Wataru, jeune écolier de 11 ans, ne rêve que d'une vie tranquille
entouré de ses parents. Mais la réalité est toute autre : son père
quitte la famille, laissant sa mère dans un état de choc tel qu'elle
finit à l'hôpital. Wataru voit le monde s'écrouler autour de lui. Sa
rencontre avec Mitsuru, le nouveau de sa classe, va tout changer. Il
lui montre le chemin d'un monde magique où les souhaits deviennent
réalité pour ceux qui le méritent. En franchissant la porte qui mène
à Vision, Wataru va enfin pouvoir changer son destin ! Il embarque
alors dans une aventure fantastique, entouré de dragons, de chevaliers,
de sorciers et de bien étranges créatures. Armé d'une épée magique, il
part à la recherche des joyaux qui lui permettront de trouver la Déesse
de la Destinée, ultime étape de sa quête initiatique, et qui pourra
peut-être sauver sa mère et sa famille...
Un petit bijou de l'animation japonaise, sans atteindre la grandeur
du Maître Hayao Miyazaki, ce film demeure néanmoins plaisant à voir et
se laisse facilement regarder. Sur la base d'un scénario
d'héroic-fantasy tout ce qu'il y a de plus classique : le jeune héro
devant accomplir une quête aidé en cela par un panel de personnages
secondaires apportant leur lot d'humour (l'homme-lézard), d'émotion (la
fille-chat), et de bravoure (la chef des "highlanders") et devant faire
face à l'habituel lot de monstre géant, sorcier maléfique et horde de
démons. Cependant l'histoire fait preuve d'une certaine originalité
quand au thème du passage à l'âge adulte, à celui de faire face à ses
choix et et à ses responsabilités pour accomplir sa "quête".
Techniquement, le style graphique et l'animation sont très réussis, et
la musique est aussi très belle, accompagnant les images à merveille.
Le studio Gonzo, après un "Origine" assez moyen, démontre sa capacité à s'améliorer dans le long-métrage (d'ailleurs, il n'a plus rien à prouver au niveau des séries).
Deux jeunes amoureux se rendent dans la cabane du professeur
Knowby, qui a mystérieusement disparu après avoir eu en sa possession
quelques pages du livre des morts, redoutable grimoire disparu au XIVe
siècle.
Evil Dead 2 (sorte de remake du premier) est un monument cinématographique du gorelesque, un
plongeon dans le délire horrifique le plus complet. Aussi, qui dit film
culte, dit scènes cultes, et dans celui-ci on les compte en pagaille,
comme les multiples combats de Ash avec sa main diabolique, son pétage
de plomb dans le salon, ou les courses poursuites déjantées orchestrées
par la force indicible.
Bruce Campbell interprète à la perfection le rôle de Ash, l'anti-héros
parfait, le mec qui pète un peu une durite, accompagnant tout le film
de grimaces diverses et variées, toutes plus tordantes les unes que les
autres. Il est juste mythique dans ce film, uns des premiers de Sam
Raimi; Il n'y a rien à redire sur son jeu inoubliable, parfait
et efficace, qui d'ailleurs relève à lui seul le niveau affreux des
autres acteurs(on fait vite abstraction de cette bande de médiocres
devant le charisme époustouflant que dégage Bruce Campbell). On
remarquera aussi des plans de caméra originaux bien sympathiques et des
délires humoristiques de l'équipe du film tout le long de ce dernier.
En bref, Evil Dead 2 est un film qui a marqué une génération (pas la
mienne...) et un genre cinématographique, qui n'a pas pris une ride
malgré son âge avancé, qui mit au grand jour l'incroyable talent
d'acteur (enfin, c'est relatif) de Bruce Campbell et qui prédit la future célébrité de Sam
raimi dans le monde du cinéma.
Cinq jeunes vacanciers s'installent dans une baraque au cœur d'une
sinistre forêt. En descendant dans une cave lugubre, les deux garçons
de la bande découvrent un vieux magnétophone qui, une fois remis en
marche, émet une incantation magique. Laquelle réveille les forces du
mal, déclenchant ainsi une horreur sans nom...
Peu de gens peuvent se targuer d'avoir largement contribué à la
mise en place d'un genre nouveau. Sam Raimi, avec son "Evil Dead", pose
les bases du gore des années 80-90 en faisant intervenir des litres
d'hémoglobines et du grand-guignol tout en n'oubliant pas des moments
de pur suspense et des scènes totalement horrifiques et dégoûtantes.
Oui, "Evil Dead" a bel et bien révolutionné le film gore. Son héros
tout d'abord, Ash, interprété par un Bruce Campbell déjanté, est devenu
culte auprès des fanas de cinéma d'épouvante et pour cause puisqu'il
devra faire face à de terribles forces démoniaques qui vont transformer
ses amis en êtres monstrueux et difformes. Avec un budget réduit, Raimi
fait des merveilles et nous concocte un film maison particulièrement
répugnant avec giclées de sang et de pus à répétition et démembrements intempestifs et même si la fin ressemble plus à un amas de pâte à
modeler qu'à de sérieuses liquéfactions, "Evil Dead" réussi à garder
cet aspect réaliste qui fait sa force et qui lui permet, tout en étant
très second degré, de terroriser le spectateur du début à la fin.