en banlieue. Mais Carl fait des rêves d'une violence inimaginable, dans lesquels il
prend l'identité de Nixon, collecteur d'impôts, aux méthodes
particulièrement musclées...
Qui est il vraiment, il commence à ne plus le savoir lui même, il ne
sait plus si ses rêves sont imaginaire, ou tout simplement des
souvenirs...
Plus encore que dans ses autres albums, Miller se lâche. Hard Boiled
est en effet basé sur le principe de la castagne poussée à son maximum.
Une espèce de Stallone + Schwarzenegger + Bruce Willis + Steven Seagall
en bande dessinée… Comme dans "Bad Boy", on reste largement sur sa faim
quant au fin mot de l'histoire, dont on ne voit qu'une partie, les
raisons et motivations restant finalement très obscures. Puisqu'on vous
dit que c'est l'action qui prime !
Le dessin de Geoff Darrow est très détaillé. Très très détaillé. Une
foule d'objets, de figurants, de bâtiments encombrent la plupart des
pages. C'en est parfois trop, mais cela créée une ambiance assez
unique, futuriste et décalée à sa manière, de nombreux détails se
révélant originaux et importants pour ladite ambiance. Par contre dire
qu'il est beau est peut-être un peu exagéré; en tout cas
personnellement je ne l'aime pas plus que ça. Le dessinateur prend
l'espace qu'il pense avoir besoin sans gêne aucune, et cela donne des
doubles pages énormes représentant une seule scène, une seule action.
Le résultat est à la fois spectaculaires et un peu vide, puisqu'au
final le visuel donne l'impression d'avoir été parfois (souvent ?)
privilégié au contenu.
Dans tous les cas, "Hard Boiled" est assez unique en son genre. Du
grand n'importe quoi qui pète de partout, spectaculaire et tout. Alors
oui, ce n'est certainement pas le scénario ou même l'idée de l'année,
mais c'est tout de même bien efficace et plaisant (âmes sensibles
s'abstenir, c'est pas pour les chochottes).
Wolverine - l'Arme X
Windsor-Smith (Barry)
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Windsor-Smith (Barry)
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| Bethy | |||
| Comics culture | |||
| Science-Fiction | |||
| Comics | |||
| 1 | |||
| One shot | |||
| Juillet 1998 | |||
Un soir il est assailli par de mystérieux agresseurs, qui le
capturent comme s'il était une bête, afin de mener sur lui une bien
étrange expérience.Afin d'en faire
une arme parfaite, des scientifiques affiliés à de mystérieux services
secrets, vont couvrir ses os d'adamantium (le métal le plus dur de
l'univers Marvel) et lui implémenter trois griffes rétractables sur
ordre mental, du même métal, dans chaque avant bras. |
L'arme X est un évènement dans la carrière de Wolverine, même si l'on
apprend pas grand chose sur son passé, cette histoire révèle comment ce
mutant, à la limite de la bête sauvage se retrouve affublé d'un
squelette indestructible et de griffes mortelles, faisant de lui un
personnage meurtrier et quasiment invincible.
C'est aussi un évènement car c'est le célèbre Barry Smith qui se colle
à la réalisation de cette oeuvre. Smith est connu pour avoir réalisé
quelques unes des meilleures aventures de Conan entre autres.
Il faut savoir que Wolverine est apparu pour la première fois en 1974,
dans The Hulk 180 et 181, on ne savait pas encore si il possédait son
squelette d'adamantium, ni son pouvoir de guérison, il n'avait que ses
griffes et son courage pour affronter le monstre qu'est Hulk.
À l'époque c'est Roy Thomas qui demanda à Lein Wein de créer ce
personnage petit et agressif, contrastant avec Hulk, ayant pour nom
Wolverine. Par la suite Chris Claremont, en prenant le scénario de la
nouvelle équipe des X-men, donnera à Wolverine toute sa dimension en
révélant qu'il possédait un pouvoir de guérison et un squelette
d'adamantium. Plus tard, Frank Miller et Claremont donneront sa vraie
personnalité à Wolverine avec la mini-série Wolverine - Je suis Wolverine.
Ensuite tout est allé très vite, le personnage est devenu célèbre, a eu la gloire, l'argent, les femmes...
Il manquait néammoins, cette fameuse séquence ou Logan la sombre brute
devient l'arme X, cette séquence dont il parle si souvent en disant
qu'il ignore comment il a obtenu ses gadgets en adamantium.
C'est Barry Smith qui en 1992 illustre ce moment important de la carrière du griffu.
Et c'est magistral à tout point de vue, on y voit Logan nu, torturé,
atrocement mutilé, essayant de resister au sort horrible qui lui est
infligé. Ses tortionnaires le considérant comme un animal, ne se
préoccuperont jamais de la souffrance de Logan.
Logan est confronté à ses pires cauchemars, à une manipulation mentale
qui s'apparente à une lobotomie et tout le long du récit, il sera à la
limite de la folie la plus totale.
L'histoire est simple et sans concessions, c'est brutal et dur.
Au dessins, Barry Smith est un génie, il sait passer de la scène la
plus viscéralement gore au délire fantastique le plus total, sans que
cela ne soit génant.
Certains passages, quand Wolverine rêve pour s'évader de son calvaire,
sont une réussite totale du point de vue imaginaire, cela frise
l'onirisme.
Je ne briserai aucun mystère en disant qu'à la fin Logan parvient à
s'échapper, totalement amnésique, nu dans le grand froid, errant comme
une bête.
L'Arme X est donc une étape importante dans l'histoire de ce
personnage, à lire sans hésiter, même si il vaut mieux connaitre un
petit peu le personnage avant d'aborder cette oeuvre.
1602
Scénario : Gaiman, Neil
Dessin : Kubert, Andy
Couleurs : Isanove, Richard
Editeur : Panini Comics
Dépot Légal : 08/2007

En 1602, l’atmosphère est tendue dans l’entourage de la reine Elisabeth
d’Angleterre. Stephen Strange, le magicien de la souveraine, perçoit
d’étranges phénomènes sur la planète tandis qu’une rumeur parle de
jeunes gens dotés d'incroyables pouvoirs surhumains. De son côté, Sir
Nicholas Fury, espion au service de Sa Majesté, essaye de déjouer les
tentatives d’assassinat visant la reine. Une arme mystérieuse, ramenée
en Europe par les Templiers et qui pourrait être liée aux mystérieuses
tempêtes qui dévastent le monde, est convoitée par le comte Otto Von
Fatalis de Latvérie.

L’originalité de cette série se situe dans la transposition au XVIIe
siècle des personnages de l’univers Marvel (les X-men, les 4
fantastiques, Magneto, Prof. Xavier, Dr. Strange, Otto Von Fatalis,
Thor, Daredevil, Spider-Man, Nick Fury, etc.) au XVIIème siècle. Le
récit de Neil Gaiman se joue à une époque où l'Amérique est encore à
l'aube de sa construction et place des héros comme les X-men dans un
contexte historique peu exploité en comics, mais propice à une
inquisition contre le paranormal et toute forme de mutation.
Parsemant son ouvrage de références à l’univers Marvel, Neil Gaiman (Sandman)
articule tous les éléments de son histoire autour d’une intrigue bien
construite et efficace. Il faut dire que l’environnement riche en
conflits, complots et sortilèges se prête parfaitement au développement
de ce scénario prenant et riche en rebondissements. Au-delà d’une mise
en place judicieuse, l’auteur va cependant se lancer dans de longues
narrations explicatives, qui viennent quelque peu plomber le rythme de
cette aventure passionnante.
Graphiquement, le travail du duo Kubert-Isanove (Wolverine - Les origines)
est impeccable : dépaysement garanti dans une Renaissance tout à fait
crédible et mention spéciale pour le coloriste d’origine française,
Richard Isanove. Passant efficacement de décors de château à de
nombreux plans larges, la mise en scène est irréprochable.
Malgré une conclusion un peu lourde en explications, cette première
apparition des vedettes Marvel il y a plus de 400 ans vaut vraiment le
détour.







