Flickerama

Du cinéma, du cinéma, et d'autres trucs aussi (mais surtout du cinéma).

13 mai 2008

Et là, c'est le drame...

On pensait avoir tout vu au cinéma. Jusqu'au jour où on tombe sur ça :

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Un vrai film, avec des vrais têtes à claques dedans. Y'a de quoi se flinguer parfois...

Posté par bishop72230 à 17:09 - Delirium tremens - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En attendant le roi du monde - Olivier Maurin

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" C'est elle qui avait eu cette idée foireuse. Elle était d'origine portugaise et comme les choses n'allaient pas brillamment à Paris, elle avait pensé " rentrer au pays ". Cette conne m'avait transformé en immigré. " Elle, c'est Ana. Ses rêves : faire fortune au Portugal, rentrer dans dix ans. Lui, c'est Romain. Ses défauts : " trop français ", " pas assez citoyen du monde ". L'exil du couple à Lisbonne : un antiroman d'apprentissage où dominent la férocité des observations et l'humour des situations. L'une poursuit ses rêves, l'autre s'acoquine avec une bande d'illuminés - Lucien, grutier funambule ou Pépé, ancien colon d'Angola- qui hante la capitale portugaise de ses cuites mémorables. Il fut une époque où Romain et tous les autres auraient été marxistes révolutionnaires ; ils se contentent aujourd'hui de faire les idiots. Le temps d'une soirée d'excès en tous genres, il leur arrive aussi de voyager en esprit dans un ciel encombré où les anges croisent un hologramme de George Bush. Ce roman de la tradition revisitée sur un mode burlesque, parodique et parfois grinçant n'en questionne pas moins en profondeur notre moderne condition.

En attendant le roi du monde' est un premier roman qui surprend agréablement. Son écriture nouvelle, directe, drôle et désespérée cherche des réponses aux questions douloureuses que nous nous posons tous sur le sens, l'intérêt et l'utilité de nos vies. En attendant le roi du monde - version moderne d'un Dieu auquel on ne parvient plus à croire ? - qui nous sauverait de nos errances, Olivier Maulin nous entraîne dans les vies banales de Romain, Ana, Dulcé, Pépé, José, Cécile et Lucien.
Romain et Ana qui quittent un Paris triste et non avenant pour immigrer au Portugal, portés par l'idée secrète qu'ailleurs la vie sera plus douce. Dulcé, Portugaise déjantée, qui se sent exister dans les abandons de son corps aux plaisirs de la chair. Pépé qui attend la mort. Cécile, jeune cadre expatriée, qui ne supporte pas la solitude. Lucien, l'illuminé, le seul qui semble encore croire en quelque chose. Car au fond, voilà ce que l'on retient de ce roman : croire, à tout prix. Peu importe l'objet de nos croyances. Mais croire, pour oublier que nos vies sont insipides, que nous sommes si petits, si mortels, si inutiles, et pourtant si conscients d'être en vie. Mais ces idées-là n'apparaissent qu'en filigrane. Le livre n'est pas noir, ou alors drôlement noir. Il laisse un goût d'amertume et de lucidité dans l'âme. A lire aussi pour la fin sublime...

Posté par bishop72230 à 14:43 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Evil Dead III : l'armée des ténèbres (spécial : chez pribas, les prix sont bas)

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Date de sortie : 05 Janvier 1994

Réalisé par Sam Raimi

Avec Bruce Campbell, Embeth Davidtz, Marcus Gilbert   

Film américain.

Genre : Epouvante-horreur, Comédie, Fantastique

Durée : 1h 36min.

Année de production : 1993

Interdit aux moins de 12 ans

Titre original : Evil Dead III : Army of Darkness

Distribué par Metropolitan FilmExport

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Une tronçonneuse greffée au poignet, un fusil à canon scié dans l'autre main, Ash, le héros des Evil Dead, remonte le cours du temps jusqu'en 1300. Là, il lui faut mettre la main sur le Nécronomicon, grimoire à l'origine de ses malheurs. Sa quête se transforme vite en effarante croisade, qui le mène à affronter une armée de squelettes...

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Malgré tout le bonheur de retrouver le personnage de Ash surtout avec ce cliffhanger du deuxième épisode, je m'attendais à un film terrible, malheureusement, là première déception de la part de Sam Raimi. Le film est bon, très drôle et très réussi, mais il manque toutefois quelque chose pour me combler entièrement, je ne saurais dire ce que c'est mais il n'arrive pas à la cheville des deux précédents. Quelques scènes géniales pourtant comme cette référence au génie de Ray Harryhaussen avec le squelettes combattant, référence bien sur à cette scène mémorable de Jason et les argonautes. Malgré la déception , Evil Dead III reste supérieur en qualité à bon nombres de films réalisés par des tâcherons mais tout n'est pas à mettre sur le dos de ce bon Sam qui fut tourmenté par ses producteurs.

Posté par bishop72230 à 10:52 - films à voir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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